<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?>
<?xml-stylesheet type="text/xsl" href="/rss20.xsl" media="screen"?>
<rss xmlns:itunes="http://www.itunes.com/dtds/podcast-1.0.dtd" version="2.0">
    <channel>
        <title>L'avis du Vosgien : Le blog de Raphaël Tassin - livre</title>
        <description>Politique, Culture &amp;amp; Actualité</description>
        <link>http://quenditesvous.hautetfort.com/livre/</link>
        <lastBuildDate>Sun, 31 Aug 2008 21:16:33 +0200</lastBuildDate>
        <generator>HautetFort.com</generator>
        <copyright>All Rights Reserved</copyright>
                        <item>
                <guid isPermaLink="true">http://quenditesvous.hautetfort.com/archive/2008/06/12/henry-madin-1698-1748-un-musicien-lorrain-au-service-de-loui.html</guid>
                <title>Henry Madin (1698-1748), un musicien lorrain au service de Louis XV</title>
                <link>http://quenditesvous.hautetfort.com/archive/2008/06/12/henry-madin-1698-1748-un-musicien-lorrain-au-service-de-loui.html</link>
                <author>noreply@ (raphdvoj)</author>
                                                <category>Critique</category>
                                <category>Culture</category>
                                <category>Livre</category>
                                <category>Moi, mon autre et puis les autres</category>
                                <category>Musique</category>
                                <category>Un peu d'histoire</category>
                                                <pubDate>Thu, 12 Jun 2008 19:29:08 +0200</pubDate>
                <description>
                     &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;La vie et l'oeuvre d'Henry Madin, prêtre-musicien originaire de Verdun et sous-maître de la Musique de la Chapelle Royale de Louis XV, n'ont guère retenu l'intérêt des interprètes et des chercheurs. A ce jour, aucune étude systématique de l'héritage musical et théorique de cet artiste n'a été entreprise. Pourtant, dans son &lt;i&gt;Parnasse françois&lt;/i&gt;, Evrard Titon du Tillet jugeait favorablement Madin, voyant en lui l'&quot;un des meilleurs Compositeursde ce siècle pour les Motets&quot;.&amp;nbsp; Pierre-Louis d'Aquin de Châteaulion, lui, se contenta de rapporter que Madin &quot;réussisait souvent et sa musique plaisait fort à la Cour&quot;.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;A lire ces jugements favorables, une monographie s'imposait. une première partie s'attache à esquisser la carrière d'Henry Madin à la lumière de nouvelles sources et à le replacer dans son époque. La seconde propose une étude critique de l'oeuvre théorique et musicale, organisant peu ou prou les chapitres selon la chronologie imposée par les ouvrages imprimés. Des pièces justificatives et un catalogue exhaustif de l'oeuvre viennent enrichir cette étude.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;i&gt;Jean-Paul C. Montagnier, agrégé de l'Université, titulaire de deux premiers prix du Conservatoire national supérieur de musique de Paris, Doctor of Philosophy in Musicology de Duke University (Durham, USA), est professeur de musicologie à l'Université de Nancy, Adjunct Professor&amp;nbsp; à McGill University (Canada) et chercheur à l'Institut de recherche sur le Patrimoine Musical en France (IRPMF-CNRS-BnF); Il est l'auteur de nombreux ouvrages, éditions critiques et articles sur la musique baroque française.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;i&gt;Jean-Paul Montagnier, Henry Madin (1698-1748). Un musicien Lorrain au service de Louis XV&lt;/i&gt;. Langres, Éditions Dominique Guéniot, 2008.&lt;/p&gt; 
                </description>
                            </item>
                        <item>
                <guid isPermaLink="true">http://quenditesvous.hautetfort.com/archive/2008/04/17/aime-cesaire-second-pere-de-la-negritude.html</guid>
                <title>Aimé Césaire, second père de la négritude</title>
                <link>http://quenditesvous.hautetfort.com/archive/2008/04/17/aime-cesaire-second-pere-de-la-negritude.html</link>
