21 juillet 2008
La Constitution révisée
Le Parlement de la République, réuni sous les ors absolutistes du château de Versailles, a adopté aujourd'hui la modification de la Constitution de 1958. Inspirée par le général de Gaulle et Michel Debré (père de l'actuel président du conseil constitutionnel)pour sortir de la crise algérienne, notre Constitution vient donc d'être révisée une 24ème fois cet après-midi.
François Hollande a dénoncé des dérives présidentialistes tandis que le député UMP Myard parle de"bidouillage des institutions". Parmi les mesures votées dans cette révision, notons la limitation du nombre de mandats présidentiels consécutifs à deux, la possibilité donnée au président de s'adresser au Parlement réuni en Congrès (comme aux USA) mais sans vote final (ce qui n'a donc aucun intérêt, si ce n'est de remettre en cause la séparation des pouvoirs), ou le retour ipso facto au siège de député des ministres débarqués du gouvernement (ce qui sera un moyen de pression fort utile pour le président de la république...). J'en passe... Notons quelques points positifs cependant comme l'institution d'un referendum d'initiative populaire (20% des députés et 10% des électeurs)...
ité des Français ne connaissent même pas le contenu du texte présenté, et je trouve cela très grave puisque, si cela ne les touche pas directement dans leur quotidien, c'est l'essence même de l'Etat qui est concerné, et à ce titre le gouvernement ou le président auraient dû mieux communiquer sur ce sujet. Le second regret, je le partage avec François Bayrou qui "était prêt à voter un texte s'il avait touché à l'essentiel". "On aurait dû mettre autour de la table les grands courants du pays en regardant ce que sont les problèmes fondamentaux, ces problèmes-là on n'y touche pas, et donc je ne voterais pas ce faux-semblant" a déclaré le président du Mouvement Démocrate.20:18 Publié dans actu, Coup de Gueule, politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
24 juin 2008
Un nouveau coup de semonce à l'assurance maladie
F. Van Roekeghem, qui dirige l'assurance maladie, appelle le gouvernement à un nouveau plan pour sauver le peu qui reste de notre couverture maladie. Ce plan comprendrait notamment la fin du remboursement à 100% des médicaments, notamment concernant les Affections de longue durée (selon les Echos). Ce plan pourrait permettre de réduire le déficit de près de 1.5 milliards d'euros en 2009, puis 2010 et de retrouver l'équilibre des comptes en 2011; Mais à quel prix ?
On va continuer à faire payer les revenus moyens, déjà fortement touchés par la baisse du pouvoir d'achat et l'augmentation du prix des énergies. Pendant ce temps là on paie plusieurs millions d'euros pour des spots télévisés auxquels personne ne croit, on accorde une aumône en guise d'augmentation du SMIC (va-t-on me faire croire qu'avec 5 ou 6 euros en plus par mois je vivrai mieux ?)...10:59 Publié dans actu, Coup de Gueule, Moi, mon autre et puis les autres, politique | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
28 mai 2008
Si le Sida c’est pour les PD, le MoDem ce n’est pas pour les enculés.
par Le Petit Grognard.
« Je ne me sens pas concerné par tout cela ». « On en a marre de tous ces appels au don ». « Aide-toi et le ciel t’aidera ». « Après tout si j’attrape le SIDA, c’est que je n’ai pas pris mes précautions ; alors j’assumerai ». « On devrait ne pas rembourser le traitement des séropos, la sécu ne peut pas supporter les écarts de vie ».
Vous avez plus ou moins entendus toutes ces conneries, ici ou là, prononcées par vos proches ou non. Rien de nouveau sous le soleil sauf si de tels propos ne sortaient pas de la bouche de modémistes.
Ayant remercié Raph d’avoir consacré un billet sur le sujet tout comme MIP MIP et Farid (comme quoi il ne raconte pas que des conneries J ), j’ai évoqué en commentaire de ce type de propos en concluant par un « bonjour l’esprit modem ».
