20 juillet 2008

Rencontre des jeunes démocrates de Lorraine

DSC04816j.JPGSamedi dernier, le 12 juillet,  les Jeunes Démocrates lorrains se sont réunis à Metz autour de Nathalie Griesbeck, députée européenne et conseillère générale du canton de Metz 3 pour un déjeuner qui avait pour but de faire un peu mieux connaissance et de débatDSC04788j.JPGtre de l'actualité.DSC04808j.JPG

09 juin 2008

ENGAGES! Une équipe pour les Jeunes Démocrates

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Les élections pour le bureau national des Jeunes Démocrates approchent. Le dépôt des listes s'est clot aujourd'hui. Deux listes seront en concurrence et deux hommes briguent le poste de président. Pierre Braun est soutenu par la liste Energie Démocrate, dans laquelle figure un confrère lorrain, Antoine.

La liste Engagés! soutient la candidature de Franck Faveur et je suis heureux d'en faire partie. Le programme d'action des Engagés est disponible ICI.  

28 mai 2008

Si le Sida c’est pour les PD, le MoDem ce n’est pas pour les enculés.

par Le Petit Grognard.

 

« Je ne me sens pas  concerné par tout cela ». « On en a marre de tous ces appels au don ». « Aide-toi et le ciel t’aidera ». « Après tout si j’attrape le SIDA, c’est que je n’ai pas pris mes précautions ; alors j’assumerai ». « On devrait ne pas rembourser le traitement des séropos, la sécu ne peut pas supporter les écarts de vie ».

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Vous avez plus ou moins entendus toutes ces conneries, ici ou là, prononcées par vos proches ou non. Rien de nouveau sous le soleil sauf si de tels propos ne sortaient pas de la bouche de modémistes.

Ayant remercié Raph d’avoir consacré un billet sur le sujet tout comme MIP MIP et Farid (comme quoi il ne raconte pas que des conneries J ), j’ai évoqué en commentaire de ce type de propos en concluant par un « bonjour l’esprit modem ».

Ce commentaire a fait réagir vivement un commentateur. Ce dernier n’apprécie pas une telle « leçon de morale » et le lien entre MoDem et don au Sidaction. Il évoque à juste titre d’autres solidarités. Par exemple, pour lui c’est le don du sang (au passage j’aimerais bien faire de même mais je n’en ai pas le droit). Il a souvent raison dans ce qu’il écrit sauf quand il croit que le SIDA concerne en priorité les homosexuels (je vous laisse lire le billet précédent et les réactions). Or, désormais on l’ignore souvent, mais ce n’est plus le cas. Tout le monde peut l’attraper à partir du moment où il a une vie sexuelle (donc c’est plus tard que 7 ans, mais ça va au-delà de 77 ans, enfin je vous le souhaite).

En fait je ne dis pas « t’es au MoDem, donne !». Bien sûr il y a une multitude de causes à défendre (un ami de Kag lui a reproché son billet sur le droit des animaux et Kag lui répond très bien). Bien sûr nos capacités sont limitées (personne au MoDem n’a la fortune de Zidane, Sharon Stone ou Bernard Arnault). On ne peut pas donner sur tous les fronts : animaux, handicap, maladie, détresse, catastrophe humanitaire, etc. Sur Paris, en France, en Europe, en Afrique ou dans le monde entier.

Mais de quel droit hiérarchiser les souffrances ? L’enjeu n’est pas de dire « fais-ci à la place de cela ». Mes actions se porte essentiellement sur le Sidaction. Non pas que je sois malade, mais d’imaginer des personnes seules mourant dans un hôpital me bouleverse. Avant je participais plutôt au Téléthon. En tout cas, je ne dirai jamais à celui qui veut sauver les arbres de Sibérie « je m’en fous ». Je dirai « désolé, mais je ne peux pas donner ».

Je ne parle qu’en mon nom bien sûr mais pour moi, le MoDem ; c’est une ouverture, c’est un consensus. Ce n’est pas droite contre gauche. Ce n’est pas l’exclusion d’autrui par principe. C’est l’épanouissement de l’Homme en général avec ses forces et ses faiblesses. Ce ne sont pas les discours-clichés «Robin des bois contre Prince Jean » que le PS et l’UMP nous sortent.

Ma « tatie » Alluvions ne me contredira pas, mais la souffrance de n’importe qui est une souffrance générale. Le débat n’est plus politique mais philosophique en fait. Je ne joue pas le Saint de service car comme tout le monde j’ai une fort part d’égoïsme. Mais bon sang, quand je vois quelqu’un pleurer, je vais tout de suite voir la personne. Que ce soit un canari, un gosse ou un peuple entier qui souffrent, il faut essayer de faire cesser cette douleur. Quand je vois un SDF, ne comptez pas sur moi pour lui filer des euros. En revanche, je vais souvent lui acheter un truc à bouffer (je n’ai eu que quelques « connards » en retour  lancés par des ivrognes).