                <author>noreply@ (raphdvoj)</author>
                                                <category>actu</category>
                                <category>Blog</category>
                                <category>Livre</category>
                                                <pubDate>Thu, 17 Apr 2008 13:39:00 +0200</pubDate>
                <description>
                     &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;a href=&quot;http://quenditesvous.hautetfort.com/media/01/00/1337813021.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://quenditesvous.hautetfort.com/media/01/00/931005457.jpg&quot; id=&quot;media-965770&quot; alt=&quot;1337813021.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left&quot; name=&quot;media-965770&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;i&gt;&lt;span class=&quot;citation&quot;&gt;Partir. Mon cœur bruissait de générosités emphatiques. Partir... j'arriverais lisse et jeune dans ce pays mien et je dirais à ce pays dont le limon entre dans la composition de ma chair&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;J'ai longtemps erré et je reviens vers la hideur désertée de vos plaies.&amp;nbsp;»&lt;/span&gt;&lt;/i&gt; &lt;u&gt;Cahier d'un retour au pays natal&lt;/u&gt;.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;On a appris que le poète Aimé Césaire, âgé de 94 ans, est décédé ce jeudi matin. Maire de Fort-de-France et député de la Martinique de 1945 jusqu'à récemment, il était une personnalité encore très écoutée, bien que retiré de la vie politique. Il était surtout, à mon sens, un des poètes majeurs du XXe siècle qui, avec le sénégalais Léopold Sédar Senghor, a le mieux défini la &quot;négritude&quot;. Découvert par Breton grâce au &quot;cahier d'un retour au pays natal&quot; , il avait publié une vingtaine d'ouvrages dont huit recueils de poésie.&lt;/p&gt; 
                </description>
                            </item>
                        <item>
                <guid isPermaLink="true">http://quenditesvous.hautetfort.com/archive/2008/03/23/si-tu-t-en-vas.html</guid>
                <title>&quot;Si tu t'en vas&quot;</title>
                <link>http://quenditesvous.hautetfort.com/archive/2008/03/23/si-tu-t-en-vas.html</link>
                <author>noreply@ (raphdvoj)</author>
                                                <category>Blog</category>
                                <category>Culture</category>
                                <category>Livre</category>
                                <category>Moi, mon autre et puis les autres</category>
                                                <pubDate>Sun, 23 Mar 2008 12:52:10 +0100</pubDate>
                <description>
                     &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; J'aimerais vous faire découvrir un petit extrait du recueil &lt;a href=&quot;http://www.editions-benevent.com/livre.php3?isbn=2-7563-0219-8&quot; title=&quot;Tous les jours - Editions Bénévent&quot;&gt;&lt;i&gt;Tous les jours&lt;/i&gt;&lt;/a&gt; intitulé &quot;Si tu t'en vas&quot;.&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Si tu t’en vas – et tu t’en vas – dans le soir hivernal qui s’avance, que feras-tu ? Tu traîneras parmi les rues, tu éprouveras ta liberté au contact des murs rectilignes. Tes pas rendus pénibles, non par la neige épaisse, mais par tes pensées sans espoir, deviendront plus lents, jusqu’à s’arrêter complètement. Tu te diras perdu.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Si tu t’en vas – ne t’en vas pas ! – tu te diras : « Le mépris est pire que la haine, l’abandon pire que tout. » Tu ne te trouveras plus de raison à vivre, et tu te laisseras mourir.&lt;br /&gt; &amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Si tu t’en vas – tu n’es déjà plus là – dans le soir hivernal qui s’avance, que ferons-nous, que regretter de te laisser partir ? Ta silhouette sombre se confond avec le ciel nocturne.&lt;br /&gt; &amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Tu es parti, tu as quitté la maison vide où, chaque soir, on ne trouvait que toi.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt; &lt;br /&gt; 
