26 avril 2008

Mea culpa...

Vous l'avez tous remarqué, je pense, l'activité de ce blog s'est quelque peu ralentie ces derniers temps. Et je vous prie de m'en excuser. Plusieurs raisons expliquent ma petite paresse blogueuse mais il en est une plus particulière.
Vous ignorez peut-être (ou vous vous en fichez, après tout c'est votre droit) que je suis étudiant, et plus précisément en 1ère année de master CIMMEC (histoire de l'art) à l'université Nancy2. Vous comprendrez donc que, la fin du second semestre approchant à grands pas, je me concentre particulièrement sur la rédaction du fameux mémoire...
Pour votre gouverne, je travaille plus particulièrement sur les églises de la région bruyéroise (réfections et reconstructions de 1661 à 1789). Rien de très palpitant pour vous me direz-vous : j'en conviens mais je vous avoue que cela me convient parfaitement. 
En attendant une prochaine quinzaine surchargée et une fin d'année qu'il me tarde de voir arriver, j'espère avoir le temps de reprendre un peu ma plume. J'en profite pour saluer l'ami J.-P. dont je sais qu'il vient me lire régulièrement et qui me fait l'amitié de relire mes textes.
 

16 mars 2008

Hommage national aux Poilus

484306740.JPGCe lundi, qui verra les obsèques de Lazare Ponticelli, dernier combattant français de la 1ère Guerre Mondiale, est une journée nationale d'hommage aux combattants de 14-18. Les drapeaux seront mis en berne et le glas sonnera dans chaque commune à 11h. Deycimont ne fera pas exception. Nous rendrons hommage à nos concitoyens qui ont payé de leur vie les affreux combats de la Marne, de la Somme, de Verdun et d'ailleurs en nous rassemblant au cimetière municipal. Nous saluerons la mémoire des 13 enfants de Deycimont, dont seulement 12 sont inscrits sur le monument aux morts : Antoine AMET, Joseph BAILLY, Paul BRECHIN, Georges CONTAMINE, Henri et Georges GREMILLET, Jean-Baptiste HATTON,  Edmond LARBALETRIER, Joseph MASSON,  Auguste NOEL,  Constant PERRIN, Marcel PIERRON, et Joseph SALMON.

614926114.JPGPour ma part, plus personnellement, c'est une occasion plus particulière de saluer la mémoire de mon grand oncle Arthur Tassin, décédé devant Lunéville il y a presque 90 ans, le 20 mars 1918, à l'âge de seulement 20 ans. Il repose au cimetière militaire de Vitrimont.

 Le dernier "poilu" décédé, ne serait-il pas temps de remplacer les deux journées du 8 mai et du 11 novembre, commémorant les deux guerres mondiales, par une seule journée dédiée aux morts de toutes les guerres, et pas seulement les guerres mondiales. Cette journée pourrait être le 11 novembre, qui marque la fin d'une guerre atroce, aux conséquences démographiques terribles, et symbole dans la mémoire collective d'événements qu'on voudrait ne jamais plus voir.  Le 8 mai perpétue le souvenir de la partition et de la victoire d'une partie du monde et de l'Europe, sur une autre : il me semble que dans l'UE d'aujourd'hui, cela n'est plus pertinent. D'ailleurs VGE président n'avait-il pas supprimé ce jour férié ? Ne pourrions-nous pas plutôt célébrer la fête de l'Europe le 9 mai, plutôt que sa division le 8 mai ?  Je ne suis pas le premier, et j'espère pas le dernier, à être de cet avis. Et vous, ça vous inspire quoi ?  

15 mars 2008

Un maire pour Deycimont...

Le conseil municipal s'est tenu à Deycimont le 15 mars.

Gérard Lepaul, candidat à sa propre succession, a été réélu à l'unanimité moins une voix.  Le 1er adjoint Michel Chassard idem. Le 2ème adjoint est Eric Aubry (élu avec 8 voix contre une voix à Raphaël Tassin et une voix à Francis Gremillet).

Le conseil peut donc commencer à se mettre au travail... 

09 mars 2008

Pas de 2nd tour à Deycimont, ni à Epinal...

 Tout d'abord je tiens féliciter Armelle Tassin et Frédéric Tassin, élus respectivement à Domfaing et Le Roulier devant Bruyères.

 Le résultat global des élections municipales laisse apparaître une poussée de la gauche assez importante, tandis que le MoDem semble conforter sa 3ème place, notamment à Paris. Cependant à Epinal, Michel Heinrich (UMP) a été élu dès le premier tour avec plus de 55% des voix, tandis que la liste socialiste obtient un peu plus de 30%. Nathalie Mercier, avec un peu plus de 8%, est la seule élue du Mouvement Démocrate.

