08 août 2009

Aux portes de Nancy

DSCN1322.JPGEn cette période de vacances j'ai décidé de continuer à vous faire découvrir Nancy, vous qui habitez ailleurs ou qui ne connaissez pas bien le patrimoine de cette belle ville. Aujourd'hui j'ai décidé de vous faire voir un petit panorama des portes monumentales de Nancy. En effet, comme beaucoup d'autres cités, Nancy fut, à partir du Moyen-Age, dotée de fortifications. Mais contrairement à de nombreuses villes, elle en a conservé un nombre impressionnant que je vous propose de découvrir rapidement et que vous pourrez admirer, comme dans le billet précédent, dans un de mes albums facebook.

Jusqu'au XVIe siècle, la ville de Nancy était très réduite en superficie, et ce n'est qu'avec le règne de Charles III que la ville fut considérablement agrandie, avec la juxtaposition à la Vieille Ville de ce qu'on appelle la Ville Neuve ou Ville de Charles III. Ces limites sont encore aujourd'hui matérialisées grosso modo par les portes monumentales qui en permettaient l'accès. Des fortifications médiévales ne subsiste que la porte de la Craffe, un des monuments les plus emblématiques et impressionnant de la vieille ville, avec ses deux hautes tours rondes du XIDSCN1338.JPGVe siècle. Elle fut doublée au XVIe siècle de la porte de la Citadelle, formant ainsi une double protection de la ville au Nord.

Le passage de la Vieille Ville à la Ville Neuve, et plus formellement de la Place de la Carrière à la Place Stanislas se fait par l'Arc Héré, ce qui symbolise le passage entre deux époques différentes et entérinait physiquement la séparation entre l'Hôtel de Ville et le Palais de l'Intendance. De part et d'autre de la Place Royale, ou Place Stanislas, partent deux artères vers l'Est et l'Ouest : la rue Sainte-Catherine et la rue Stanislas. Toutes deux sont terminées à leur extrémité par des portes monumentales construites par l'architecte Richard Mique, lequel devint plus tard Premier Architecte de Louis XVI et construisit le Hameau de la Reine à Versailles. Notons que la porte Sainte-Catherine, légèrement déplacée pour des raisons pratiques, a été restaurée très récemment et que la porte Stanislas va subir le même traitement dans les mois qui viennent puisque les échafaudages sont en cours de montage.

Non loin de la cathédrale se dresse la Porte Saint-Georges, immortalisée par une gravure d'Israël Sylvestre. Cette porte promise à la démolition fut sauvée grâce à l'intervention de Victor Hugo en 1878. La porte Saint-Jean n'eut pas cette chance et fut démolie. Prenant place sur l'actuelle Place Maginot, elle faisait la transition entre la ville et l'étang Saint-Jean où Charles le Téméraire trouva la mort en 1477. Des éléDSCN1332.JPGments de décors et des mascarons récupérés in extremis sont toujours visibles au rez-de-chaussée de l'ancien Palais Ducal.

La porte Saint-Nicolas marquait la frontière méridionale de la ville. On la voit de loin grâce à la perspective étonnante permise par la rectitude et la longueur de la rue Saint-Dizier.

La porte la plus récente, l'ancienne porte de Stainville, rebaptisée porte Désilles, date des années 1782-1784. Célébrant par son décor l'indépendance américaine, elle fut le siège d'un épisode révolutionnaire célèbre relaté sur une des nombreuses plaques commémoratives qui y sont apposées. En effet ce dernier monument tient lieu de monument aux morts de la ville de Nancy.

 

Pour voir l'intégralité de l'album photo :

http://www.facebook.com/album.php?aid=91911&id=...

28 juillet 2009

Désertion ?

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Je vous le confesse un peu honteusement, je déserte un peu mon blog ces temps-ci. Je vous le disais récemment, les vacances, le manque d'actualité qui m'intéresse vraiment (je ne vais quand même pas disserter sur un malaise vagal ou sur une banale grippe), et mon emploi du temps focalisé sur un article qui occupe mon esprit depuis trois semaines (et qui n'avance pas...), ne me motive que très peu.

Aussi, pour ne pas vous laisser sur votre faim, chers amis, je vous propose d'aller voir les petits compte-rendus photographiques que j'ai pu faire de mes deux dernières visites ma5331_107180344263_749939263_1945700_645410_n.jpgrquantes dans Nancy : la première est la visite de l'église Notre-Dame de Bonsecours, chapelle funéraire du roi de Pologne et dernier duc de Lorraine Stanisla Leszczynski, restaurée l'an dernier, et que je n'avais pas eu l'occasion de voir encore dans un tel état de splendeur. La seconde est l'église Saint-Sébastien, chef-d'oeuvre du trop méconnu Jean-Nicolas Jennesson. Ces édifices font partie de parcours obligé lorsque l'on visite le Nancy du XVIIIe siècle, après la trio des Places et la cathédrale.