                </description>
                            </item>
                        <item>
                <guid isPermaLink="true">http://quenditesvous.hautetfort.com/archive/2008/03/06/le-pont-mirabeau.html</guid>
                <title>Le bateau ivre</title>
                <link>http://quenditesvous.hautetfort.com/archive/2008/03/06/le-pont-mirabeau.html</link>
                <author>noreply@ (raphdvoj)</author>
                                                <category>Blog</category>
                                <category>Culture</category>
                                <category>Livre</category>
                                <category>Moi, mon autre et puis les autres</category>
                                                <pubDate>Thu, 06 Mar 2008 21:31:00 +0100</pubDate>
                <description>
                     &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://quenditesvous.hautetfort.com/media/01/00/2016772798.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://quenditesvous.hautetfort.com/media/01/00/1902938907.jpg&quot; id=&quot;media-888198&quot; alt=&quot;2016772798.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left&quot; name=&quot;media-888198&quot; /&gt;&lt;/a&gt; Il est des oeuvres poétiques intemporelles. Des textes magnifiques qui, même des années après avoir été écrits, gardent la même intensité et la même force. J'ai envie de vous faire partager ces poèmes qui me touchent et que je considère comme parmi les plus belles oeuvres de la littérature. Mais je ne vais pas commencer par quelques chose de bien ordinaire. Pour la note d'aujourd'hui, voici le plus beau poème de Rimbaud, &lt;i&gt;le bateau ivre&lt;/i&gt;, qui fut à la pointe de la modernité poétique à la fin du XIX° siècle.&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;Prenez le temps de le lire, et appréciez-le : &amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;Comme je descendais des Fleuves impassibles,&lt;br /&gt; Je ne me sentis plus guidé par les haleurs&amp;nbsp;:&lt;br /&gt; Des Peaux-Rouges criards les avaient pris pour cibles,&lt;br /&gt; Les ayant cloués nus aux poteaux de couleurs.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; J’étais insoucieux de tous les équipages,&lt;br /&gt; Porteur de blés flamands ou de cotons anglais.&lt;br /&gt; Quand avec mes haleurs ont fini ces tapages,&lt;br /&gt; Les Fleuves m’ont laissé descendre où je voulais.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Dans les clapotements furieux des marées,&lt;br /&gt; Moi, l’autre hiver, plus sourd que les cerveaux d’enfants,&lt;br /&gt; Je courus&amp;nbsp;! Et les Péninsules démarrées&lt;br /&gt; N’ont pas subi tohu-bohus plus triomphants.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; La tempête a béni mes éveils maritimes.&lt;br /&gt; Plus léger qu’un bouchon j’ai dansé sur les flots&lt;br /&gt; Qu’on appelle rouleurs éternels de victimes,&lt;br /&gt; Dix nuits, sans regretter l’œil niais des falots&amp;nbsp;!&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Plus douce qu’aux enfants la chair des pommes sures,&lt;br /&gt; L’eau verte pénétra ma coque de sapin&lt;br /&gt; Et des taches de vins bleus et des vomissures&lt;br /&gt; Me lava, dispersant gouvernail et grappin.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Et, dès lors, je me suis baigné dans le Poème&lt;br /&gt; De la Mer, infusé d’astres, et lactescent,&lt;br /&gt; Dévorant les azurs verts&amp;nbsp;; où, flottaison blême&lt;br /&gt; Et ravie, un noyé pensif parfois descend&amp;nbsp;;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Où, teignant tout à coup les bleuités, délires&lt;br /&gt; Et rythmes lents sous les rutilements du jour,&lt;br /&gt; Plus fortes que l’alcool, plus vastes que nos lyres,&lt;br /&gt; Fermentent les rousseurs amères de l’amour&amp;nbsp;!&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Je sais les cieux crevant en éclairs, et les trombes&lt;br /&gt; Et les ressacs, et les courants&amp;nbsp;: je sais le soir,&lt;br /&gt; L’Aube exaltée ainsi qu’un peuple de colombes,&lt;br /&gt; Et j’ai vu quelquefois ce que l’homme a cru voir&amp;nbsp;!