Un don, aussi minime soit-il est un don. Même un don d’un euro au Sidaction reste un don (car après tout si le Sidaction ne récolte « que » 5 millions d’euros, il y a pas mal de français qui ne veulent pas donner. Pourtant avec un euro chacun, faites le calcul…

Alors oui, il faut parler sans cesse du SIDA mais en plus en dehors de sa « saison », le Sidaction. Franchement quand je vois des « amis » sur Facebook ne pas avoir adhéré au groupe « Sidaction » après une invitation, je ne comprends pas.

En conclusion, si on peut ne pas vouloir répondre à un appel au don quel qu’il soit, ayons la bienséance de ne pas empêcher l’appel ou de ne pas décourager ceux qui le font. Ni le déni, ni le fatalisme ne servent l’Homme.

[Pardon pour la vulgarité du titre mais je savais que certains allaient reconnaître mon style et débarquer]

24 mai 2008

Construire ensemble le projet des jeunes démocrates

Les Jeunes Démocrates doivent être des précurseurs.

L'élection de l'équipe nationale et de son président qui s'annonce, doit être, pour nous, l'occasion de consulter très largement les militants sur leurs attentes, leurs motivations et leurs envies.

Cette élection doit être l'occasion de demander à un maximum de jeunes démocrates le rôle que cette formation de jeunesse doit tenir.

Cette élection doit permettre de faire émerger une équipe durable, ouverte aux talents, représentative de la riche diversité du Mouvement Démocrate et susceptible de dépasser les vieux clivages partisans.

Le Mouvement Démocrate mérite mieux que des pratiques politiques qui excluraient les militants des choix les plus importants pris par seulement quelques notables.

Affronter les challenges ne peut se faire que si nous prenons le parti de renouveler les pratiques politiques.

Pour cela, nous, animateurs locaux des Jeunes Démocrates sommes désireux d'engager une consultation nationale large des adhérents afin que cette élection qui s'annonce soit une chance pour notre mouvement et permette de répondre à ces défis.

Fidèles à nos valeurs, nous voulous construire un parti pour ses adhérents. C'est pourquoi nous avons décidé d'ouvrir ce forum collaboratif (Accéder au Forum )

 (07) Julien Cluzel, Délégué Fédéral ; (12) Franck-Olivier Bonnafe, Délégué Fédéral ; (14) Bureau des jeunes du Calvados ; (26) Patrice Clément, Président ; 31) Alexandre Labarthe, Président ; (33) Alexandre Gruner, Membre du bureau ; (38) Camille Plet, Conseillère Municipale de Grenoble ; (38) Jerôme Boulle, Secrétaire ; (38) Vincent Haluska, Président ; (42) Arnaud Dola, Président ; (49) Anthony Lusson, Président ; (57) François Bourguignon, Militant ; (59) Jerôme Pouwels, Président ; (65) Mathilde Quilleré, Présidente ; (66) Cyril de Guardia de Ponté, Vice-Président ; (66) Jean-Phillipe Schemla, Président ; (67) Maxime Gallezot, Président ; (69) François-Xavier Pénicaud, Vice-Président ; (69) Laurent Ajdnik, Conseiller National du Modem ; (69) Pierre Rousselot, Secrétaire ; (69) Quentin Thevenon, Président ; (74) Frédéric Sansa, Délégué Fédéral ; (75) Arnaud Jardin, Président d'Assas Démocrate ; (75) Franck Faveur, Militant ; (75) Frédéric Badina, Vice-Président ; (75) Guillaume Giffo, Membre du bureau ; (75) Odile Ibonok, Membre du bureau ; (88) Raphaëll Tassin, Délégué Fédéral ; (89) Sebastien Pereira, Président ; (91) Antonin Moulart, Militant ; (91) Thomas Pierre, Militant ; (92) Alexandre Bocquillon, Secrétaire ; (92) Johan Alcaïde, Membre du bureau ; (92) Raphael Gourévitch, Vice-Président ; (93) Jerôme Charré, Conseiller National du Modem ; (93) Sabrina Assayag, Trésorière ; (94) Clément Le Ricousse, Président ; (94) Felix de Valois, Membre du bureau ; (Bxl) Martin Wittenberg, Militant

 

15 mai 2008

OGM et autres joyeusetés gouvernementales

1253328233.jpgVoici à peine deux jours, je me réjouissais du rejet du projet de loi sur les OGM à l'As852289067.jpgsemblée nationale grâce à une motion de procédure du député Chassaigne. Aujourd'hui je serais bien en peine d'être aussi satisfait du déni de démocratie flagrant auquel s'adonne un gouvernement sans aucun courage ni aucune fierté politique.