Alors bon séjour pour ceux qui ne partent pas en vacances. Et tant pis pour les crapauds qui s'en foutent...(;-)).

Lien vers l'album Bonsecours :

http://www.facebook.com/album.php?aid=88334&id=...

Lien vers l'album Saint-Sébastien :

http://www.facebook.com/album.php?aid=88826&id=...

07 juillet 2009

L'église de Deycimont réparée !

Souvenez-vous, je vous avais parlé dans ma note du 9 mai dernier des dégâts infligés à l'église de Deycimont par la foudre.

Grâce à la diligence de M. le Maire, des organismes d'assurance, et ensuite de la décision prise au conseil municDSCN0669.JPGipal extraordinaire qui s'est tenu au début du mois de juin, tout est enfin réglé, moins de deux mois après les évènements. Une entreprise spécialisée dans la restauration de monuments s'est chargée de faire les réparations les plus importantes, à savoir le remplacement d'une section de corniche moulurée par un élément identique, également en grès rose, de la même teinte de la pierre préexistante (voir n°1 sur la photo). Cependant, il semblerait que cela ne soit qu'un pansement provisoire, pour parer au plus pressé, puisque l'on remarque à d'autres endroits des marques de fragilisation du grès qui se délite (voir n° 2 sur la photo), et qu'il faudra (sans doute plus tôt que tard), penser à remplacer également. En effet, les presque 150 années de précipitations, de pluie, de gel, ont fragilisé la pierre. C'est malheureusement le lot de nombreux édifices dans notre région.

29 juin 2009

Salins à l'UNESCO

t-photo_arcetsenans1.jpgL'UNESCO (Organisation des Nations Unies pour l'Education, la Science et la Culture) a dévoilé voici quelques jours le noms de quelques nouveaux sites inscrit sur la liste du Patrimoine mondial : au numéro 203, et en complément de la grande et célèbre saline d'Arc-et-Senans, (Doubs) oeuvre de Claude-Nicolas Ledoux (1736-1806) construite à partir de 1775, viennent d'être ajouté les salines des Salins-les-Bains (dans le Jura). Activessalins les bains 2.jpg au moins depuis le XIIe siècle, les salines de Salins sont tout à fait intéressantes en ceci qu'elle stémoignent d'une activité saline à grande échelle et qu'elles complètent chronologiquement le site d'Arc-et-Senan.

Il faut savoir que l'Est de la France et une partie de la Suisse ont très tôt été spécialisés dans l'exploitation du sel à grande échelle, que ce soit par les mines (Halstatt) ou par méthode ignigène (fours à saumure). Il ne serait d'ailleurs pas inintéressant que les gens de l'UN529px-Salines_moyenvic.jpgESCO se penchent sur le cas du Saulnois (sud de la Moselle), où le sel est exploité de cette dernière manière depuis l'époque Protohistorique (site de Marsal notamment), jusqu'au XXe siècle (la dernière saline de Moyenvic a fermé en 1897, celle de Dieuze en 1973), avec des monuments très significatifs : porte de la saline de Moyenvic, celle de Dieuze...

30 mai 2009

Saint-Epvre et Sarkozy

Les riverains de la vieille ville en étaient tout fiers : le clocher de la basilique Saint-Epvre, en restauration dDSCN0509.JPGepuis près de 10 ans, venait à peine d'être dégagé de sa gangue d'échauffaudage pour exposer sa jolie couleur de calcaire propre au touriste éberlué. Pensez donc, depuis quand n'avions-nous pas vu le tympan néo-gothique de Viard...?

Eh bien tout cela n'auraDSCN0510.JPG duré qu'un temps. Les échauffaudages font de nouveau leur apparition depuis cette semaine. Après la façade et le clocher, ce sont les bas-côtés qui vont subir un nettoyage en profondeur. Et tout ça par la grâce de qui ? de notre bien aimé président de la République, via le fameux Plan de Relance dont on nous a tant de fois rebattu les oreilles (si si c'est marqué dessus, comme le Port-Salut). J'ai du mal à voir la pertinence de l'insertion de cette restauration dans plan susdit, sachant qu'elle était commencée bien avant et qu'elle aurait eu lieu (plus lentement certes, eut égard au manque d'espèce sonnantes et trébuchantes) de toute façon.

Enfin si ça peut réhabiliter un des éléments patrimoniaux majeurs de Nancy...