&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; J’ai vu le soleil bas, taché d’horreurs mystiques,&lt;br /&gt; Illuminant de longs figements violets,&lt;br /&gt; Pareils à des acteurs de drames très antiques&lt;br /&gt; Les flots roulant au loin leurs frissons de volets&amp;nbsp;!&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; J’ai rêvé la nuit verte aux neiges éblouies,&lt;br /&gt; Baisers montant aux yeux des mers avec lenteurs,&lt;br /&gt; La circulation des sèves inouïes,&lt;br /&gt; Et l’éveil jaune et bleu des phosphores chanteurs&amp;nbsp;!&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; J’ai suivi, des mois pleins, pareille aux vacheries&lt;br /&gt; Hystériques, la houle à l’assaut des récifs,&lt;br /&gt; Sans songer que les pieds lumineux des Maries&lt;br /&gt; Pussent forcer le mufle aux Océans poussifs&amp;nbsp;!&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; J’ai heurté, savez-vous, d’incroyables Florides&lt;br /&gt; Mêlant au fleurs des yeux de panthères à peaux&lt;br /&gt; D’hommes&amp;nbsp;! Des arcs-en-ciel tendus comme des brides&lt;br /&gt; Sous l’horizon des mers, à de glauques troupeaux&amp;nbsp;!&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; J’ai vu fermenter les marais énormes, nasses&lt;br /&gt; Où pourrit dans les joncs tout un Léviathan&amp;nbsp;!&lt;br /&gt; Des écroulements d’eaux au milieu des bonaces,&lt;br /&gt; Et les lointains vers les gouffres cataractant&amp;nbsp;!&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Glaciers, soleils d’argent, flots nacreux, cieux de braises&amp;nbsp;!&lt;br /&gt; Échouages hideux au fond des golfes bruns&lt;br /&gt; Où les serpents géants dévorés des punaises&lt;br /&gt; Choient, des arbres tordus avec de noirs parfums&amp;nbsp;!&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; J’aurais voulu montrer aux enfants ces dorades&lt;br /&gt; Du flot bleu, ces poissons d’or, ces poissons chantants.&lt;br /&gt; — Des écumes de fleurs ont bercé mes dérades&lt;br /&gt; Et d’ineffables vents m’ont ailé par instants.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Parfois, martyr lassé des pôles et des zones,&lt;br /&gt; La mer dont le sanglot faisait mon roulis doux&lt;br /&gt; Montait vers moi ses fleurs d’ombre aux ventouses jaunes&lt;br /&gt; Et je restais, ainsi qu’une femme à genoux...&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Presque île, ballottant sur mes bords les querelles&lt;br /&gt; Et les fientes d’oiseaux clabaudeurs aux yeux blonds.&lt;br /&gt; Et je voguais, lorsqu’à travers mes liens frêles&lt;br /&gt; Des noyés descendaient dormir, à reculons&amp;nbsp;!&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Or moi, bateau perdu sous les cheveux des anses,&lt;br /&gt; Jeté par l’ouragan dans l’éther sans oiseau,&lt;br /&gt; Moi dont les Monitors et les voiliers des Hanses&lt;br /&gt; N’auraient pas repêché la carcasse ivre d’eau&amp;nbsp;;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Libre, fumant, monté de brumes violettes,&lt;br /&gt; Moi qui trouais le ciel rougeoyant comme un mur&lt;br /&gt; Qui porte, confiture exquise aux bons poètes,&lt;br /&gt; Des lichens de soleil et des morves d’azur&amp;nbsp;;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Qui courais, taché de lunules électriques,&lt;br /&gt; Planche folle, escorté des hippocampes noirs,&lt;br /&gt; Quand les juillets faisaient crouler à coups de triques&lt;br /&gt; Les cieux ultramarins aux ardents entonnoirs&amp;nbsp;;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Moi qui tremblais, sentant geindre à cinquante lieues&lt;br /&gt; Le rut des Béhémots et des Maelstroms épais,&lt;br /&gt; Fileur éternel des immobilités bleues,&lt;br /&gt; Je regrette l’Europe aux anciens parapets&amp;nbsp;!&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; J’ai vu des archipels sidéraux&amp;nbsp;! et des îles&lt;br /&gt; Dont les cieux délirants sont ouverts au vogueur&amp;nbsp;:&lt;br /&gt; — Est-ce en ces nuits sans fonds que tu dors et t’exiles,&lt;br /&gt; Millions d’oiseaux d’or, ô future Vigueur&amp;nbsp;?