Qualifiant cet événement d'incident de parcours et d'événement regrettable, le gouvernement a donc demandé, contre tout bon sens démocratique, de faire siéger une commission mixte paritaire (7 députés, 7 sénateurs) majoritairement composée, on s'en doute, d'élus de droite. Faisant fi du vote d'une assemblée qui représente pourtant le peuple français, cette CMP a rétabli le texte en question, au lieu que soit revu le fond du projet.

Le vote des lois ne se fait donc plus au sein des hémicycles, mais bel et bien au cours des conseils des mi1639028359.jpgnistres. Je déplore grandement ce manquement à l'éthique, d'autant que ce projet est loin d'être satisfaisant. Et dire que certains pseudo-démocrates se complaisent à réclamer à corps et à cri une alliance de toute urgence avec l'UMP (vous aurez compris que je ne citerai pas le nom de Thierry Cornillet...). A quand le retour des candidats officiels et du plébiscite ?

19 avril 2008

De profundis solitudinis meae

Je sors du petit trou de souris où je me terre depuis quelques jours pour rédiger ce mémoire qui n'en finit pas (les étudiants en bac +4 et plus me comprendront) pour vous donner d'abord quelques nouvelles : je vais bien !!! (lol)

D'autre part, cela m'a laissé un peu le temps de réfléchir "à froid" sur la conférence de presse de François Bayrou, dont je vous avais simplement donné le texte. Il était nécessaire que le président du mouvement démocrate dise clairement ce qu'il avait à dire. C'est-à-dire qu'il dénonce les manoeuvres complétement ubuesques et insensées auxquelles se livre un président de la République, qui devrait plutôt se pencher sur les problèmes sociaux du moment, notamment ce qui touche au "pouvoir d'achat" (le terme à la mode) : baisse des allocations familiales, suppression de la carte famille nombreuse.

Ainsi donc le manifeste de Cornillet, le départ de Arthuis n'étaient pas si spontanés que ça : qui en doutait franchement ?  tout le monde le savait plus ou moins, non ?

François Bayrou a promis une clarification de la situation avec les assemblées des 26 avril et 14 mai (réunion des élus et conseil national). Nous verrons ce qu'il adviendra. Bien qu'ayant reçu une invitation, je ne pourrai malheureusement me rendre à la maison de la chimie le 26 avril, mais je suivrai de près ce qui s'y dira. Nous ne devons pas rester les bras croisés en attendant de nous faire tirer dessus aux boulets rouges de la démagogie et du débauchage intempestif. M. Sarkozy devrait savoir que nous ne monnaierons pas nos idées et nos positions pour de simples postes ou portefeuilles. Quand je dis "nous", je parle des démocrates, des vrais centristes, qui ont en point de mire, autre chose que leur candidature aux prochaines échéances et autres joyeusetés du genre.

15 avril 2008

Conférence de presse de François Bayrou le 14 avril

Déclaration de François Bayrou (seul le prononcé fait foi) : "Mesdames, Messieurs, Je vous remercie d'avoir accepté cette rencontre. J'ai voulu vous dire quel est, à mes yeux, l'enjeu des semaines qui viennent pour le Mouvement démocrate et de la manoeuvre qui est engagée autour de lui. Depuis quelques jours, nous savons de manière certaine que des mouvements présentés comme internes, la mise en cause de la ligne d'indépendance de notre mouvement, n'avaient en réalité pas grand chose de spontané, qu'ils étaient dirigés et agités de l'extérieur, et pour parler clairement, de l'Elysée. Je veux vous dire ma réaction lorsque j'ai lu ces documents et les échos de presse nombreux qui les précédaient et qui, tous, allaient dans le même sens. Je me suis dit qu'on attendrait du président de la République, dans une telle période de crise financière, économique, sociale, d'éducation, qu'il s'occupe de l'essentiel pour le pays, et qu'il respecte tous ses concitoyens même s'ils ne sont pas d'accord avec lui.

Je me suis dit que l’intrigue, la déloyauté, le cynisme, ce n’était pas cela qu’on attendait des gouvernants en démocratie, surtout de ceux qui articulant une promesse illusoire, une de plus, affirmaient vouloir construire une « démocratie exemplaire ».

La manœuvre qui est préparée est d’une clarté biblique, pour ne pas dire d’une assez grande naïveté. Nous en connaissons désormais les tenants et les aboutissants.

