27 juin 2008

My life...

opidboviolles.jpgComme chaque année, au début de l'été, revoici le temps des fouilles archéologiques. Les archéologues ressortent leurs pelles, truelles et autres balayettes pour de nouvelles (...) découvertes passionnantes (ou pas).  Il est donc temps pour moi de songer à préparer mon sac pour trois semaines. Comme l'an passé, je rejoins en effet l'équipe de Thierry  à l'oppidum de Boviolles (55) : au programme, fouille du rempart en murus gallicus et camping à Saint-Amand-sur-Ornain.

Pour ceux qui ne le savent pas encore, outre mes études d'histoire de l'art, je m'adonne aussi au plaisir de l'archéologie (spécialité pour laquelle je commence d'ailleurs à préparer le concours de conservateur du patrimoine...) depuis quelques années. J'ai notamment eu le plaisir de fouiller à Marsal, chez l'ami Vincent, avec Laurent Olivier et depuis l'an dernier sur le site de l'antique Nasium et son oppidum gaulois (Naix-aux-Forges ; Boviolles ; Saint-Amand-sur-Ornain). Les recherches y sont conduites par Thierry Dechezleprêtre, jusqu'à récemment conservateur au musée lorrain, et désormais archéologue départemental des Vosges, lequel a poursuivi des recherches sur de nombreuses oppida de la vallée de la Seine.

Me voici donc parti (presque), du 1er au 19 juillet, avec quand même un petit répit vosgien le week-end. Mais que mes amis JDem se rassurent, j'ai tout prévu pour le vote qui élira le président et le bureau national ;-). A mon retour j'espère être en mesure de vous relater nos exploits et de présenter quelques photos de ce séjour meusien. Vous excuserez le silence que ce blog observera pendant cette période.

A bon entendeur, salut !  

 

21 juin 2008

La pompe de Charles III : une expo à voir

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Aujourd'hui, début de l'été, commence une exposition commémorative : celle du 4ème centenaire de la mort du duc de Lorraine Charles III, ce grand duc qui régna de 1545 à 1608 et est à l'origine de la ville neuve de Nancy.

Dans le cadre de ces commémorations, les 48 gravures de Brentel d'après de la Ruelle, et représentant le convoi funèbre exceptionnel qui eut lieu en son temps, forment le point d'orgued'une exposition au couvent des Cordeliers , dans ce lieu même où les restes des princes de la famille de Lorraine sont inhumés. Très intéressant pour qui s'intéresse peu ou prou à l'histoire de la Lorraine et aux heures fastueuses de la Nancy ducale. Hier un concert fort apprécié a eu lieu, celle de la messe d'Helfer, dont on a longtemps voulu faire croire qu'elle fut jouée en 1608, lors même que son créateur naissait à peine, accompagné d'une lecture de l'oraison funèbre (bien réelle) du duc par Gilles Laporte.

12 juin 2008

Henry Madin (1698-1748), un musicien lorrain au service de Louis XV

La vie et l'oeuvre d'Henry Madin, prêtre-musicien originaire de Verdun et sous-maître de la Musique de la Chapelle Royale de Louis XV, n'ont guère retenu l'intérêt des interprètes et des chercheurs. A ce jour, aucune étude systématique de l'héritage musical et théorique de cet artiste n'a été entreprise. Pourtant, dans son Parnasse françois, Evrard Titon du Tillet jugeait favorablement Madin, voyant en lui l'"un des meilleurs Compositeursde ce siècle pour les Motets".  Pierre-Louis d'Aquin de Châteaulion, lui, se contenta de rapporter que Madin "réussisait souvent et sa musique plaisait fort à la Cour".

A lire ces jugements favorables, une monographie s'imposait. une première partie s'attache à esquisser la carrière d'Henry Madin à la lumière de nouvelles sources et à le replacer dans son époque. La seconde propose une étude critique de l'oeuvre théorique et musicale, organisant peu ou prou les chapitres selon la chronologie imposée par les ouvrages imprimés. Des pièces justificatives et un catalogue exhaustif de l'oeuvre viennent enrichir cette étude.

 

Jean-Paul C. Montagnier, agrégé de l'Université, titulaire de deux premiers prix du Conservatoire national supérieur de musique de Paris, Doctor of Philosophy in Musicology de Duke University (Durham, USA), est professeur de musicologie à l'Université de Nancy, Adjunct Professor  à McGill University (Canada) et chercheur à l'Institut de recherche sur le Patrimoine Musical en France (IRPMF-CNRS-BnF); Il est l'auteur de nombreux ouvrages, éditions critiques et articles sur la musique baroque française.

Jean-Paul Montagnier, Henry Madin (1698-1748). Un musicien Lorrain au service de Louis XV. Langres, Éditions Dominique Guéniot, 2008.