&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Mais, vrai, j’ai trop pleuré&amp;nbsp;! Les Aubes sont navrantes.&lt;br /&gt; Toute lune est atroce et tout soleil amer&amp;nbsp;:&lt;br /&gt; L’âcre amour m’a gonflé de torpeurs enivrantes.&lt;br /&gt; Ô que ma quille éclate&amp;nbsp;! Ô que j’aille à la mer&amp;nbsp;!&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Si je désire une eau d’Europe, c’est la flache&lt;br /&gt; Noire et froide où vers le crépuscule embaumé&lt;br /&gt; Un enfant accroupi, plein de tristesse, lâche&lt;br /&gt; Un bateau frêle comme un papillon de mai.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Je ne puis plus, baigné de vos langueurs, ô lames,&lt;br /&gt; Enlever leur sillage aux porteurs de cotons,&lt;br /&gt; Ni traverser l’orgueil des drapeaux et des flammes,&lt;br /&gt; Ni nager sous les yeux horribles des pontons&amp;nbsp;!&lt;br /&gt;&lt;/div&gt; 
                </description>
                            </item>
                        <item>
                <guid isPermaLink="true">http://quenditesvous.hautetfort.com/archive/2007/12/26/julien-gracq-en-toute-simplicite.html</guid>
                <title>Julien Gracq, en toute simplicité</title>
                <link>http://quenditesvous.hautetfort.com/archive/2007/12/26/julien-gracq-en-toute-simplicite.html</link>
                <author>noreply@ (raphdvoj)</author>
                                                <category>actu</category>
                                <category>Blog</category>
                                <category>Culture</category>
                                <category>Livre</category>
                                <category>Portrait</category>
                                                <pubDate>Wed, 26 Dec 2007 09:17:32 +0100</pubDate>
                <description>
                    &lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://quenditesvous.hautetfort.com/media/02/01/a1f5ec6b528e7b5b4f714b5ed5aa66ea.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://quenditesvous.hautetfort.com/media/02/01/09ed7b50ead32961f6142e6bac968009.jpg&quot; id=&quot;media-739137&quot; title=&quot;gracq, poirier&quot; alt=&quot;a1f5ec6b528e7b5b4f714b5ed5aa66ea.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left&quot; name=&quot;media-739137&quot; /&gt;&lt;/a&gt;Il est mort comme il a vécu : simplement. Voilà ce qu'on peut dire de celui qu'on considère comme une des plumes romanesques les plus éminentes du 20ème siècle.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Louis Poirier, alias Julien Gracq, est décédé le 22 décembre 2007 à l'âge de 97 ans. Toute sa vie il a refusé les honneurs et les prix. Son oeuvre principale, &lt;i&gt;Les rivages des syrtes&lt;/i&gt;, mélange d'intimité et de surréalisme, lui a valu un prix Goncourt qu'il&amp;nbsp; refusa. Il est également célébre pour son pamphlet &lt;i&gt;la littérature à l'estomac.&amp;nbsp;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il avait publié en 2002 des Entretiens donnés depuis 1970 (C'est son dernier ouvrage) et a été un des rares à être publié à La Pléiade de son vivant.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;J'aimerais enfin vous faire partager cette jolie et simple citation de Gracq : « J’écris comme tout le monde, en commençant par le début et en finissant par la fin »&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
                </description>
                            </item>
                        <item>
                <guid isPermaLink="true">http://quenditesvous.hautetfort.com/archive/2007/06/07/les-cites-du-sel-histoire-moderne-d-une-region-remplie-d-hi.html</guid>
                <title>&quot;Les Cités du Sel&quot; : histoire moderne d'une région remplie d'histoire</title>
                <link>http://quenditesvous.hautetfort.com/archive/2007/06/07/les-cites-du-sel-histoire-moderne-d-une-region-remplie-d-hi.html</link>
                <author>noreply@ (raphdvoj)</author>
