22 juin 2009

Quelques considérations sur le Congrès de Versailles

Je ne ferai ici que quelques brèves remarques sur le sujet :

 

1° Le lieu : réunir le Congrès à Versailles, haut lieu de la Monarchie absolue, pour que la représentation nationale écoute le président parler n'est pas une bonne chose. Cela convenait beaucoup mieux à la IIIe République qu'au régime moderne et rénové que veut nous proposer M. Sarkozy.

 

2° Les institutions et les conditions : le président de la République occulte désormais complètement le Premier ministre ; il gouverne à sa place. Je ne trouve donc pas choquant qu'il s'exprime devant les parlementaires. Pour autant il faudrait ajouter quelques garde-fou supplémentaires. le chef de l'exécutif qui s'exprime devant le "corps législatif", cela ne pose-t-il pas un problème de séparation des pouvoirs ? D'autre part si le chef de l'Etat veut gouverner, il doit admettre le débat et la contradiction (n'osons même pas parler de responsabilité devant les assemblées, ce qui semble complètement débile pour un homme élus au suffrage universel) ; or actuellement il n'assiste pas au débat qui suit, cela revient donc à faire lire le fameux message auquel il était tenu auparavant... On voit donc bien que le grammage et le soupesage auquel s'étaient astreints les pères de la 5ème République ont été déséquilibrés et demandent un réquilibrage ou un total changement d'esprit.

 

3° Le fond de l'intervention : je n'ai pas eu le temps de m'y pencher sérieusement. On parle d'un véritable discours de politique générale. Etait-ce bien utile de continuer ici le débat sur la burqa, je ne le sais pas. Bien sûr n'oublions pas quelques effets d'annonce dont j'ignore s'ils seront efficaces ou non, tel le lancement d'un grand emprunt (le MoDem en proposait un au niveau européen depuis longtemps). Ce discours aurait pu se faire dans d'autres circonstances à mon avis, mais bon... qu'y pouvons-nous...?

Commentaires

Entièrement d'accord avec ton analyse de ce congrès, 400 000 € pour ne rien dire de plus que les interventions télés, si ce n'est encore un peu plus d'enfumage...
Par exemple cet emprunt national qui me semble être l'annonce majeure, c'est une ineptie, car elle vient se substituer aux baisses de rentrées fiscales.
A qui profite la dette aujourd'hui, si ce n'est à ces mêmes individus, qui protéger par le bouclier fiscal ont des capitaux conséquents à placer, et ce sont bien les mêmes qui se régaleront avec cet emprunt national,sans doute mieux rémunéré que les obligations et autres bons du trésor qui tapissent leur fond de leurs portefeuilles d'actions.
Cet homme est entrain de dépecer notre pays au profit de ses amis. Nous assistons clairement à un véritable pillage.

Ecrit par : J.Charles | 23 juin 2009

Plus pragmatique : à quoi a servi l'intervention du président de la République devant le Parlement réuni en Congrès ?

Réponse : à rien... Si, moi je serais venu pour le buffet.

Ecrit par : Maxims | 24 juin 2009

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