09 juin 2008

PPDA s'en va

ppda.jpgJ'ai appris que notre PPDA national ne serait plus le présentateur vedette du 20h de TF1 à la rentrée prochaine. C'est bizarre à dire, mais j'ai l'impression qu'il a toujours présenté le journal télévisé  (en fait depuis 1987, mais je ne m'en souviens pas). Il fait, en quelque sorte, partie du paysage audiovisuel et beaucoup de jeunes, 12ppda_b.jpgcomme moi, se souvienne de lui lors des grands événements politiques des dernières années (guerre du Golfe...).  Alors qu'il avait annoncé sa volonté de partir en 2012, il sera remplacé par Laurence Ferrari, l'ex-doublure de Claire Chazal dès cette année. 

18 mai 2008

Nuit des musées

   
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Hier avait lieu la 4ème édition de la nuit des musées, événement culturel qui, avec les journées du patrimoine, permet au grand public de découvrir le patrimoine (en l'occurence muséal) de sa région. Ayant réussi à me soustraire à la réquisition de rigueur au musée lorrain, j'ai eu tout loisir, après la visite éclair de la veille conditionnée par les conditions inhérentes à toute inauguration, de parcourir de nouveau les salles du musée des Beaux-Arts de Nancy, dont la façade principale donne sur la non moins célèbre place Stanislas.
    Chose exceptionnelle, ce n'est ni une, ni deux, mais bel et bien trois expositions temporaires qu'il nous était donné de découvrir en plus des collections temporaires. Je retrouve à chaque fois le plaisir d'admirer les oeuvres de Monet, Duchamp, Girardet, Boucher. Quant aux expositions temporaires quelques remarques.
    Celle consacrée au prodigieux Victor Prouvé, un des chefs de file de l'Ecole de Nancy, est fort bien faite. Réalisée en partenariat avec le musée lorrain et le musée de l'Ecole de Nancy, ce volet est bien sûr consacrée majoritairement à l'oeuvre peint et sculpté de l'artiste. On peut y voir ses carnets de croquis et on se plaît à imaginer le crayon se promener rapidement et avec dextérité sur les petites pages blanches, guidé par la main experte du "peintre de la joie de vivre". Sont également exposés des oeuvres somme toute classiques, à l'image des nombreux portraits d'amis, de collègues ou de membres de la famille : on découvre avec bonheur le buste délicat et juvénile d'un petit Jean Prouvé sculpté par l'oeil attendri de son père. J'aimerais enfin souligné la présence d'oeuvres magistrales : outre le modèle d'une caryatide 1617634869.jpgmonumentale qui ornait autrefois la bijouterie des magasins réunis (bombardés en 14-18), on s'extasie devant deux toiles imposantes dont le cadre même est une merveille d'ébénisterie (Vallin) : La joie de vivre, dont un détail est repris dans l'affiche des expositions et l'île heureuse.
    L'exposition Curieux d'estampes, si elle ne parvient pas vraiment à sortir de l'ordinaire dans son agencement, présente quelqus superbes gravures d'artistes connues comme Vignon; Un sacre de Louis XIV par Lepautre, ou des vues du tombeau de Richelieu par Simmonneau ont particulièrement retenu l'attention  de l'historien d'art que je suis. Remarquons aussi les petites figures de Boutemie pour un calendrier qui ne sont pas sans rappeler les séries de Jacques Callot.
    L'exposition de l'artiste contemporain Kermarrec jouxte la seconde au deuxième étage de musée. J'avoue qu'elle ma laissé assez indifférent même s'il faut reconnaître l'effort de création consenti par l'artiste.
    Ce fut donc une bien belle soirée que cette excursion nocturne au musée des Beaux-Arts. Vous pouvez admirer les trois expos sur Victor Prouvé jusqu'au 21 septembre dans les trois grands musées nancéiens; lesdeux autres se terminent demain, 19 mai, alors pressez-vous si vous voulez absolument les voir !  
 

07 avril 2008

About me...

J'en arrive à l'âge (...) où il faut commencer à se demander ce qu'on va bien pouvoir faire de sa vie. J'entends par là trouver un travail pour gagner sa vie, mais pas un petit job temporaire, je parle d'un vrai travail avec un vrai salaire fixe et des horaires fixes, etc.

Bien que je sois loin (?) d'avoir terminé mes études (ou du moins, loin du terme que je me suis fixé...) je me suis décidé à passer un concours dans la fonction publique... (encore un fainéant en plus, me direz-vous). Je viens de remplir le dossier d'inscription pour le concours de conservateur du patrimoine.

Devenir conservateur quand on est démocrate, on peut y voir une contradiction, me dis-je, mais après tout, qui n'en a pas ?  

