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17 mars 2008
Municipales 2008 : le constat d'une non-victoire généralisée
Nous voilà après les élections municipales de 2008, 10 mois après l'élection présidentielle qui a vu Nicolas Sarkozy succéder au (regretté) Jacques Chirac. Comme c'était de toute façon prévisible, la gauche a remporté une majorité de suffrages et de villes, dans ce qu'on pourrait appeler le "revers continuel de la médaille en chocolat" : après 10 mois, les électeurs ont compris que malgré ses promesses mirobolantes, Nicolas Sarkozy ne pourra pas faire les miracles escomptés, et qu'il se réserve pour lui même l'augmentation du pouvoir d'achat. Le discours n'a pas changé quant à la portée du vote : le vainqueur y voit une portée nationale, le vaincu se convainc tant bien que mal que cela reste des élections locales (la vérité se trouve certainement entre les deux...)
Pour le PS, il s'agissait ici de reprendre un peu de vigueur après les précédents échecs. Force est de constater que, là aussi, les résultats sont en decà de ce qui était attendu. Mais on ne peut pas faire du neuf avec du vieux. On ne peut pas se refaire une santé lors même qu'on n'a changé ni sa stratégie désastreuse, ni son mode de fonctionnement, ni même les vieux éléphants qui monopolisent la couverture médiatique.
Pour le Mouvement Démocrate, le but était de consolider une base d'élus, dont le parti manquait alors cruellement. Objectifs non-atteints ! Soit que la stratégie était mauvaise au niveau national, soit que les candidats locaux n'étaient pas convaincants. Peu de maires oranges donc. Même François Bayrou n'a pas réussi à conquérir la mairie de Pau.
Vis à vis de notre mouvement, le dénis des deux grands partis est toujours de mise. Cependant que le PS et l'UMP ont profité des voix MoDem au 2ème tour, ils n'en dénoncent pas moins le manque de cohérence des "oranges", en fait, chacun aimerait avoir le gateau en entier pour lui tout seul... Mais le temps n'est plus au simple duel droite/gauche. Le Centre doit prendre l'importance qui lui est due.
Le MoDem n'est pas un refus de la droite et de la gauche, ce n'est pas un non-choix comme on se plait à le dire à l'UMP ou au PS. Je ne suis pas niniste. J'ai des convictions. Celle que la gouvernance d'un pays doit prévaloir sur l'affrontement stérile de partis qui s'échangent le pouvoir par tranches de 5 ans en évitant de surtout réformer leurs idées, leur organisation et leurs représentants. Celle que personne ne peut avoir de solution toutes faites sortie d'une poche comme le lapin d'un magicien, mais que le dialogue honnête et sincère peut amener à des solutions nouvelles et à des consensus. Celle qu'on peut travailler tous ensemble, en bonne intelligence, sans se soucier d'une étiquette qui ne veut, au fond, pas dire grand chose.
Certes le Mouvement Démocrate est loin d'être parfait. Son organisation, sa stratégie, ses idées et ses fondements même peuvent être remis en question et discutés, mais il a le mérite d'exister, de s'être fait le porte-parole d'une frange entière de la population qui s'est mis, en avril 2007, à croire à nouveau en la politique, en les politiques, parce que François Bayrou portait alors un message d'espoir, d'avenir et la promesse d'une France à l'échelle de l'individu. La personnalité du fondateur est depuis très décriée. Peut-on dire que c'est injustifié...?
Presque un an après sa création, force est de constater que dans sa fome actuelle, le Mouvement Démocrate n'est pas capable de devenir la force politique majeure qu'il s'était promis de devenir. Les citoyens n'arrivent pas à cerner son action. Il faut, selon moi, le réformer (déjà !). Ne pas attendre à l'instar du PS qui s'enlise. Trouver les solutions qui feront des démocrates des gens dignes d'attirer l'attention du plus grand nombre, de convaincre les autres partis et les électeurs qu'il faut compter sur lui et qu'il est capable de gérer notre pays.
Je n'ai pas de solution miracle : je pense que la démocratie interne est loin d'être parfaite, on l'a vu lors des investitures. L'autre problème majeur est que le mouvement ne repose que sur un seul homme et que très peu d'autres grandes personnalités se distinguent. Il nous faut cesser de courir à tout-va après les fonctions électives : la cohérence doit être respectée, et les gens ne comprennent pas pourquoi, à la faveur d'un second tour, certain candidats se fourvoient avec leurs adversaires tant critiqués... Notre crédibilité se jouera aussi dans la manière dont les quelques élus de ce mandat qui s'annonce occuperont leurs fonctions.
02:44 Publié dans actu, Blog, Coup de Gueule, François Bayrou, Moi, mon autre et puis les autres, Mouvement Démocrate, politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : municipales 2008, modem, bayrou, mouvement démocrate, ps, ump, droite
















Commentaires
Bonsoir Raphael,
Il faut effectivement que nous tournions la page et que nous nous mettions au boulot car nous avons du pain sur la planche, nous allons devoir nous mobiliser pour expliquer ce que certains nomment "fourvoiements" ou "attitudes opportunistes ", car ce n'est en fait qu'une attitude qui révèle la volonté du MoDem de construire au delà des clivage.
J'ai la conviction que notre Mouvement sera ce que ses adhérents voudrons bien en faire, c'est d'ailleurs bien le message de F.Bayrou.
Et félicitation pour pour ton élection...
Ecrit par : J.Charles | 17 mars 2008
Félicitations camarade pour ton élection ! C'est le début de quelque chose, la fin d 'une autre ?
Rendez-vous dans quelques années !
Bises
Ecrit par : Anthony | 01 avril 2008
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