09 mai 2009

L'église Sainte-Menne foudroyée

DSCN0480.JPGLa journée d'hier, 8 mai, a connu un épisode orageux assez violent. A Deycimont, l'église a été touchée par la foudre au niveau du clocher, plus précisément à la base de la corniche du troisième niveau, entre deux consoles, sur la face occidentale. Résultat : une partie de la corniche en grès s'est détachée pour s'écraser une vingtaine de mètres plus bas sur le perron de l'édifice. Afin de sécuriser le site, on a aujourd'hui fait appel à la grande échelle  des pompiers spinaliens qui ont rapidement sécurisé la corniche afin d'éviter tout accident supplémentaire.

Les dégâtsDSCN0465.JPG sont certes génants mais la chance a fait que l'endroit touché n'a pas provoqué d'incendie. Outre les dégâts à la maçonnerie intérieure et extérieure du clocher, l'horloge du village, récemment équipée d'un nouveau système de mise à l'heure automatique, a été endommagée et s'est arrêtée à l'heure de l'événement : 16h38. Ce n'est pas la première fois que l'église Sainte-Menne subit les outrages de mère-nature. En 1975, se souviennent encore certains habitants, le clocher avait déjà été foudroyé et la flèche avait dû être recouverte. Plus récemment en 1999 la teDSCN0472.JPGmpête du mois de décembre avait emporté une partie de la toiture, obligeant là encore les pompiers à sortir la grande échelle pour bâcher le tout.

Pour l'heure, les abords de l'entrée de l'église sont interdits au public par des rubans de sécurité, en attendant l'expertise de l'assurance. Par la suite le site sera sécurisé afin de permettre de nouveau une utilisation du bâtiment. Cependant, cet incident a mis en évidence une dégradation plus profonde de la corniche supérieure, laquelle avait déjà été restaurée légérement voici quelques années. Le grès, on le sait est un matériaux qui peut se dégrader plus ou moins raDSCN0476.JPGpidement, selon sa qualité ; il craint particulièrement la pluie et le gel et commence, dans le cas présent, à se déliter. Cela nécessitera à court ou moyen terme une réparation sans doute coûteuse.

Cela pose à nouveau la question de l'entretien des bâtiments cultuels par les petites communes. L'église Sainte-Menne date en partie du XVIIIe siècle et en partie du XIXe siècle : aucune protection au titre des monuments historiques n'est envisageable pour cette église rurale sans intérêt architectural particulier et la commune devra tôt ou tard y remédier (le plus tôt sera le mieux à mon avis si l'on ne veut pas que les réparations urgentes s'accumulent). Si la commune est certainement capable d'y faire face financièrement, ce n'est pas le cas de certaines autres. Cela pose également la question de la perception de l'intérêt des églises les plus récentes, et celles du XVIII que je connais assez bien, en particulier. Notons que l'église de Deycimont est une fondation assez ancienne qui recèle un mobilier assez intéressant, comme une cloche de 1773, des fonts baptismaux certainement du XVIe siècle, etc... qu'il faut pouvoir conserver dans de bonnes conditions. Affaire à suivre pour le conseil municipal du mois de juin...

 

19 septembre 2008

Conférence

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Demain, samedi 20 septembre, à l'occasion des Journées Européennes du Patrimoine, je vous propose une visite commentée de l'église de Deycimont (16h30).

Je poursuivrai ensuite par une conférence à la mairie de Deycimont qui aura pour thème Deycimont, histoire d'un village lorrain des origines à 1900. Cette conférence se terminera par un apéritif offert par le foyer rural.

27 juin 2008

My life...

opidboviolles.jpgComme chaque année, au début de l'été, revoici le temps des fouilles archéologiques. Les archéologues ressortent leurs pelles, truelles et autres balayettes pour de nouvelles (...) découvertes passionnantes (ou pas).  Il est donc temps pour moi de songer à préparer mon sac pour trois semaines. Comme l'an passé, je rejoins en effet l'équipe de Thierry  à l'oppidum de Boviolles (55) : au programme, fouille du rempart en murus gallicus et camping à Saint-Amand-sur-Ornain.

Pour ceux qui ne le savent pas encore, outre mes études d'histoire de l'art, je m'adonne aussi au plaisir de l'archéologie (spécialité pour laquelle je commence d'ailleurs à préparer le concours de conservateur du patrimoine...) depuis quelques années. J'ai notamment eu le plaisir de fouiller à Marsal, chez l'ami Vincent, avec Laurent Olivier et depuis l'an dernier sur le site de l'antique Nasium et son oppidum gaulois (Naix-aux-Forges ; Boviolles ; Saint-Amand-sur-Ornain). Les recherches y sont conduites par Thierry Dechezleprêtre, jusqu'à récemment conservateur au musée lorrain, et désormais archéologue départemental des Vosges, lequel a poursuivi des recherches sur de nombreuses oppida de la vallée de la Seine.