Je ne sais pas très bien si je suis près pour tout cela, mais je me dis que celui qui ne tente rien n'a rien. On m'a dit que j'avais un niveau correct (merci Thierry pour ces encouragements), de plus je commence à acquérir une petite expérience de terrain : ce sera donc à la spécialité archéologie que je vais m'attaquer, sans grande illusion, mais avec toute la motivation (pour le moment) possible. Il va seulement falloir que je me remette à parler Allemand, alors que je ne l'ai plus pratiqué depuis le bac...

Je me souhaite bon courage... 

01 avril 2008

La véritable origine du poisson d'avril...

1952783844.jpgCette tradition trouverait son origine en France, en 1564. Jusqu'alors, l'année aurait commencé au 1er avril, mais le roi de France Charles IX décida, par l'édit de Roussillon, que l'année débuterait désormais le 1er janvier, marque du rallongement des journées, au lieu de fin mars, arrivée du printemps. [...] La légende veut que plusieurs de ses sujets se rebiffèrent à l'idée qu'on leur chamboulât le calendrier, et ils continuèrent à célébrer les environs du 1er avril. Pour se payer gentiment leur tête, des congénères profitèrent de l'occasion pour leur remettre de faux cadeaux et leur jouer des tours pendables... [suite de l'article wikipédia...]

23 mars 2008

"Si tu t'en vas"

   J'aimerais vous faire découvrir un petit extrait du recueil Tous les jours intitulé "Si tu t'en vas".
 
 
    Si tu t’en vas – et tu t’en vas – dans le soir hivernal qui s’avance, que feras-tu ? Tu traîneras parmi les rues, tu éprouveras ta liberté au contact des murs rectilignes. Tes pas rendus pénibles, non par la neige épaisse, mais par tes pensées sans espoir, deviendront plus lents, jusqu’à s’arrêter complètement. Tu te diras perdu.
    Si tu t’en vas – ne t’en vas pas ! – tu te diras : « Le mépris est pire que la haine, l’abandon pire que tout. » Tu ne te trouveras plus de raison à vivre, et tu te laisseras mourir.
    Si tu t’en vas – tu n’es déjà plus là – dans le soir hivernal qui s’avance, que ferons-nous, que regretter de te laisser partir ? Ta silhouette sombre se confond avec le ciel nocturne.
    Tu es parti, tu as quitté la maison vide où, chaque soir, on ne trouvait que toi.

06 mars 2008

Le bateau ivre

2016772798.jpg Il est des oeuvres poétiques intemporelles. Des textes magnifiques qui, même des années après avoir été écrits, gardent la même intensité et la même force. J'ai envie de vous faire partager ces poèmes qui me touchent et que je considère comme parmi les plus belles oeuvres de la littérature. Mais je ne vais pas commencer par quelques chose de bien ordinaire. Pour la note d'aujourd'hui, voici le plus beau poème de Rimbaud, le bateau ivre, qui fut à la pointe de la modernité poétique à la fin du XIX° siècle. 
Prenez le temps de le lire, et appréciez-le :  
 
Comme je descendais des Fleuves impassibles,
Je ne me sentis plus guidé par les haleurs :
Des Peaux-Rouges criards les avaient pris pour cibles,
Les ayant cloués nus aux poteaux de couleurs.

J’étais insoucieux de tous les équipages,
Porteur de blés flamands ou de cotons anglais.
Quand avec mes haleurs ont fini ces tapages,
Les Fleuves m’ont laissé descendre où je voulais.

Dans les clapotements furieux des marées,
Moi, l’autre hiver, plus sourd que les cerveaux d’enfants,
Je courus ! Et les Péninsules démarrées
N’ont pas subi tohu-bohus plus triomphants.

La tempête a béni mes éveils maritimes.
Plus léger qu’un bouchon j’ai dansé sur les flots
Qu’on appelle rouleurs éternels de victimes,
Dix nuits, sans regretter l’œil niais des falots !

Plus douce qu’aux enfants la chair des pommes sures,
L’eau verte pénétra ma coque de sapin
Et des taches de vins bleus et des vomissures
Me lava, dispersant gouvernail et grappin.

Et, dès lors, je me suis baigné dans le Poème
De la Mer, infusé d’astres, et lactescent,
Dévorant les azurs verts ; où, flottaison blême
Et ravie, un noyé pensif parfois descend ;

Où, teignant tout à coup les bleuités, délires
Et rythmes lents sous les rutilements du jour,
Plus fortes que l’alcool, plus vastes que nos lyres,
Fermentent les rousseurs amères de l’amour !

Je sais les cieux crevant en éclairs, et les trombes
Et les ressacs, et les courants : je sais le soir,
L’Aube exaltée ainsi qu’un peuple de colombes,
Et j’ai vu quelquefois ce que l’homme a cru voir !

J’ai vu le soleil bas, taché d’horreurs mystiques,
Illuminant de longs figements violets,
Pareils à des acteurs de drames très antiques
Les flots roulant au loin leurs frissons de volets !