Ce commentaire a fait réagir vivement un commentateur. Ce dernier n’apprécie pas une telle « leçon de morale » et le lien entre MoDem et don au Sidaction. Il évoque à juste titre d’autres solidarités. Par exemple, pour lui c’est le don du sang (au passage j’aimerais bien faire de même mais je n’en ai pas le droit). Il a souvent raison dans ce qu’il écrit sauf quand il croit que le SIDA concerne en priorité les homosexuels (je vous laisse lire le billet précédent et les réactions). Or, désormais on l’ignore souvent, mais ce n’est plus le cas. Tout le monde peut l’attraper à partir du moment où il a une vie sexuelle (donc c’est plus tard que 7 ans, mais ça va au-delà de 77 ans, enfin je vous le souhaite).
En fait je ne dis pas « t’es au MoDem, donne !». Bien sûr il y a une multitude de causes à défendre (un ami de Kag lui a reproché son billet sur le droit des animaux et Kag lui répond très bien). Bien sûr nos capacités sont limitées (personne au MoDem n’a la fortune de Zidane, Sharon Stone ou Bernard Arnault). On ne peut pas donner sur tous les fronts : animaux, handicap, maladie, détresse, catastrophe humanitaire, etc. Sur Paris, en France, en Europe, en Afrique ou dans le monde entier.
Mais de quel droit hiérarchiser les souffrances ? L’enjeu n’est pas de dire « fais-ci à la place de cela ». Mes actions se porte essentiellement sur le Sidaction. Non pas que je sois malade, mais d’imaginer des personnes seules mourant dans un hôpital me bouleverse. Avant je participais plutôt au Téléthon. En tout cas, je ne dirai jamais à celui qui veut sauver les arbres de Sibérie « je m’en fous ». Je dirai « désolé, mais je ne peux pas donner ».
Je ne parle qu’en mon nom bien sûr mais pour moi, le MoDem ; c’est une ouverture, c’est un consensus. Ce n’est pas droite contre gauche. Ce n’est pas l’exclusion d’autrui par principe. C’est l’épanouissement de l’Homme en général avec ses forces et ses faiblesses. Ce ne sont pas les discours-clichés «Robin des bois contre Prince Jean » que le PS et l’UMP nous sortent.
Ma « tatie » Alluvions ne me contredira pas, mais la souffrance de n’importe qui est une souffrance générale. Le débat n’est plus politique mais philosophique en fait. Je ne joue pas le Saint de service car comme tout le monde j’ai une fort part d’égoïsme. Mais bon sang, quand je vois quelqu’un pleurer, je vais tout de suite voir la personne. Que ce soit un canari, un gosse ou un peuple entier qui souffrent, il faut essayer de faire cesser cette douleur. Quand je vois un SDF, ne comptez pas sur moi pour lui filer des euros. En revanche, je vais souvent lui acheter un truc à bouffer (je n’ai eu que quelques « connards » en retour lancés par des ivrognes).
Un don, aussi minime soit-il est un don. Même un don d’un euro au Sidaction reste un don (car après tout si le Sidaction ne récolte « que » 5 millions d’euros, il y a pas mal de français qui ne veulent pas donner. Pourtant avec un euro chacun, faites le calcul…
Alors oui, il faut parler sans cesse du SIDA mais en plus en dehors de sa « saison », le Sidaction. Franchement quand je vois des « amis » sur Facebook ne pas avoir adhéré au groupe « Sidaction » après une invitation, je ne comprends pas.
En conclusion, si on peut ne pas vouloir répondre à un appel au don quel qu’il soit, ayons la bienséance de ne pas empêcher l’appel ou de ne pas décourager ceux qui le font. Ni le déni, ni le fatalisme ne servent l’Homme.
[Pardon pour la vulgarité du titre mais je savais que certains allaient reconnaître mon style et débarquer]
19:32 Publié dans actu, Blog, Coup de Gueule, Mouvement Démocrate, politique, Web | Lien permanent | Commentaires (18) | Envoyer cette note | Tags : petit grognard, sida, sidaction
14 mai 2008
Français ? Néerlandais ? les deux ...
