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24 juin 2007
Zanetto vs. Paillasse, Flo, les golden strike, et moi...
Je dois vous avouer quelque chose. Jusqu'à hier je n'avais jamais mis les pieds à l'opéra. Mais par la chance la plus extraordinaire, il m'a été donné d'avoir pour connaissance, pour ne pas dire ami, un connaisseur, que dis-je un expert incollable en opéra. J'ai nommé Florent.
C'est donc accompagné de notre dandy nancéien que ma première entrée à l'Opéra national de Lorraine (au très bel édifice au demeurant) s'est faite. Au programme Zanetto de Pietro Mascagni et Paillasse de Ruggero Leoncavallo, et au parterre, s'il vous plaît.
Zanetto est un opéra en un acte dont l'histoire est celle de la rencontre entre Silvia la Florentine et Zanetto le poète itinérant, dont l'amour est impossible. Je dois dire que cet opéra, pour le premier que je vois, m'a un peu laissé sur ma faim. C'est une très bonne mise en bouche pour l'oeuvre suivante, je dirais. J'ai d'abord été étonné que le rôle de Zanetto soit confié à une femme. Mais si l'on passe outre cela, la voix de Silvia (Hiromi Omura) la dépasse largement, surtout si l'on tient compte des petits raclements de gorge auxquels se laissait aller Karine Deshayes (notre Zanetto).
Au début de Paillasse, donc, ma soif de découverte, que n'avais pas étanché la coupe de champ' de l'entracte à 5 euros 50, restait intacte. Et j'ai plutôt bien aimé. Est-ce simplement l'opéra en lui-même qui est très bien, ou est-ce que les chanteurs ont vraiment assuré. Je ne saurais trop m'avancer ; mon expérience en ce domaine n'est que trop fragmentaire. L'histoire de cette troupe de comédien, dans laquelle le couple phare se déchire suite à la tromperie de Nedda/Colombine (Lisa Daltirus), dont la voix entre parenthèse n'était rien d'autre qu'inaudible à certains moment, donne lieu à une mise en scène résolument moderne (peut-être trop d'ailleurs, quand on voit les portables, valises et autres costumes contemporains flirter avec l'office des vêpres...). J'ai beaucoup apprécié la voix de Canio/Paillasse (interprété par Hugh Smith Storey), malgré son jeu peut-être un peu trop théâtral (Il faut dire que j'étais déjà influencé par une version de Pavarotti que m'avais déjà fait découvrir Florent). Par contre j'ai beaucoup aimé la manière dont s'est faite la mise en abyme dans le final, avec un public qui fait face au public, et le jeu tragico-comique de Taddeo et Arlequin (lequel est relativement mignon d'ailleurs).
C'est donc plutôt dans un état d'esprit favorable que je suis sorti de l'opéra. Par contre je n'aurais jamais du suivre mon dandy qui hante les nuits nancéiennes. Le Varadero est un endroit fort sympathique au demeurant, fort fréquenté également (et fort bien, ce qui est un plaisir pour les yeux). Et ses petits shots à 1 euros 50 qu'on ne sent pas passer, à tel point qu'au bout du ... énième (j'ai arrété de les compter après le 1er mdr) je me suis retrouvé dans un sale état. En sortant du Varadero, donc, où les shots sont descendus sans que je m'en aperçoive (très kitsch les Golden Strike, avec les paillettes d'or 22 carats au fond du verre, et très très alcoolisés aussi), j'ai senti ma tête vaciller et c'est ainsi que pour la première fois de ma vie je me suis fait refouler à l'entrée de la Place. Heureusement pour moi, j'ai réussi à éviter l'amende pour stationnement sans payer, je suis arrivé avant le flic samedi matin...
10:15 Publié dans actu, Blog, Critique, Culture, Loisirs, Musique | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : opéra, zanetto, paillasse
















Commentaires
Gooolden striiiike !!!
En stéréo hein mon ptit raph !!
"booooonsoir" !
Ecrit par : jean | 24 juin 2007
Oser faire ca sans moi !!!!!!
Je ne ferai pas de commentaire puisque je connais pas Zanetto, mais j'aime bien les paillettes d'or (enfin, surtout, ce dans koi elles sont...) !!!!!!
T'as intérêt de me prévenir la prochaine fois, sinon je romps !!!! ptdr
allez a+
Vince
Ecrit par : Vincent | 24 juin 2007
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