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19 avril 2008

De profundis solitudinis meae

Je sors du petit trou de souris où je me terre depuis quelques jours pour rédiger ce mémoire qui n'en finit pas (les étudiants en bac +4 et plus me comprendront) pour vous donner d'abord quelques nouvelles : je vais bien !!! (lol)

D'autre part, cela m'a laissé un peu le temps de réfléchir "à froid" sur la conférence de presse de François Bayrou, dont je vous avais simplement donné le texte. Il était nécessaire que le président du mouvement démocrate dise clairement ce qu'il avait à dire. C'est-à-dire qu'il dénonce les manoeuvres complétement ubuesques et insensées auxquelles se livre un président de la République, qui devrait plutôt se pencher sur les problèmes sociaux du moment, notamment ce qui touche au "pouvoir d'achat" (le terme à la mode) : baisse des allocations familiales, suppression de la carte famille nombreuse.

Ainsi donc le manifeste de Cornillet, le départ de Arthuis n'étaient pas si spontanés que ça : qui en doutait franchement ?  tout le monde le savait plus ou moins, non ?

François Bayrou a promis une clarification de la situation avec les assemblées des 26 avril et 14 mai (réunion des élus et conseil national). Nous verrons ce qu'il adviendra. Bien qu'ayant reçu une invitation, je ne pourrai malheureusement me rendre à la maison de la chimie le 26 avril, mais je suivrai de près ce qui s'y dira. Nous ne devons pas rester les bras croisés en attendant de nous faire tirer dessus aux boulets rouges de la démagogie et du débauchage intempestif. M. Sarkozy devrait savoir que nous ne monnaierons pas nos idées et nos positions pour de simples postes ou portefeuilles. Quand je dis "nous", je parle des démocrates, des vrais centristes, qui ont en point de mire, autre chose que leur candidature aux prochaines échéances et autres joyeusetés du genre.

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