Elle consiste primo : à « cibler » un certain nombre d’élus en leur promettant portefeuilles, galons et chamarrures, et à dresser ainsi les élus contre la volonté d’indépendance des militants.

Secundo : à essayer de déstabiliser le Mouvement démocrate en prétendant qu’on pourrait dans un illusoire retour en arrière faire revivre l’UDF d’antan, contre la décision solennelle de son congrès, en en faisant de nouveau l’allié inconditionnel du parti majoritaire.

Tertio : pour s’assurer de la manœuvre, que l’UDF serait attaquée dans son patrimoine, le patrimoine dont elle est dépositaire comme association, qui a été construit au fil du temps contre tous les assauts et toutes les menaces, sous ma présidence exclusivement, avec l’arrière-pensée que l’on puisse par le même moyen priver notre famille politique du financement public obtenu par ses candidats.

Quattro, enfin : que cette manœuvre conduirait à l’éclatement du Mouvement démocrate, à un pseudo « parti du centre » de plus, un satellite de plus autour de l’UMP, pour noyer la voix originale du Mouvement démocrate dans les sables mouvants d’un centre inféodé. Le but étant d’obtenir le plus grand nombre possible de faux centres de manière à faire croire qu’il n’en existe vraiment aucun…

Cette manœuvre s’accompagne, annonce -t-on ouvertement, d’un changement du mode de scrutin pour les élections régionales, destiné, croient-ils, à nous empêcher de trouver notre place dans cette élection.

Cet ensemble de manœuvres, je ne le laisserai pas se dérouler sans réagir.

Car il y va d’un immense enjeu, d’un enjeu bien plus important que l’existence d’un parti ou le combat d’un homme ou d’une équipe.

Le but de cette manœuvre, c’est qu’il n’y ait pas en France de centre indépendant, de courant démocrate pour offrir un choix nouveau à notre pays.

Le fond de cette manœuvre, c’est de mettre un terme définitif au pluralisme dans notre pays, en éliminant ceux qui lui résistent, et d’instaurer une fois pour toutes le bipartisme à l’américaine, deux partis et deux seuls, avec quelques satellites décoratifs pour sauver les apparences.

Si cette manœuvre réussissait, cela voudrait dire que les Français seraient à l’avenir condamnés à choisir à tous coups, entre l’UMP et le PS, l’UMP et ses satellites et le PS et ses satellites.

Il n’y aurait donc plus de recours pour tous ceux qui estiment qu’il peut arriver, et qu’il arrive souvent, que l’UMP et le PS se trompent tous les deux !...

Il n’y aurait plus de solution, plus d’espoir, pour tous ceux qui pensent, qui savent, qu’un grand pays  moderne, avec sa complexité, dans les temps si bouleversants , si bouleversés que nous vivons, ne peut pas avoir, pour son avenir, le choix qu’entre deux options.

Cela n'existe d'ailleurs dans aucun pays du monde.

Le combat que nous allons conduire pour sauvegarder et garantir la pleine indépendance, l’autonomie de pensée et de choix du Mouvement démocrate, ce combat n’est pas seulement pour nous, c’est un combat pour le pluralisme en France.

De ce combat, j'en suis persuadé depuis longtemps, le jour où il aura été conduit à son terme, d’autres courants politiques profiteront et ce sera un bien.

Et c’est d’autant plus important, cette défense du pluralisme,  au moment de l’histoire où nous sommes, au moment où le projet qui fut porté par Nicolas Sarkozy révèle se révèle, dans son erreur de jugement, et souvent dans sa mystification.

Tout montre, je le dis avec gravité, que la France va dans le mur, avec une dégradation parallèle et accélérée de la situation économique, financière et sociale.

Un certain nombre des fondamentaux qu'a choisis Nicolas Sarkozy sont préoccupants pour notre pays.

Je veux en citer quatre exemples, de désaccords profonds :

Nous sommes en désaccord depuis le premier jour avec la politique qui a été choisie pour les finances publiques de notre pays, qui a consisté à laisser croire follement, pendant des mois, que l’équilibre se retrouverait par la distribution d’argent facile, en particulier par des avantages fiscaux pour ceux qui étaient déjà les plus favorisés. Cette politique de légèreté, en peu de mois, a conduit à un déficit de dix milliards d’euros supérieur au déficit de l’année précédente. Cette politique « keynésienne », ou pseudo-keynésienne, qui est, disons-le en passant, traditionnellement, la politique même du parti socialiste, va déboucher sur un accident économique et budgétaire sans précédent car il n’y a plus de marge de manœuvre, et il n'y a plus de soupape d'échappement.