A Deycimont, commune de moindre importance il est vrai, les 11 conseillers municipaux sont élus dès les 1er tour également. La participation est bonne (177 votants pour 224 inscrit, soit 79,0%), le nombre de suffrages exprimés étant de 174. 46 personnes ont obtenu des voix, dont 35 entre 1 et 12 voix. Les candidats de la liste Continuité et Renouveau sont donc tous élus, à savoir, par nombre décroissant de voix obtenues : 

Michel Chassard, adjoint sortant : 158 voix (90.8%)

Stéphane Lejal : 154 voix (88.5%)

Laurent Laumond : 153 voix (87.9%) 

Raphaël Tassin : 150 voix (86.2%)

Francis Gremillet, conseiller sortant : 144 voix (82.8%)

Gérard Lepaul, maire sortant : 143 voix (82.2%) 

Christine Gremillet, conseillère sortante : 139 voix (79.9%)

Eric Aubry, conseiller sortant : 137 voix (78.7%)

Pascal Babel : 131 voix (75.3%)

Alain Mougeolle, conseiller sortant : 131 voix (75.3%)

Valérie Gremillet : 127 voix (73,0%)

 

Et encore un grand merci aux 150 personnes qui m'ont accordé leur confiance lors de ce scrutin.

02 mars 2008

Une semaine...

Une semaine, c'est le temps qui nous sépare du premier tour des élections municipales et cantonales. Ces élections revêtent divers enjeux tout aussi importants les uns que les autres.

Pour le Mouvement Démocrate, il faut confirmer et assurer sa place au centre de l'échiquier politique français. Après le bon résultat de François Bayrou à la présidentielle, qui a permis la création d'un grand parti de Centre avec plusieurs dizaines de milliers d'adhérents, suivi, reconnaissons-le, d'une débâcle aux législatives, il faut désormais que le Mouvement Démocrate parvienne à avoir des élus qui lui donnent voix au chapitre et permettent à nos idées de pouvoir concrètement se mettre en place. La mise en place de listes, dans les grandes villes, à quelquefois suscité des controverses, attisées par nos détracteurs, mais force est de reconnaître que la grande majorité des villes verra la présence de listes démocrates. De plus, nombre d'adhérents se présentent dans des petites communes, sans étiquette, pour faire avancer leur village et la démocratie locale.

Pour l'UMP, il s'agit de conserver un maximum de ville dans son giron, dans un contexte où la majorité présidentielle n'est pas au mieux de sa forme et la président contesté, dans un contexte de morosité et de baisse du pouvoir d'achat, dont l'effet se fait grandement ressentir sur le moral des gens.

Il se pourrait donc que le Parti Socialiste soit le grand gagnant de ces élections. C'est en tout cas ce que laissent présager certains sondages. On le voit, le parti socialiste est en pleine déliquescence au niveau national. Au niveau local, le manque de cohérence est parfois très flagrant également, avec des têtes de listes parfois méconnues tandis que des figures plus consensuelles se retrouvent reléguées plus loin dans la liste. C'est sans compter sur le réseau bien établi du PS et la capacité de ses adhérents à faire fi, au milieu de gueguerres intestines, de leurs oppositions, pour se rassembler et faire front.

Dans une semaine, les urnes parleront une première fois et donneront une bonne indication des tendances. D'ici là la campagne, que je trouve quelquefois assez rude, continue... 

21 février 2008

11 candidats pour Deycimont

d2a6f96048c6764f67465e2e5dde7d43.jpgVoici la liste des 11 personnes qui se présentent sur la liste ouverte comprenant le maire, quelques conseillers sortants et de nouvelles têtes pour les élections municipales de Deycimont qui se dérouleront les 9 et (peut-être) 16 mars prochains, et dont fait partie votre serviteur :

Eric AUBRY

Michel CHASSARD

Christine GREMILLET

Francis GREMILLET

Gérard LEPAUL

Alain MOUGEOLLE

Raphaël TASSIN

Daniel HUGUENIN

Laurent LAUMOND

Valérie GREMILLET

Pascal BABEL 

 

09 février 2008

Des valeurs démocrates en milieu rural, ou comment rester soi-même en devenant élu d'une petite commune...

Une question pertinente me trotte dans la tête : peut-on concilier le mandat d'élu municipal dans une commune de moins de 300 habitants avec les grands idéaux qui font la force de notre mouvement ...?