La HALDE (haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l'égalité) vient d'être saisie par l'avocate de Frédéric Minvielle. Cet homme de 37 ans a été déchu de sa nationalité française après avoir contracté un mariage avec un homme aux Pays-Bas. Un accord entre les deux pays stipule que tout ressortissant d'un des deux pays qui prend la nationalité de l'autre perd automatiquement la première, sauf en cas de mariage; le mariage homosexuel n'étant pas reconnu en France, l'exception ne joue pas et M. Minvielle n'est officiellement plus français. L'avocate de ce dernier juge, à raison je pense, que son client est victime de discrimination à cause de son orientation sexuelle... une affaire à suivre...13:43 Publié dans actu, Blog, Coup de Gueule, Monde, politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : halde, pays-bas, minvielle
15 avril 2008
Conférence de presse de François Bayrou le 14 avril
Déclaration de François Bayrou (seul le prononcé fait foi) : "Mesdames, Messieurs, Je vous remercie d'avoir accepté cette rencontre. J'ai voulu vous dire quel est, à mes yeux, l'enjeu des semaines qui viennent pour le Mouvement démocrate et de la manoeuvre qui est engagée autour de lui. Depuis quelques jours, nous savons de manière certaine que des mouvements présentés comme internes, la mise en cause de la ligne d'indépendance de notre mouvement, n'avaient en réalité pas grand chose de spontané, qu'ils étaient dirigés et agités de l'extérieur, et pour parler clairement, de l'Elysée. Je veux vous dire ma réaction lorsque j'ai lu ces documents et les échos de presse nombreux qui les précédaient et qui, tous, allaient dans le même sens. Je me suis dit qu'on attendrait du président de la République, dans une telle période de crise financière, économique, sociale, d'éducation, qu'il s'occupe de l'essentiel pour le pays, et qu'il respecte tous ses concitoyens même s'ils ne sont pas d'accord avec lui.
Je me suis dit que l’intrigue, la déloyauté, le cynisme, ce n’était pas cela qu’on attendait des gouvernants en démocratie, surtout de ceux qui articulant une promesse illusoire, une de plus, affirmaient vouloir construire une « démocratie exemplaire ».
La manœuvre qui est préparée est d’une clarté biblique, pour ne pas dire d’une assez grande naïveté. Nous en connaissons désormais les tenants et les aboutissants.
Elle consiste primo : à « cibler » un certain nombre d’élus en leur promettant portefeuilles, galons et chamarrures, et à dresser ainsi les élus contre la volonté d’indépendance des militants.
Secundo : à essayer de déstabiliser le Mouvement démocrate en prétendant qu’on pourrait dans un illusoire retour en arrière faire revivre l’UDF d’antan, contre la décision solennelle de son congrès, en en faisant de nouveau l’allié inconditionnel du parti majoritaire.
Tertio : pour s’assurer de la manœuvre, que l’UDF serait attaquée dans son patrimoine, le patrimoine dont elle est dépositaire comme association, qui a été construit au fil du temps contre tous les assauts et toutes les menaces, sous ma présidence exclusivement, avec l’arrière-pensée que l’on puisse par le même moyen priver notre famille politique du financement public obtenu par ses candidats.
Quattro, enfin : que cette manœuvre conduirait à l’éclatement du Mouvement démocrate, à un pseudo « parti du centre » de plus, un satellite de plus autour de l’UMP, pour noyer la voix originale du Mouvement démocrate dans les sables mouvants d’un centre inféodé. Le but étant d’obtenir le plus grand nombre possible de faux centres de manière à faire croire qu’il n’en existe vraiment aucun…
Cette manœuvre s’accompagne, annonce -t-on ouvertement, d’un changement du mode de scrutin pour les élections régionales, destiné, croient-ils, à nous empêcher de trouver notre place dans cette élection.
Cet ensemble de manœuvres, je ne le laisserai pas se dérouler sans réagir.
Car il y va d’un immense enjeu, d’un enjeu bien plus important que l’existence d’un parti ou le combat d’un homme ou d’une équipe.
Le but de cette manœuvre, c’est qu’il n’y ait pas en France de centre indépendant, de courant démocrate pour offrir un choix nouveau à notre pays.
Le fond de cette manœuvre, c’est de mettre un terme définitif au pluralisme dans notre pays, en éliminant ceux qui lui résistent, et d’instaurer une fois pour toutes le bipartisme à l’américaine, deux partis et deux seuls, avec quelques satellites décoratifs pour sauver les apparences.