Nous sommes en désaccord avec les fausses promesses et nous craignons la crise sociale qu’une telle déception peut entraîner. On a promis, pendant la campagne présidentielle, à des Français qui l'ont cru,  tout et le contraire de tout : on a promis l’augmentation du pouvoir d’achat ; on a promis qu’on rendrait aux Français 68 Milliards d’euros ; on a promis le Revenu de solidarité active pour les plus pauvres ; on a promis des droits sociaux supplémentaires ; on a promis que l’éducation serait la priorité de la nation. Aucune de ces promesses n’a été respectée et aucune ne le sera car leur addition était en soi intenable, comme je l'ai dit pendant la campagne présidentielle. Leur addition était intenable étant donné la situation du pays. Mais on a appliqué la vieille loi qu’on enseignait dans les Hauts-de-Seine : « les promesses n’engagent que ceux qui les reçoivent ». Cet abus de promesses a nourri le risque d’une crise sociale, la pauvreté gagnant, et les classes qu’on appelait hier moyennes étant de plus en plus exposées, aussi bien aux franchises, qu’à l’augmentation des produits de première nécessité comme le gaz, ou à un appel général aux mutuelles. Je ne sais pas quelle forme peut prendre cette crise sociale, mais à l’état endémique, cette crise sociale est le fond de l’humeur de notre pays.

Nous sommes en désaccord avec ce que Nicolas Sarkozy a choisi de faire de la fonction présidentielle. Et nous avons une tout autre idée de ce que doit être le président de la République. Pour nous, le président de la République, c’est l’homme de la nation et non pas l’homme d’un parti ou d’un clan. Il est pour nous incompatible avec l’idée de la fonction d’imaginer que le président de la République puisse, au vu et au su de tout le monde, présider au comité qui organise la majorité. Cela veut dire qu’il est le représentant de ses partisans, et non pas le représentant du pays tout entier. Or dans les mois et les années qui viennent, plus que jamais, le pays a besoin d’un président qui soit au-dessus des intérêts et des contingences des partis. Car les problèmes qui viennent ,menacent la nation tout entière, dans sa substance, dans son tissu social, dans son unité.

C’est la fonction symbolique du président de la République qui est en jeu. Je sais bien que nous sommes dans un temps où certains croient que « symbolique »  signifie « de peu d’importance ». Le ministre de la Défense a récemment déclaré ainsi que vraiment le retour de la France dans le commandement intégré de l’OTAN « était une affaire purement symbolique ». Or les peuples et les hommes, et tous les temps sont là pour le confirmer, n’ont cessé d’éprouver que le symbolique était au contraire essentiel, au sens le plus lourd du terme.

C’est pourquoi , quatrième sujet de préoccupations urgent, nous nous battrons de toutes nos forces pour persuader notre pays et l’ensemble des décideurs que cette décision de faire rentrer la France dans la structure intégrée de l’OTAN est une faute pour notre pays. C’est la perte d’un atout, symbolique et donc décisif, pour son identité, pour sa voix singulière dans le monde et en Europe. Depuis des décennies, et particulièrement durant ces dernières années, un équilibre avait été trouvé qui répondait au double intérêt de notre pays : nous étions des partenaires dans l’alliance atlantique, capables de participer chaque fois que nous l’estimions juste et nécessaire, comme on l'a vu lors de la première guerre du golfe, come on l'a vu dans les Balkans, comme on l'a vu  en Afghanistan. Mais nous affirmions en même temps notre singularité, notre capacité de dire non, haut et fort, haut et clair, et le monde entier le savait, le monde entier en tout cas l’a vérifié au moment du « non » retentissant que la France de Jacques Chirac a opposé à la décision américaine d’envahir l’Irak. C’est un abandon historique qui est en train de se préparer ici et le fait que cet abandon soit, en effet, symbolique, s’entendra dans le monde entier et chacun prendra acte de ce que la France est redevenue pays comme les autres.

Et c’est grave pour le destin de l’Europe. Les choses étant aujourd’hui ce qu’elles sont, c’est l’indépendance de la France qui garantissait l’authenticité de l'indépendance de l’Europe. Différents, nous étions la quille du bateau. Rentrés dans le rang, le bateau n’aura plus de quille : nous n’aurons plus les moyens de nous opposer au conformisme de l’alignement. Il a été surabondamment montré, ces dernières années, que les alliés les plus proches, les plus anciens des Etats-Unis, les plus intimes, et Tony Blair au premier rang, n’avaient aucune capacité d’influer dans les moments cruciaux sur les décisions de la première puissance du monde. L’Europe n’a pas , pour nous, à solliciter la permission d’exister. C’est le contraire. La volonté d’exister s’affirme, mais ne se sollicite pas.