J'aimerais essayer d'y répondre, à ma manière, c'est à dire de manière assez concise et sans ambages, comme à mon habitude.  D'aucuns disent que les convictions politiques n'ont pas leur place dans les élections municipales des petites communes, les réservant plutôt pour les communes de plusieurs milliers d'habitants. A cela je ferais deux remarques. Premièrement que ce n'est pas tout à fait faux, puisque les "petits" maires, les adjoints et conseillers, se bornent souvent, en milieu rural, à gérer les affaires courantes, à administrer au mieux leur commune, avec souvent un budget limité qui ne permet pas de grands investissements ou l'aboutissements de grands projets. Cependant, comme l'a si bien dit dernièrement Nathalie Mercier, il ne faut pas oublier que "politique" signifie littéralement "de la cité". Or qu'est-ce qu'être élu, et a fortiori élu municipal, si ce n'est s'occuper des affaires de la cité ?

 Sans être exhaustif, j'aimerais prendre quelques exemples afin d'étayer mon propos. Le Mouvement Démocrate défend des valeurs comme la Démocratie, la justice, la responsabilisation du citoyen, la prééminence de l'intérêt général sur l'intérêt commun, le dialogue, la recherche de l'équilibre... Comment tout cela ne pourrait-il exister, même dans les villages les plus perdus des Vosges (ou du Béarn). J'irai même plus loin en disant que tout cela existe déjà dans les conseils municipaux ruraux, alors que c'est sûrement moins vrai ailleurs.

Dans les petites communes, la proportion d'élus et de gens impliqués est déjà plus importante : ainsi 4,2% des habitants de Deycimont sont élus, à Saint-Dié c'est 0,16%, à Epinal 0,11% ... cela implique donc une plus grande représentativité des citoyens. Les maires des petites communes ne perçoivent pas d'extraordinaires émoluments et ne peuvent se voir taxer de profiter de leur siège pour s'enrichir. Cela témoigne d'une motivation réelle, d'une vocation, on peut le dire. La grande majorité des élus ruraux ont une réelle envie d'être utile et d'aider car ils n'ont pas d'autres motivations. Cela entraîne parfois une crise des vocations à tel point qu'on peine souvent à trouver assez de personnes pour composer le conseil municipal. La démocratie, le dialogue, la recherche du consensus ne sont pas nouveaux. Je dirais même qu'ils sont indispensables lors de la prise des décisions. Sans qu'on trouve forcément deux groupes (opposition et majorité) qui se battent constamment, on assiste à des débats, des échanges d'idées, sans arrière-pensées partisanes. Enfin, la consultation des citoyens est plus facile quand on a 360 administrés, plutôt que 36000. Chacun se connaît, rencontre l'autre et débat plus facilement que lors de réunions impersonnelles.

 Me voilà donc rassuré ! Il me semble que je peux répondre de manière positive à la question que je me posais ! On peut être élu rural sans renier ses valeurs démocrates.

02 février 2008

Bonne nouvelle pour l'archéologie vosgienne

Voici une petite information de bonne augure : le conseil général des Vosges compte un employé de plus depuis le 29 janvier. En effet le poste d'archéologue départemental a été pourvu et de quelle manière. C'est Thierry Dechezleprêtre qui supervisera désormais l'archéologie vosgienne, dont le centre de gravité se trouve bien sûr à Grand.

Thierry Dechezleprêtre est un archéologue de talent, docteur en archéologie de l'Université de Paris I, spécialiste de la protohistoire (il travaille actuellement sur l'oppidum de Boviolles dans la Meuse), et il vient de passer 10 ans en tant que Conservateur des collections archéologiques du Musée Lorrain de Nancy (et Dieu sait que ce n'est pas facile).

Souhaitons lui la bienvenue dans notre beau département et bonne chance dans la tâche qui est désormais la sienne.

01 février 2008

La Vallée de la Vologne : un patrimoine à faire connaître

Les élections municiales approchent à grands pas. Les conseils municipaux seront bientôt renouvelés, mais pas seulement : les conseils communautaires qui sont à la tête des communautés de communes verront aussi leurs membres changer (ou pas !) au gré des réélections des uns, et des non-réélections des autres. C'est donc le moment de faire le point sur les besoins des communes et des communautés de communes également.

La Communauté de Communes de la Vallée de la Vologne, dont fait partie Deycimont, compte 18 communes, entre Bruyères et Cheniménil et a été créée en 2002. 