                                                <category>actu</category>
                                <category>Blog</category>
                                <category>Critique</category>
                                <category>Livre</category>
                                <category>Loisirs</category>
                                <category>Portrait</category>
                                                <pubDate>Thu, 07 Jun 2007 17:34:06 +0200</pubDate>
                <description>
                    &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://quenditesvous.hautetfort.com/media/01/01/732c2a21d6e1c983e18b764350f1d428.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://quenditesvous.hautetfort.com/media/01/01/b10278bfb2812b85db8029079d165332.jpg&quot; alt=&quot;732c2a21d6e1c983e18b764350f1d428.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.7em 0pt&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;p&gt;C'est avec plaisir que je vous fait part de la récente sortie d'un ouvrage dont j'attendais impatiemment la parution. &lt;b&gt;&lt;i&gt;&lt;u&gt;Les Cités du Sel - De Dieuze à Chateau-Salins&lt;/u&gt;&lt;/i&gt;&lt;/b&gt; dresse en cartes postales un panorama du Saulnois et des événements marquants au début du XX° siècle au pays de l'or blanc. Paru dans la collection Mémoire en Images aux éditions Alan Sutton, c'est le fruit d'un long travail de collecte et de recherches mené par Vincent Hadot.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Vincent Hadot est un jeune marsalais de 21 ans, étudiant en archéologie et passionné depuis longtemps par l'histoire de sa région et de son village. Il signe ici un premier ouvrage&amp;nbsp; (le premier d'une longue série je l'espère) retrospectif, mettant à profit sa connaissance du Saulnois, de ses habitants et de sa riche histoire pour nous faire découvrir à travers le filtre photographique la vie des cités du sel il y a un siècle et plus.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Je vous invite d'ailleurs à le rencontrer demain, &lt;b&gt;8 juin, à 18h30, à la Salle des Fêtes de Marsal&lt;/b&gt;, pour une séance de dédicace.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://www.editions-sutton.com/&quot; title=&quot;Editions Alan Sutton&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Vincent Hadot, &lt;u&gt;&lt;i&gt;Les cités du Sel - De Dieuze à Chateau-Salins&lt;/i&gt;&lt;/u&gt;, Saint-Cyr-sur-Loire, Alan Sutton, coll. Mémoire en Images, mai 2007, 128pages&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;ISBN 9-78284910-565-8&lt;/p&gt; &lt;p&gt;prix 19.90euros&lt;/p&gt;
                </description>
                            </item>
                        <item>
                <guid isPermaLink="true">http://quenditesvous.hautetfort.com/archive/2007/04/29/la-mauvaise-vie.html</guid>
                <title>La Mauvaise Vie</title>
                <link>http://quenditesvous.hautetfort.com/archive/2007/04/29/la-mauvaise-vie.html</link>
                <author>noreply@ (raphdvoj)</author>
                                                <category>Blog</category>
                                <category>Critique</category>
                                <category>Livre</category>
                                                <pubDate>Sun, 29 Apr 2007 15:39:34 +0200</pubDate>
                <description>
                    &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://quenditesvous.hautetfort.com/images/thumb_medium_mitterrand.jpg&quot; alt=&quot;medium_medium_mitterrand.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left&quot; /&gt;&lt;i&gt;&quot;U&lt;/i&gt;&lt;i&gt;n homm&lt;/i&gt;&lt;i&gt;e se penche sur son passé. Le passé ne lui renvoie que les reflets d'une mauvaise vie, bien différente de celle que laisse supposer sa&lt;/i&gt; &lt;i&gt;notoriété.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;Autrefois on aurait dit&lt;/i&gt; &lt;i&gt;qu'il agissait de la divulgation de sa part d'ombre ; aujourd'hui on parlerait de&lt;/i&gt; coming-out&lt;i&gt;.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;Il ne se reconnaît pas dans ce genre de définitions.