Il est donc d’importance nationale que les Français, quand ils auront constaté l’échec inéluctable de la majorité, ne soient pas contraints, obligés  de se livrer au Parti socialiste comme il est aujourd’hui, et dont un certain nombre d’orientations méconnaissent et risquent d’aggraver la réalité du pays.

En tout cas, il est d’importance nationale que le moment venu, les Français aient le choix. Qu’ils se voient offrir un choix réel entre des voies de recours différentes.

Il est d’importance nationale autrement dit, qu’une alternative démocratique soit construite et présentée aux Français.

  La France, dans sa démocratie, dans sa gestion, dans ses priorités, dans sa vie sociale, économique, dans sa vie internationale a besoin d’un autre projet .

Mais ce projet ne pourra être défini, porté et défendu que par un mouvement politique assuré de lui-même, décidé à résister aux menaces et aux tentations, où les élus sont en phase avec les adhérents et les militants, et où les militants eux-mêmes sont cohérents.

C’est pourquoi je conduirai sans faiblir la contre-attaque contre ces manoeuvres. Si c’est d’un combat qu’il s’agit, ce combat, nous allons le mener.

J’ai décidé d’en appeler aux adhérents, aux militants et aux sympathisants du Mouvement démocrate. C’est l’heure de la grande clarification pour échapper aux tentatives de déstabilisation et pour construire un mouvement cohérent.

Je le dis aux adhérents qui ont fait le Mouvement démocrate : c’est maintenant à vous de vous exprimer. C’est votre détermination qui fera tranquillement échec à toutes les manœuvres, d’où qu’elles viennent. Je vous appelle à exprimer votre conviction, à prendre à votre tour les choses en main.

Je vais donc soumettre au suffrage des adhérents, dans une consultation à laquelle chacun sera associé, un texte d’orientation qui ne laissera aucune place à l’ambiguïté. Et j’invite tout dirigeant qui ne serait pas d’accord avec la ligne d’indépendance que je défends à soumettre sa propre motion aux adhérents. Alors nous compterons les soutiens. C’est maintenant, devant nos adhérents et militants que tout débat doit être conduit et tranché.

Cette clarification devra être accomplie avant l’été pour que cessent les manœuvres de déstabilisation. Le 26 avril devant ceux qui ont porté nos couleurs aux élections municipales, le 14 mai devant notre conseil national, nous fixerons les conditions de cette consultation en même temps que le calendrier et les conditions de l’élection de nos instances locales.

Pour moi, les choses sont claires : je n’accepterai plus ni manœuvres internes, ni déstabilisation externe, ni le bazar. C’est vers nos adhérents que je me tourne. Il faut leur exposer clairement et nous le ferons, les données de la situation. Et il faut leur faire confiance pour trancher, pour fixer une fois pour toutes le cap et les règles, et donc le destin, de notre mouvement."

05 avril 2008

L'aventure MoDem doit-elle s'arrêter ? 2 : Arthuis quitte le navire

La prise de position de Thierry Cornillet avait déjà fait débat parmi nous voici deux ou trois jours : je pense que cela va se poursuivre. J'ai trouvé cette dépêche de l'agence Reuters. Même si l'on connaissait la position de Jean Arthuis, il avait tout de même décidé de rejoindre le MoDem. Il est apparemment revenu sur sa décision. Ca vous inspire quoi ?  Il suit Cornillet et espère élargir la brêche ?  Il est sincère ou pas ?  Il a un point de vue électoraliste ? 
 
Reuters - Samedi 5 avril, 19h47

PARIS (Reuters) - Le sénateur centriste de la Mayenne Jean Arthuis a décidé de quitter le Mouvement démocrate, un parti devenu selon lui "inaudible", et veut faire revivre l'UDF.

"Je quitte le MoDem. Je n'y ai plus ma place. Et la plupart des sénateurs du groupe pensent comme moi", déclare le président de la commission des Finances du Sénat dans une interview à paraître dans le Journal du Dimanche du 6 avril. Jean Arthuis explique que ses relations avec François Bayrou, le président du MoDem, sont "au point mort" et qu'"on ne gouverne pas un parti comme une secte".

L'ancien ministre des Finances n'entend pas pour autant rejoindre le Nouveau Centre, pas plus que l'UMP, et veut faire renaître l'UDF, son "parti historique". "Je suis centriste, viscéralement attaché à l'existence d'un centre indépendant en mesure de nouer des alliances dans la clarté", affirme-t-il.