Cette partie des Vosges et de la Lorraine est, à mon avis sous-exploitée au niveau du tourisme. Elle est dotée d'un patrimoine historique et architectural non négligeable, mais qui est peu connu des "non-initiés". Réfléchissons comment ces lacunes pourraient être comblées.

af59d001bb5faab063df76defc9f6dd5.jpgEn ce qui concerne, par exemple, les églises : la Communauté en  compte 10, dont la fameuse église romane de Champ-le-Duc (XIIème siècle). Ne manque-t-il pas, en période estivale, des circuits qui permettraient d'en faire le tour ? de petites visites guidées ? ou même en restant très basique, de petites notices informatives, ainsi qu'on peut en trouver dans la Communauté de Communes voisine (Brouvelieures).

Des chemins balisés existent en forêt, pour le tourisme vert, mais ne renseignent pas forcément sur les lieux que l'on traverse. Je prends pour exemple la Tête du Fourneau, en forêt de Deycimont, à l'histoire plusieurs fois millénaire, tout comme les pentes de l'Avison à Bruyères, ville dont l'histoire et l'architecture, est également peu (re)connue, même par ses habitants, alors qu'elle recèle de petits joyaux : le château-fort, la place Stanislas, les bâtiments bailliagers et municipaux du XVIIIème siècle (palais de justice, halle aux grains...).

eb27e92e3387b8d79f45756d58d37e3b.jpgEnfin, je pense qu'il manque également un élément culturel de taille dans la "région", à savoir une médiathèque de ce nom, qui pourrait à la fois jouer les rôles de bibliothèque, centre culturel, cyber-café, et même - pourquoi pas ? - musée d'histoire locale, lors même que le musée de Bruyères semble un peu à l'étroit dans le bâtiment de l'ancienne synagogue malgré des collections fort intéressantes : pharmacie de l'hôpital de Bruyères, tapisserie de Jean Lurçat...

27 janvier 2008

Une histoire de cloches

Vous connaissez mon attrait pour le patrimoine et les anecdotes qui constituent la "petite histoire".

J'aimerais aujourd'hui vous parler du clocher de Deycimont, de ses cloches, et des querelles (de clochers) qu'il a pu susciter.0297f6a9737c01e9afa15c3b2bdd3c39.jpg

Le clocher de l'église Sainte-Menne tel qu'on peut le voir date de 1865. Si je n'avais cette once de chauvinisme qui m'empêche de reconnaître l'orgueil mal placé de mes concitoyens de l'époque, je dirais que ce clocher a pour origine la construction de l'église de Lépanges, peu de temps auparavant, qui soustrayait ainsi les habitants du village voisin à l'autorité multiséculaire du curé de Deycimont.

L'opposition entre Lépanges et Deycimont est un conflit épique sur lequel on pourrait écrire un roman. Si celle-ci est sans doute très ancienne, la plus ancienne preuve écrite de cette opposition remonte au début du XVIII° siècle, lorsqu'après la reconstruction de l'église de Deycimont se tient en procès pour savoir qui a réellement financé et construit la bâtisse. La nécessité d'agrandir à nouveau l'église en 1835 est une autre occasion de se crêper le chignon. Le divorce est consommé en 1862-63 pour une histoire de cloche fendue.

Les registres municipaux mentionnent qu'en 1860-61 une des cloches de l'église est fendue et donne un son fort peu agréable. La question est alors de décider que faire. Après la pose d'une cloche issue de la vieille sonnerie de Docelles, dont le son ne convient décidément pas aux paroissiens, Lépangeois et Déciacomontains se déchirent pour changer une seule ou les trois cloches.Les Lépangeois pourtant deux fois plus nombreux que leurs voisins n'ont aucune envie de payer encore pour un bâtiment qu'ils ne considèrent pas comme le leur ; d'où la construction de leur propre église, dédiée à Sainte-Libaire, à Lépanges. 792b48cc6f50b18d89bbacd2e03fb085.jpg

Finalement les habitants de Deycimont n'ont racheté qu'une cloche, qui est actuellement la plus grosse. Baptisée Jean-Baptiste en l'honneur du curé de l'époque (Jean-Baptiste Lecomte) dont on peut encore voir le monument néo-gothique dans le cimetière, elle fut fondue en 1862 par Martin Perrin, fondeur de cloches de la fonderie de Robécourt. Les deux autres cloches se nomment Marie-Françoise et Marie-Anne. La première a été fondue en 1809 par les Thouvenot et bénite par le curé Thomas. La seconde a été fondue en 1773 par Charles et Joseph Thouvenot et bénite par le curé Jean Doron, qui fut prêtre réfractaire à la Révolution.