Me voici donc parti (presque), du 1er au 19 juillet, avec quand même un petit répit vosgien le week-end. Mais que mes amis JDem se rassurent, j'ai tout prévu pour le vote qui élira le président et le bureau national ;-). A mon retour j'espère être en mesure de vous relater nos exploits et de présenter quelques photos de ce séjour meusien. Vous excuserez le silence que ce blog observera pendant cette période.

A bon entendeur, salut !  

 

18 mai 2008

Nuit des musées

   
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Hier avait lieu la 4ème édition de la nuit des musées, événement culturel qui, avec les journées du patrimoine, permet au grand public de découvrir le patrimoine (en l'occurence muséal) de sa région. Ayant réussi à me soustraire à la réquisition de rigueur au musée lorrain, j'ai eu tout loisir, après la visite éclair de la veille conditionnée par les conditions inhérentes à toute inauguration, de parcourir de nouveau les salles du musée des Beaux-Arts de Nancy, dont la façade principale donne sur la non moins célèbre place Stanislas.
    Chose exceptionnelle, ce n'est ni une, ni deux, mais bel et bien trois expositions temporaires qu'il nous était donné de découvrir en plus des collections temporaires. Je retrouve à chaque fois le plaisir d'admirer les oeuvres de Monet, Duchamp, Girardet, Boucher. Quant aux expositions temporaires quelques remarques.
    Celle consacrée au prodigieux Victor Prouvé, un des chefs de file de l'Ecole de Nancy, est fort bien faite. Réalisée en partenariat avec le musée lorrain et le musée de l'Ecole de Nancy, ce volet est bien sûr consacrée majoritairement à l'oeuvre peint et sculpté de l'artiste. On peut y voir ses carnets de croquis et on se plaît à imaginer le crayon se promener rapidement et avec dextérité sur les petites pages blanches, guidé par la main experte du "peintre de la joie de vivre". Sont également exposés des oeuvres somme toute classiques, à l'image des nombreux portraits d'amis, de collègues ou de membres de la famille : on découvre avec bonheur le buste délicat et juvénile d'un petit Jean Prouvé sculpté par l'oeil attendri de son père. J'aimerais enfin souligné la présence d'oeuvres magistrales : outre le modèle d'une caryatide 1617634869.jpgmonumentale qui ornait autrefois la bijouterie des magasins réunis (bombardés en 14-18), on s'extasie devant deux toiles imposantes dont le cadre même est une merveille d'ébénisterie (Vallin) : La joie de vivre, dont un détail est repris dans l'affiche des expositions et l'île heureuse.
    L'exposition Curieux d'estampes, si elle ne parvient pas vraiment à sortir de l'ordinaire dans son agencement, présente quelqus superbes gravures d'artistes connues comme Vignon; Un sacre de Louis XIV par Lepautre, ou des vues du tombeau de Richelieu par Simmonneau ont particulièrement retenu l'attention  de l'historien d'art que je suis. Remarquons aussi les petites figures de Boutemie pour un calendrier qui ne sont pas sans rappeler les séries de Jacques Callot.
    L'exposition de l'artiste contemporain Kermarrec jouxte la seconde au deuxième étage de musée. J'avoue qu'elle ma laissé assez indifférent même s'il faut reconnaître l'effort de création consenti par l'artiste.
    Ce fut donc une bien belle soirée que cette excursion nocturne au musée des Beaux-Arts. Vous pouvez admirer les trois expos sur Victor Prouvé jusqu'au 21 septembre dans les trois grands musées nancéiens; lesdeux autres se terminent demain, 19 mai, alors pressez-vous si vous voulez absolument les voir !  
 

22 février 2008

La Terre a tremblé à Colombey...

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... en effet un géant s'est retourné dans la tombe qui lui sert de dernière demeure, dans le cimetière de son petit village de Colombey-les-deux-églises. Je parle, bien entendu, du général De Gaulle après qu'il a entendu l'hommage appuyé (tellement qu'il en sonnait faux) de son successeur à l'Elysée. Nicolas Sarkozy, inaugurant aujourd'hui aux Invalides l'Historial (mémorial audiovisuel) Charles de Gaulle, a tenté (sans trop convaincre tout de même), de démontrer que l'héritage du Général était toujours une source d'inspiration pour lui (je me demande bien d'où il sort ça ! ).

Selon le Président, De Gaulle fut "le premier à comprendre la nécessité de l'ouverture pour rassembler les Français", mais je pense que le plus illustre des Français ne l'entendait pas de cette oreille, et que l'ouverture signifiait moins pour lui "débauchage dans les autres partis", que " rassemblement des hommes de grande valeur au service de la France". Il a également souligné que le Gaullisme "n'a jamais été une idéologie, n'a jamais été une religion" : ajoutons que tout cela a bien changé...

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