"L'UDF n'est pas morte, contrairement à ce que certains tentent de faire croire. L'UDF a conservé son existence juridique et patrimoniale", relève-t-il en demandant la convocation rapide du comité directeur. "François Bayrou, qui est également président de l'UDF, a longuement reçu à ce sujet Michel Mercier, le président de notre groupe sénatorial. Il est désormais saisi de ma demande", ajoute-t-il.

"Je veux faire revivre l'UDF, et je ne suis pas le seul", conclut Jean Arthuis...

 

03 avril 2008

L'aventure MoDem doit-elle s'arrêter ?

425114384.jpgL'aventure MoDem doit-elle s'arrêter ? N'est-elle pas qu'une utopie savamment orchestrée ? Faut-il faire renaître l'UDF de ses cendres ?

Ces questions, ce n'est pas moi qui les pose. C'est, en substance, le contenu d'un texte du député européen Thierry Cornillet, que j'ai reçu sur ma boîte e-mail il y a quelques jours (je suppose ne pas être le seul dans ce cas). Ce Manifeste pour un vrai centre (Manifeste pour un vrai Centre.doc ) dresse un constat de la situation du MoDem après une brève histoire de l'UDF et propose, pour remédier à tout cela, plusieurs pistes.

Je dois reconnaître que le constat est loin d'être irréaliste. Plusieurs vagues successives de départ ont considérablement affaibli le courant que nous représentons. Rappelons qu'au sommet de sa gloire, l'UDF comptait 215 députés (1993) : aujourd'hui ils sont 3. Détrompons-nous cependant, sur la nature de ces derniers départs, que M.  Cornillet attribue à une phrase de François Bayrou quant au choix de son vote au 2nd tour : je pense que les fuyards étaient majoritairement des élus(locaux ou non), qui pensaient surtout à leur réélection en 2007 ou 2008. Cette phrase ne devait pas être bien méchante puisqu'elle n'a pas découragé les 60 000 adhérents de la mi-2007, bien que d'aucuns nous aient déjà quittés (voir à ce sujet une note de Christophe Ginisty). L'électorat Bayrou (6,82 millions) a largement dépassé "l'électorat nucléaire de l'UDF", contrairement à ce qu'en pense le député européen ; si cette proportion ne s'est pas retrouvée lors des élections législatives, il faut y voir plusieurs raisons : l'abstention importante, et le vote "utile" (les électeurs issus de la droite ont donné crédit au nouveau président pour lui permettre de gouverner tandis que les sociaux-démocrates se sont repliés sur leur vote traditionnel par crainte que l'UDF ne retourne au ratelier de l'UMP). 

En ce qui concerne les dernières municipales, il paraît clair que la stratégie à "merdoyé" (Grozbulles). Peut-on cependant affirmer qu'une stratégie nationale eût été plus "payante" : rien ne permet de le confirmer, d'autant que l'on sait très bien que localement, les affinités politiques varient considérablement. Des accords nationaux préalables, ou une indépendance dans toutes les communes auraient toutefois été plus lisibles et crédibles. C'est une leçon à méditer pour les échéances à venir.

Un dernier constat avant d'en venir aux solutions : le handicap, si l'on peut dire, du MoDem au niveau national, est qu'il repose sur l'unique personnalité de François Bayrou. Rien ne semble exister, aux yeux des médias en tout cas, hors du béarnais. Quand Bayrou va, tout va ! Mais si Bayrou est en difficulté, c'est la crédibilité même du mouvement entier qui s'en ressent. Que faire ? 

 En tout cas, il paraît bien utopique de vouloir ressusciter feue l'UDF de la léthargie dans laquelle on l'a plongée. Certes l'UDF avait des élus (cela semble turlupiner M. Cornillet de manière continue, il faut dire que les élections européennes sont en 2009 ;-)), certes c'était un parti historique du paysage politique français, mais jusqu'en 2006 il était loin d'être aussi indépendant et libre que le MoDem.

Le Manifeste dont il s'agit prône un retour à la lucidité (c'est-à-dire aux "alliances", de préférence "avec l'UMP", un "partenariat actif avec le gouvernement "- encore faut-il que ce dernier l'accepte et accepte l'indépendance de notre paroles), ou plutôt, dirais-je, aux tendances d'autrefois... Il propose également la renaissance de l'UDF, "socle du centre" "assassiné à Villepinte".

Je ne retiendrai de constructif que l'ouverture, par un "collège à determiner", de discussions avec les autres formations qui se disent centristes (PRV, PRG, NC, AD) afin de "rassembler ce qui est épars" pour former une Fédération du Centre... 