Si cette manœuvre réussissait, cela voudrait dire que les Français seraient à l’avenir condamnés à choisir à tous coups, entre l’UMP et le PS, l’UMP et ses satellites et le PS et ses satellites.
Il n’y aurait donc plus de recours pour tous ceux qui estiment qu’il peut arriver, et qu’il arrive souvent, que l’UMP et le PS se trompent tous les deux !...
Il n’y aurait plus de solution, plus d’espoir, pour tous ceux qui pensent, qui savent, qu’un grand pays moderne, avec sa complexité, dans les temps si bouleversants , si bouleversés que nous vivons, ne peut pas avoir, pour son avenir, le choix qu’entre deux options.
Cela n'existe d'ailleurs dans aucun pays du monde.
Le combat que nous allons conduire pour sauvegarder et garantir la pleine indépendance, l’autonomie de pensée et de choix du Mouvement démocrate, ce combat n’est pas seulement pour nous, c’est un combat pour le pluralisme en France.
De ce combat, j'en suis persuadé depuis longtemps, le jour où il aura été conduit à son terme, d’autres courants politiques profiteront et ce sera un bien.
Et c’est d’autant plus important, cette défense du pluralisme, au moment de l’histoire où nous sommes, au moment où le projet qui fut porté par Nicolas Sarkozy révèle se révèle, dans son erreur de jugement, et souvent dans sa mystification.
Tout montre, je le dis avec gravité, que la France va dans le mur, avec une dégradation parallèle et accélérée de la situation économique, financière et sociale.
Un certain nombre des fondamentaux qu'a choisis Nicolas Sarkozy sont préoccupants pour notre pays.
Je veux en citer quatre exemples, de désaccords profonds :
Nous sommes en désaccord depuis le premier jour avec la politique qui a été choisie pour les finances publiques de notre pays, qui a consisté à laisser croire follement, pendant des mois, que l’équilibre se retrouverait par la distribution d’argent facile, en particulier par des avantages fiscaux pour ceux qui étaient déjà les plus favorisés. Cette politique de légèreté, en peu de mois, a conduit à un déficit de dix milliards d’euros supérieur au déficit de l’année précédente. Cette politique « keynésienne », ou pseudo-keynésienne, qui est, disons-le en passant, traditionnellement, la politique même du parti socialiste, va déboucher sur un accident économique et budgétaire sans précédent car il n’y a plus de marge de manœuvre, et il n'y a plus de soupape d'échappement.
Nous sommes en désaccord avec les fausses promesses et nous craignons la crise sociale qu’une telle déception peut entraîner. On a promis, pendant la campagne présidentielle, à des Français qui l'ont cru, tout et le contraire de tout : on a promis l’augmentation du pouvoir d’achat ; on a promis qu’on rendrait aux Français 68 Milliards d’euros ; on a promis le Revenu de solidarité active pour les plus pauvres ; on a promis des droits sociaux supplémentaires ; on a promis que l’éducation serait la priorité de la nation. Aucune de ces promesses n’a été respectée et aucune ne le sera car leur addition était en soi intenable, comme je l'ai dit pendant la campagne présidentielle. Leur addition était intenable étant donné la situation du pays. Mais on a appliqué la vieille loi qu’on enseignait dans les Hauts-de-Seine : « les promesses n’engagent que ceux qui les reçoivent ». Cet abus de promesses a nourri le risque d’une crise sociale, la pauvreté gagnant, et les classes qu’on appelait hier moyennes étant de plus en plus exposées, aussi bien aux franchises, qu’à l’augmentation des produits de première nécessité comme le gaz, ou à un appel général aux mutuelles. Je ne sais pas quelle forme peut prendre cette crise sociale, mais à l’état endémique, cette crise sociale est le fond de l’humeur de notre pays.
Nous sommes en désaccord avec ce que Nicolas Sarkozy a choisi de faire de la fonction présidentielle. Et nous avons une tout autre idée de ce que doit être le président de la République. Pour nous, le président de la République, c’est l’homme de la nation et non pas l’homme d’un parti ou d’un clan. Il est pour nous incompatible avec l’idée de la fonction d’imaginer que le président de la République puisse, au vu et au su de tout le monde, présider au comité qui organise la majorité. Cela veut dire qu’il est le représentant de ses partisans, et non pas le représentant du pays tout entier. Or dans les mois et les années qui viennent, plus que jamais, le pays a besoin d’un président qui soit au-dessus des intérêts et des contingences des partis. Car les problèmes qui viennent ,menacent la nation tout entière, dans sa substance, dans son tissu social, dans son unité.