J’ai rêvé la nuit verte aux neiges éblouies,
Baisers montant aux yeux des mers avec lenteurs,
La circulation des sèves inouïes,
Et l’éveil jaune et bleu des phosphores chanteurs !

J’ai suivi, des mois pleins, pareille aux vacheries
Hystériques, la houle à l’assaut des récifs,
Sans songer que les pieds lumineux des Maries
Pussent forcer le mufle aux Océans poussifs !

J’ai heurté, savez-vous, d’incroyables Florides
Mêlant au fleurs des yeux de panthères à peaux
D’hommes ! Des arcs-en-ciel tendus comme des brides
Sous l’horizon des mers, à de glauques troupeaux !

J’ai vu fermenter les marais énormes, nasses
Où pourrit dans les joncs tout un Léviathan !
Des écroulements d’eaux au milieu des bonaces,
Et les lointains vers les gouffres cataractant !

Glaciers, soleils d’argent, flots nacreux, cieux de braises !
Échouages hideux au fond des golfes bruns
Où les serpents géants dévorés des punaises
Choient, des arbres tordus avec de noirs parfums !

J’aurais voulu montrer aux enfants ces dorades
Du flot bleu, ces poissons d’or, ces poissons chantants.
— Des écumes de fleurs ont bercé mes dérades
Et d’ineffables vents m’ont ailé par instants.

Parfois, martyr lassé des pôles et des zones,
La mer dont le sanglot faisait mon roulis doux
Montait vers moi ses fleurs d’ombre aux ventouses jaunes
Et je restais, ainsi qu’une femme à genoux...

Presque île, ballottant sur mes bords les querelles
Et les fientes d’oiseaux clabaudeurs aux yeux blonds.
Et je voguais, lorsqu’à travers mes liens frêles
Des noyés descendaient dormir, à reculons !

Or moi, bateau perdu sous les cheveux des anses,
Jeté par l’ouragan dans l’éther sans oiseau,
Moi dont les Monitors et les voiliers des Hanses
N’auraient pas repêché la carcasse ivre d’eau ;

Libre, fumant, monté de brumes violettes,
Moi qui trouais le ciel rougeoyant comme un mur
Qui porte, confiture exquise aux bons poètes,
Des lichens de soleil et des morves d’azur ;

Qui courais, taché de lunules électriques,
Planche folle, escorté des hippocampes noirs,
Quand les juillets faisaient crouler à coups de triques
Les cieux ultramarins aux ardents entonnoirs ;

Moi qui tremblais, sentant geindre à cinquante lieues
Le rut des Béhémots et des Maelstroms épais,
Fileur éternel des immobilités bleues,
Je regrette l’Europe aux anciens parapets !

J’ai vu des archipels sidéraux ! et des îles
Dont les cieux délirants sont ouverts au vogueur :
— Est-ce en ces nuits sans fonds que tu dors et t’exiles,
Millions d’oiseaux d’or, ô future Vigueur ?

Mais, vrai, j’ai trop pleuré ! Les Aubes sont navrantes.
Toute lune est atroce et tout soleil amer :
L’âcre amour m’a gonflé de torpeurs enivrantes.
Ô que ma quille éclate ! Ô que j’aille à la mer !

Si je désire une eau d’Europe, c’est la flache
Noire et froide où vers le crépuscule embaumé
Un enfant accroupi, plein de tristesse, lâche
Un bateau frêle comme un papillon de mai.

Je ne puis plus, baigné de vos langueurs, ô lames,
Enlever leur sillage aux porteurs de cotons,
Ni traverser l’orgueil des drapeaux et des flammes,
Ni nager sous les yeux horribles des pontons !

22 février 2008

La Terre a tremblé à Colombey...

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... en effet un géant s'est retourné dans la tombe qui lui sert de dernière demeure, dans le cimetière de son petit village de Colombey-les-deux-églises. Je parle, bien entendu, du général De Gaulle après qu'il a entendu l'hommage appuyé (tellement qu'il en sonnait faux) de son successeur à l'Elysée. Nicolas Sarkozy, inaugurant aujourd'hui aux Invalides l'Historial (mémorial audiovisuel) Charles de Gaulle, a tenté (sans trop convaincre tout de même), de démontrer que l'héritage du Général était toujours une source d'inspiration pour lui (je me demande bien d'où il sort ça ! ).

Selon le Président, De Gaulle fut "le premier à comprendre la nécessité de l'ouverture pour rassembler les Français", mais je pense que le plus illustre des Français ne l'entendait pas de cette oreille, et que l'ouverture signifiait moins pour lui "débauchage dans les autres partis", que " rassemblement des hommes de grande valeur au service de la France". Il a également souligné que le Gaullisme "n'a jamais été une idéologie, n'a jamais été une religion" : ajoutons que tout cela a bien changé...

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