27 septembre 2009

Le calme d'Aurichapelle

DSCN2369.JPGQuand la bruit assourdissant de la ville devient insupportable et que l'omniprésence des immeubles, des rues rectilignes se fait trop immédiate, une chose unique s'impose : fuir !! Fuir et reprendre le chemin du pays natal et rural où le calme et la verdure nous abstraient des soucis oppressants.

S'il est un endroit où le temps semble s'être arrêté, c'est bien dans cette partie des bois qui surplombent Deycimont. On y accède par un petit chemin de terre descendant en pente douce vers le fond d'une petite vallée. Au bout de quelques centaines de mètres, le chemin se rétrécit pour ne plus être qu'un petit sentier. DSCN2379.JPGCe dernier aboutit à une roche de grès au pied de laquelle émerge une petite source qui formera le Durbion, petit affluent de la Moselle.

Depuis ce rocher d'Aurichapelle, bercé de légendes ancestrales que son étymologie confirme (Auri Capella : la Chapelle d'Or), et sur les premières centaines de mètres, le petit ruisseau ainsi constitué suis son cours incertain, entre les résineux, sur un épais lit de mousses vertes qui colonisent une large surface de part et d'autre du cours d'eau.

A la fin de l'été, cet endroit pratiquDSCN2390.JPGement désert me rappelle la description que fait Steinbeck de la rivière Salinas au début de son excellent livre Of mice and men (Des souris et des hommes) : "A quelques milles au sud de Soledad, la Salinas descend tout contre le flanc de la colline et coule, profonde et verte. L'eau est tiède aussi, car, avant d'aller dormir en un bassin étroit, elle a glissé, miroitante au soleil, sur les sables jaunes. D'un côté de la rivière, les versants dorés de la colline montent en s'incurvant jusqu'aux masses rocheuses des monts Gabilan, mais, du côté de la vallée, l'eau est bordée d'arbres : des saules, d'un vert jeune quand arrive le printemps, et dont les feuilles inférieures retiennent à leurs intersections les débris déposés par les crues de l'hiver ; des sycomores aussi, dont le feuillage et les branches marbrées s'allongent et forment voûte au dessus de l'eau dormante..."

Commentaires

A te lire, on croit y être et sentir la brise sur le visage, les odeurs de mousse et de résineux humides et ouïr le bruissement des eaux. Merci de cette bouffée d'oxygène, si nécessaire depuis la métropole meurthe-et-mosellane! :-)

Ecrit par : Jean-Paul | 27 septembre 2009

je me rappelle quand on y allait mais je serais bien incapable d'en retrouver le chemin :-( .......

Ecrit par : petite soeur | 28 septembre 2009

@ Petite soeur : en montant le haut du mont, tu prends à gauche ! tu montes jusqu'à l'endroit où il y avait la table de pique-nique, tu prends la 1ère à gauche, avant la route qui mène à la Haute-Verrière.

Ecrit par : raphael | 28 septembre 2009

Quelle jolie promenade! Et puis, cest un très beau Poême en prose.
Claude

Ecrit par : Claude | 29 septembre 2009

Ecrire un commentaire