C’est la fonction symbolique du président de la République qui est en jeu. Je sais bien que nous sommes dans un temps où certains croient que « symbolique » signifie « de peu d’importance ». Le ministre de la Défense a récemment déclaré ainsi que vraiment le retour de la France dans le commandement intégré de l’OTAN « était une affaire purement symbolique ». Or les peuples et les hommes, et tous les temps sont là pour le confirmer, n’ont cessé d’éprouver que le symbolique était au contraire essentiel, au sens le plus lourd du terme.
C’est pourquoi , quatrième sujet de préoccupations urgent, nous nous battrons de toutes nos forces pour persuader notre pays et l’ensemble des décideurs que cette décision de faire rentrer la France dans la structure intégrée de l’OTAN est une faute pour notre pays. C’est la perte d’un atout, symbolique et donc décisif, pour son identité, pour sa voix singulière dans le monde et en Europe. Depuis des décennies, et particulièrement durant ces dernières années, un équilibre avait été trouvé qui répondait au double intérêt de notre pays : nous étions des partenaires dans l’alliance atlantique, capables de participer chaque fois que nous l’estimions juste et nécessaire, comme on l'a vu lors de la première guerre du golfe, come on l'a vu dans les Balkans, comme on l'a vu en Afghanistan. Mais nous affirmions en même temps notre singularité, notre capacité de dire non, haut et fort, haut et clair, et le monde entier le savait, le monde entier en tout cas l’a vérifié au moment du « non » retentissant que la France de Jacques Chirac a opposé à la décision américaine d’envahir l’Irak. C’est un abandon historique qui est en train de se préparer ici et le fait que cet abandon soit, en effet, symbolique, s’entendra dans le monde entier et chacun prendra acte de ce que la France est redevenue pays comme les autres.
Et c’est grave pour le destin de l’Europe. Les choses étant aujourd’hui ce qu’elles sont, c’est l’indépendance de la France qui garantissait l’authenticité de l'indépendance de l’Europe. Différents, nous étions la quille du bateau. Rentrés dans le rang, le bateau n’aura plus de quille : nous n’aurons plus les moyens de nous opposer au conformisme de l’alignement. Il a été surabondamment montré, ces dernières années, que les alliés les plus proches, les plus anciens des Etats-Unis, les plus intimes, et Tony Blair au premier rang, n’avaient aucune capacité d’influer dans les moments cruciaux sur les décisions de la première puissance du monde. L’Europe n’a pas , pour nous, à solliciter la permission d’exister. C’est le contraire. La volonté d’exister s’affirme, mais ne se sollicite pas.
Il est donc d’importance nationale que les Français, quand ils auront constaté l’échec inéluctable de la majorité, ne soient pas contraints, obligés de se livrer au Parti socialiste comme il est aujourd’hui, et dont un certain nombre d’orientations méconnaissent et risquent d’aggraver la réalité du pays.
En tout cas, il est d’importance nationale que le moment venu, les Français aient le choix. Qu’ils se voient offrir un choix réel entre des voies de recours différentes.
Il est d’importance nationale autrement dit, qu’une alternative démocratique soit construite et présentée aux Français.
La France, dans sa démocratie, dans sa gestion, dans ses priorités, dans sa vie sociale, économique, dans sa vie internationale a besoin d’un autre projet .
Mais ce projet ne pourra être défini, porté et défendu que par un mouvement politique assuré de lui-même, décidé à résister aux menaces et aux tentations, où les élus sont en phase avec les adhérents et les militants, et où les militants eux-mêmes sont cohérents.
C’est pourquoi je conduirai sans faiblir la contre-attaque contre ces manoeuvres. Si c’est d’un combat qu’il s’agit, ce combat, nous allons le mener.
J’ai décidé d’en appeler aux adhérents, aux militants et aux sympathisants du Mouvement démocrate. C’est l’heure de la grande clarification pour échapper aux tentatives de déstabilisation et pour construire un mouvement cohérent.
