21 novembre 2007

Nancy 2 : une deuxième semaine de blocage ?

L'Assemblée générale soi-disant démocratique des étudiants de Nancy 2 hier a reconduit le blocage jusqu'à jeudi midi où un nouveau vote aura lieu. Gageons que les discussions seront animées. Pour ma part j'aimerais vous faire part du message du président de l'université quant au blocage et à la loi LRU :

"Suite aux actions et mouvements dans les universités françaises, je suis particulièrement attentif aux interrogations soulevées par les assemblées générales dans notre université. Elles traduisent des inquiétudes et des oppositions à certaines conséquences de la mise en œuvre de la loi LRU du 10 août 2007.

Je suis également sensible à l’inquiétude des étudiants et des personnels quant aux conséquences préjudiciables d’une suspension ou d’un arrêt des cours dans l’établissement.


Le constat est partagé par les universités françaises concernant les maux dont souffrent nos établissements. Il s'agit à la fois du manque de moyens, d'une organisation rigide et contraignante et d'une inégalité de fait entre les établissements. Sur la base de ces constats, le besoin d'une loi de portée générale pour l'enseignement supérieur et la recherche était évident. Une telle loi était souhaitée par tous. La loi LRU est sans doute imparfaite et a été votée dans la précipitation mais elle présente le mérite de s’appliquer à toutes les universités sans exception et de donner des moyens matériels et organisationnels à toutes les universités.

En qualité de Président, je suis le garant de valeurs et principes fondamentaux que sont : notre mission de service public, l'engagement de l’Etat, le développement de la recherche fondamentale, l'accès de tous aux connaissances, l'ouverture sur l’environnement et le monde, le fonctionnement démocratique et l'université comme lieu de citoyenneté.

Il existe des divergences d’interprétation quant à certaines conséquences de la mise en œuvre de la loi LRU. Il est faux d’affirmer qu’elle organise explicitement le désengagement de l’Etat, la privatisation des universités, la précarisation des statuts des personnels ou encore la déréglementation des diplômes. Si un tel risque existait, j'ai confiance dans la solidité des institutions et de la communauté universitaire pour éviter tout glissement.

La loi LRU donne plus de responsabilités et de libertés aux universités dans la gestion et l’organisation de leurs moyens, moyens qui devraient être accrus. Je suis totalement convaincu que les conséquences d'une non application de la loi ou d'une application partielle à certains établissements, sur la base du volontariat par exemple, seraient catastrophiques, en particulier pour Nancy 2.

Enfin, Nancy 2 a engagé une démarche de mise en conformité de ses statuts avec les dispositions de la loi LRU suivant des modalités de concertation avec les trois conseils, CS, CEVU et CA, institués en commissions de travail. Les commissions et l'équipe politique qui m'entoure ont constamment veillé au respect des valeurs fondamentales de l'université et de notre établissement dans ce travail.
"

François Le POULTIER

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