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Dernière minute :

Voyez ce qu'en pensent MIP, KaG, Sébastien Pereira, Jean-Luc Gayraud 

17 mars 2008

Municipales 2008 : le constat d'une non-victoire généralisée

Nous voilà après les élections municipales de 2008, 10 mois après l'élection présidentielle qui a vu Nicolas Sarkozy succéder au (regretté) Jacques Chirac. Comme c'était de toute façon prévisible, la gauche a remporté une majorité de suffrages et de villes, dans ce qu'on pourrait appeler le "revers continuel de la médaille en chocolat" : après 10 mois, les électeurs ont compris que malgré ses promesses mirobolantes, Nicolas Sarkozy ne pourra pas faire les miracles escomptés, et qu'il se réserve pour lui même l'augmentation du pouvoir d'achat. Le discours n'a pas changé quant à la portée du vote : le vainqueur y voit une portée nationale, le vaincu se convainc tant bien que mal que cela reste des élections locales (la vérité se trouve certainement entre les deux...)

Pour le PS, il s'agissait ici de reprendre un peu de vigueur après les précédents échecs. Force est de constater que, là aussi, les résultats sont en decà de ce qui était attendu. Mais on ne peut pas faire du neuf avec du vieux. On ne peut pas se refaire une santé lors même qu'on n'a changé ni sa stratégie désastreuse, ni  son mode de fonctionnement, ni même les vieux éléphants qui monopolisent la couverture médiatique.

Pour le Mouvement Démocrate, le but était de consolider une base d'élus, dont le parti manquait alors cruellement.  Objectifs non-atteints !  Soit que la stratégie était mauvaise au niveau national, soit que les candidats locaux n'étaient pas convaincants.  Peu de maires oranges donc. Même François Bayrou n'a pas réussi à conquérir la mairie de Pau.

Vis à vis de notre mouvement, le dénis des deux grands partis est toujours de mise. Cependant que le PS et l'UMP ont profité des voix MoDem au 2ème tour, ils n'en dénoncent pas moins le manque de cohérence des "oranges", en fait, chacun aimerait avoir le gateau en entier pour lui tout seul... Mais le temps n'est plus au simple duel droite/gauche. Le Centre doit prendre l'importance qui lui est due.

Le MoDem n'est pas un refus de la droite et de la gauche, ce n'est pas un non-choix comme on se plait à le dire à l'UMP ou au PS. Je ne suis pas niniste. J'ai des convictions. Celle que la gouvernance d'un pays doit prévaloir sur l'affrontement stérile de partis qui s'échangent le pouvoir par tranches de 5 ans en évitant de surtout réformer leurs idées, leur organisation et leurs représentants. Celle que personne ne peut avoir de solution toutes faites sortie d'une poche comme le lapin d'un magicien, mais que le dialogue honnête et sincère peut amener à des solutions nouvelles et à des consensus. Celle qu'on peut travailler tous ensemble, en bonne intelligence, sans se soucier d'une étiquette qui ne veut, au fond, pas dire grand chose.

Certes le Mouvement Démocrate est loin d'être parfait. Son organisation, sa stratégie, ses idées et ses fondements même peuvent être remis en question et discutés, mais il a le mérite d'exister, de s'être fait le porte-parole d'une frange entière de la population qui s'est mis, en avril 2007, à croire à nouveau en la politique, en les politiques, parce que François Bayrou portait alors un message d'espoir, d'avenir et la promesse d'une France à l'échelle de l'individu. La personnalité du fondateur est depuis très décriée. Peut-on dire que c'est injustifié...?

Presque un an après sa création, force est de constater que dans sa fome actuelle, le Mouvement Démocrate n'est pas capable de devenir la force politique majeure qu'il s'était promis de devenir. Les citoyens n'arrivent pas à cerner son action. Il faut, selon moi, le réformer (déjà !). Ne pas attendre à l'instar du PS qui s'enlise. Trouver les solutions qui feront des démocrates des gens dignes d'attirer l'attention du plus grand nombre, de convaincre les autres partis et les électeurs qu'il faut compter sur lui et qu'il est capable de gérer notre pays.

Je n'ai pas de solution miracle : je pense que la démocratie interne est loin d'être parfaite, on l'a vu lors des investitures. L'autre problème majeur est que le mouvement ne repose que sur un seul homme et que très peu d'autres grandes personnalités se distinguent. Il nous faut cesser de courir à tout-va après les fonctions électives : la cohérence doit être respectée, et les gens ne comprennent pas pourquoi, à la faveur d'un second tour, certain candidats se fourvoient avec leurs adversaires tant critiqués... Notre crédibilité se jouera aussi dans la manière dont les quelques élus de ce mandat qui s'annonce occuperont leurs fonctions.

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