Je le dis aux adhérents qui ont fait le Mouvement démocrate : c’est maintenant à vous de vous exprimer. C’est votre détermination qui fera tranquillement échec à toutes les manœuvres, d’où qu’elles viennent. Je vous appelle à exprimer votre conviction, à prendre à votre tour les choses en main.
Je vais donc soumettre au suffrage des adhérents, dans une consultation à laquelle chacun sera associé, un texte d’orientation qui ne laissera aucune place à l’ambiguïté. Et j’invite tout dirigeant qui ne serait pas d’accord avec la ligne d’indépendance que je défends à soumettre sa propre motion aux adhérents. Alors nous compterons les soutiens. C’est maintenant, devant nos adhérents et militants que tout débat doit être conduit et tranché.
Cette clarification devra être accomplie avant l’été pour que cessent les manœuvres de déstabilisation. Le 26 avril devant ceux qui ont porté nos couleurs aux élections municipales, le 14 mai devant notre conseil national, nous fixerons les conditions de cette consultation en même temps que le calendrier et les conditions de l’élection de nos instances locales.
Pour moi, les choses sont claires : je n’accepterai plus ni manœuvres internes, ni déstabilisation externe, ni le bazar. C’est vers nos adhérents que je me tourne. Il faut leur exposer clairement et nous le ferons, les données de la situation. Et il faut leur faire confiance pour trancher, pour fixer une fois pour toutes le cap et les règles, et donc le destin, de notre mouvement."
09:39 Publié dans actu, Blog, Coup de Gueule, François Bayrou, Mouvement Démocrate, politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
11 avril 2008
Dessin politique n°314
08:18 Publié dans actu, Blog, Coup de Gueule, Monde, politique, Sport, Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
09 avril 2008
Déboires tragiques d'une flamme olympique
Que dire du parcours ubuesque de la flamme olympique à travers le monde ? C'en est pathétique. Dans les grandes capitales européennes, et spécialement à Paris, malgré les tentatives d'éteindre la flamme, ce n'est pas l'attitude des manifestants qui me gène. Après tout, pourquoi se priver d'exprimer ses idées lors de ce genre d'occasion...
Je pense aux autorités, notamment chinoises. A Paris, les hommes en bleu et blanc du comité olympique chinois semblaient être les maîtres à bord ; décidant sans grande raison, d'éteindre eux même la flamme et de poursuivre le trajet en bus, d'annuler des relais qui auraient très bien pu se passer dans le calme, et l'étape même de l'hôtel de ville de Paris. Tout aussi gênante est l'attitude de la police française qui, contrairement aux bobbies londoniens, ne s'est pas contentée de repousser les assauts des manifestants, mais d'aller au devant d'eux et de leur arracher leurs drapeaux tibétains, lors même qu'ils n'avaient aucune animosité ni aggressivité. Que dire du caméraman aggressé et frappé par des policiers alors qu'il ne faisait que son travail ? J'espère que Mme Alliot-Marie fera tirer au clair toute cette histoire (je ne me fais pas d'illusion...).
En tout cas on peut s'accorder sur le fait que c'est un énorm gâchis, de ce qui devait constituer une fête du sport et de l'esprit olympique. Désormais le CIO fera peut-être plus attention à qui il donne les JO.
10:01 Publié dans actu, Blog, Coup de Gueule, Jeux, Monde, politique, Sport | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : jo, pékin, chine, flamme, parcours, san francisco, paris
05 avril 2008
L'aventure MoDem doit-elle s'arrêter ? 2 : Arthuis quitte le navire
PARIS (Reuters) - Le sénateur centriste de la Mayenne Jean Arthuis a décidé de quitter le Mouvement démocrate, un parti devenu selon lui "inaudible", et veut faire revivre l'UDF.
"Je quitte le MoDem. Je n'y ai plus ma place. Et la plupart des sénateurs du groupe pensent comme moi", déclare le président de la commission des Finances du Sénat dans une interview à paraître dans le Journal du Dimanche du 6 avril. Jean Arthuis explique que ses relations avec François Bayrou, le président du MoDem, sont "au point mort" et qu'"on ne gouverne pas un parti comme une secte".