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;La mauvaise vie qu'il décrit est la seule qu'il a connue. Il l'a gardé&lt;/i&gt;&lt;i&gt;e secrète en croyant pouvoir la maîtriser. Il l'a racontée autrement à travers des histoires ou des films qui masquaient la vérité. Certains ont pu croire qu'il était content de son existence puisqu'il parvenait à évoquer la nostalgie du bonheur. Mais les instants de joie, les succès, les rencontres n'ont été que des tentatives pour conjurer la peine que sa mauvaise vie lui a procurée.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;Maintenant cet homme est fatigué et il pense qu'il ne doit plus se mentir à lui-même.&quot;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Je suis retombé par hasard, aujourd'hui, en parcourant nonchalamment les rayonnages de ma bibliothèque, sur &lt;i&gt;La Mauvaise Vie&lt;/i&gt; de Frédéric Mitterrand. Mon regard s'est retrouvé attiré par la couverture blanche de l'ouvrage, délaissé là depuis deux ans que je l'ai lu ; et, comme à la première lecture, j'ai parcouru quelques pages avec cette émotion qui m'avait étreint à l'époque.&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;J'ai retrouvé ce témoignage d'une vie parallèle, un peu souterraine, ou cachée. Le souvenir d'une enfance ambiguë, entre tendresse et violence, avec les premiers émois amoureux d'un adolescent. La réminiscence de rencontres à jamais gravées dans un coeur. L'évocation des clubs à prostitués de Bangkok. La tristesse d'une disparition prématurée.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Liberté d'écriture, mais sans impudeur, comme on en voit désormais rarement. Emotions d'une vie à laquelle on en peut manquer de se comparer à un moment ou à un autre. Frédéric Mitterrand a signé là un ouvrage qui ne manquera pas d'interpeller ceux qui le liront, comme il a déjà interpellé ceux qui l'ont lu et apprécié.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;Réf : Frédéric Mitterrand&lt;i&gt;, La Mauvaise Vie&lt;/i&gt;, Paris, Robert Laffont, 2005, ISBN 2-221-09225-2&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
                </description>
                            </item>
                        <item>
                <guid isPermaLink="true">http://quenditesvous.hautetfort.com/archive/2007/03/18/ma-vie-sans-moi.html</guid>
                <title>Ma vie sans moi...</title>
                <link>http://quenditesvous.hautetfort.com/archive/2007/03/18/ma-vie-sans-moi.html</link>
                <author>noreply@ (raphdvoj)</author>
                                                <category>Blog</category>
                                <category>Culture</category>
                                <category>Livre</category>
                                                <pubDate>Sun, 18 Mar 2007 20:01:29 +0100</pubDate>
                <description>
                    &lt;p&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;&quot;Dans ce pays en dedans des souffrances,&lt;br align=&quot;left&quot; /&gt;&lt;/font&gt; &lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;Le chuchotis du Temps n'alourdit plus les branches,&lt;br align=&quot;left&quot; /&gt;&lt;/font&gt; &lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;Les mots tombent de moi, sans poids, plus nuls qu'un songe&lt;br align=&quot;left&quot; /&gt;&lt;/font&gt; &lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;Où jamais ne s'émut que le remous d'une ombre;&lt;br align=&quot;left&quot; /&gt;&lt;/font&gt; &lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;Trop imagés de mort pour n'être pas présages,&lt;br align=&quot;left&quot; /&gt;&lt;/font&gt; &lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;Mes héros délivrés m'ont laissé leurs blessures.&quot;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;right&quot;&gt;Armand Robin, &lt;i&gt;Ma vie sans moi&lt;/i&gt;, Gallimard, 1940&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
                </description>
                            </item>
                </channel>
</rss>