L'ancien ministre des Finances n'entend pas pour autant rejoindre le Nouveau Centre, pas plus que l'UMP, et veut faire renaître l'UDF, son "parti historique". "Je suis centriste, viscéralement attaché à l'existence d'un centre indépendant en mesure de nouer des alliances dans la clarté", affirme-t-il.
"Je veux faire revivre l'UDF, et je ne suis pas le seul", conclut Jean Arthuis...
23:15 Publié dans actu, Blog, Coup de Gueule, François Bayrou, Mouvement Démocrate, politique | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : arthuis, cornillet, udf, modem, mouvement démocrate, bayrou
04 avril 2008
Le comble du bling-bling : la montre à 300 000 dollars... qui ne donne pas l'heure
BÂLE (Reuters) - L'horlogerie haut de gamme est bien placée pour échapper à un possible ralentissement de la consommation car elle cible les clients aisés, de plus en plus soucieux de faire étalage de montres extravagantes.
Il y a peu, la montre "Day&Night" de l'horloger suisse Romain Jerome - qui indique seulement le jour et la nuit, sans donner l'heure - s'est vendue comme des petits pains au prix de 300.000 dollars l'unité.
"Lorsque vous demandez aux gens quel est le luxe ultime, 80% répondent 'le temps'. Selon d'autres études, 67% ne regardent pas leur montre pour dire quelle heure il est", explique à Reuters Yvan Arpa, patron de Romain Jerome, à l'occasion du Baselworld, le plus important salon annuel de l'horlogerie et de la bijouterie.
"Pourquoi achetez-vous des montres de prix? Pour avoir un trophée. Une montre de neuf dollars donne aussi bien l'heure qu'une montre de 500.000 dollars, de sorte que c'est vraiment un trophée qu'ils achètent".
La "Day&Night" utilise le mouvement Tourbillon - un système complexe inventé pour contrer les effets de la gravité de la Terre qui affectait l'exactitude des montres - ce qui fascine les amateurs de beaux objets.
NOUVEAUX MARCHÉS
La société Romain Jerome, fondée à Genève en 2004, propose aussi, pour un prix pouvant atteindre 500.000 dollars, une montre "Titanic DNA", fabriquée à partir d'acier et de charbon provenant du Titanic. Les amateurs doivent toutefois se montrer patients car le délai entre la commande et la livraison est de deux ans et demi.
"Si vous faites quelque chose de différent, qui est intéressant, cela paie", constate Yvan Arpa.
L'horlogerie de luxe table aussi sur les marchés d'Asie et du Proche-Orient pour compenser le ralentissement aux Etats-Unis. "Le premier trimestre de cette année a été très bon - après une tendance similaire l'an dernier, et l'an dernier a été une année record pour l'horlogerie et plus généralement pour les grandes entreprises du luxe", note Philippe Mougenot, président du département bijouterie et horlogerie de Chanel. Les spécialistes du luxe attendent de voir l'évolution de la consommation dans les prochains mois aux Etats-Unis.
"Mais la grande différence maintenant par rapport à il y a dix ans, c'est que nous avons de nouveaux marchés qui n'existaient pas à l'époque", se félicite Philippe Mougenot. Chanel a particulièrement bien vendu ses produits haut de gamme d'horlogerie et de bijouterie. L'une de ses pièces les plus coûteuses est la montre "J12 18 place Vendôme", qui coûte 550.000 euros (864.000 dollars).
Emmanuel Raffner, patron de La Montre Hermes, horloger suisse qui fait partie du groupe Hermes International, se réjouit lui aussi de ses ventes. Selon lui, pendant une crise, les clients ne cessent pas d'acheter, mais ils réfléchissent davantage à ce qu'ils achètent.
Source : yahoo info
21:49 Publié dans actu, Blog, Coup de Gueule, Moi, mon autre et puis les autres, Shopping | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
03 avril 2008
L'aventure MoDem doit-elle s'arrêter ?
L'aventure MoDem doit-elle s'arrêter ? N'est-elle pas qu'une utopie savamment orchestrée ? Faut-il faire renaître l'UDF de ses cendres ?
Ces questions, ce n'est pas moi qui les pose. C'est, en substance, le contenu d'un texte du député européen Thierry Cornillet, que j'ai reçu sur ma boîte e-mail il y a quelques jours (je suppose ne pas être le seul dans ce cas). Ce Manifeste pour un vrai centre (Manifeste pour un vrai Centre.doc ) dresse un constat de la situation du MoDem après une brève histoire de l'UDF et propose, pour remédier à tout cela, plusieurs pistes.
Je dois reconnaître que le constat est loin d'être irréaliste. Plusieurs vagues successives de départ ont considérablement affaibli le courant que nous représentons. Rappelons qu'au sommet de sa gloire, l'UDF comptait 215 députés (1993) : aujourd'hui ils sont 3. Détrompons-nous cependant, sur la nature de ces derniers départs, que M. Cornillet attribue à une phrase de François Bayrou quant au choix de son vote au 2nd tour : je pense que les fuyards étaient majoritairement des élus(locaux ou non), qui pensaient surtout à leur réélection en 2007 ou 2008. Cette phrase ne devait pas être bien méchante puisqu'elle n'a pas découragé les 60 000 adhérents de la mi-2007, bien que d'aucuns nous aient déjà quittés (voir à ce sujet une note de Christophe Ginisty). L'électorat Bayrou (6,82 millions) a largement dépassé "l'électorat nucléaire de l'UDF", contrairement à ce qu'en pense le député européen ; si cette proportion ne s'est pas retrouvée lors des élections législatives, il faut y voir plusieurs raisons : l'abstention importante, et le vote "utile" (les électeurs issus de la droite ont donné crédit au nouveau président pour lui permettre de gouverner tandis que les sociaux-démocrates se sont repliés sur leur vote traditionnel par crainte que l'UDF ne retourne au ratelier de l'UMP).
En ce qui concerne les dernières municipales, il paraît clair que la stratégie à "merdoyé" (Grozbulles). Peut-on cependant affirmer qu'une stratégie nationale eût été plus "payante" : rien ne permet de le confirmer, d'autant que l'on sait très bien que localement, les affinités politiques varient considérablement. Des accords nationaux préalables, ou une indépendance dans toutes les communes auraient toutefois été plus lisibles et crédibles. C'est une leçon à méditer pour les échéances à venir.
Un dernier constat avant d'en venir aux solutions : le handicap, si l'on peut dire, du MoDem au niveau national, est qu'il repose sur l'unique personnalité de François Bayrou. Rien ne semble exister, aux yeux des médias en tout cas, hors du béarnais. Quand Bayrou va, tout va ! Mais si Bayrou est en difficulté, c'est la crédibilité même du mouvement entier qui s'en ressent. Que faire ?
En tout cas, il paraît bien utopique de vouloir ressusciter feue l'UDF de la léthargie dans laquelle on l'a plongée. Certes l'UDF avait des élus (cela semble turlupiner M. Cornillet de manière continue, il faut dire que les élections européennes sont en 2009 ;-)), certes c'était un parti historique du paysage politique français, mais jusqu'en 2006 il était loin d'être aussi indépendant et libre que le MoDem.
Le Manifeste dont il s'agit prône un retour à la lucidité (c'est-à-dire aux "alliances", de préférence "avec l'UMP", un "partenariat actif avec le gouvernement "- encore faut-il que ce dernier l'accepte et accepte l'indépendance de notre paroles), ou plutôt, dirais-je, aux tendances d'autrefois... Il propose également la renaissance de l'UDF, "socle du centre" "assassiné à Villepinte".
Je ne retiendrai de constructif que l'ouverture, par un "collège à determiner", de discussions avec les autres formations qui se disent centristes (PRV, PRG, NC, AD) afin de "rassembler ce qui est épars" pour former une Fédération du Centre...
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Dernière minute :
Voyez ce qu'en pensent MIP, KaG, Sébastien Pereira, Jean-Luc Gayraud
14:08 Publié dans actu, Blog, Coup de Gueule, François Bayrou, Moi, mon autre et puis les autres, Mouvement Démocrate, politique | Lien permanent | Commentaires (15) | Envoyer cette note | Tags : udf, modem, mouvement démocrate, françois bayrou, thierry cornillet
















