04 avril 2008
Le comble du bling-bling : la montre à 300 000 dollars... qui ne donne pas l'heure
BÂLE (Reuters) - L'horlogerie haut de gamme est bien placée pour échapper à un possible ralentissement de la consommation car elle cible les clients aisés, de plus en plus soucieux de faire étalage de montres extravagantes.
Il y a peu, la montre "Day&Night" de l'horloger suisse Romain Jerome - qui indique seulement le jour et la nuit, sans donner l'heure - s'est vendue comme des petits pains au prix de 300.000 dollars l'unité.
"Lorsque vous demandez aux gens quel est le luxe ultime, 80% répondent 'le temps'. Selon d'autres études, 67% ne regardent pas leur montre pour dire quelle heure il est", explique à Reuters Yvan Arpa, patron de Romain Jerome, à l'occasion du Baselworld, le plus important salon annuel de l'horlogerie et de la bijouterie.
"Pourquoi achetez-vous des montres de prix? Pour avoir un trophée. Une montre de neuf dollars donne aussi bien l'heure qu'une montre de 500.000 dollars, de sorte que c'est vraiment un trophée qu'ils achètent".
La "Day&Night" utilise le mouvement Tourbillon - un système complexe inventé pour contrer les effets de la gravité de la Terre qui affectait l'exactitude des montres - ce qui fascine les amateurs de beaux objets.
NOUVEAUX MARCHÉS
La société Romain Jerome, fondée à Genève en 2004, propose aussi, pour un prix pouvant atteindre 500.000 dollars, une montre "Titanic DNA", fabriquée à partir d'acier et de charbon provenant du Titanic. Les amateurs doivent toutefois se montrer patients car le délai entre la commande et la livraison est de deux ans et demi.
"Si vous faites quelque chose de différent, qui est intéressant, cela paie", constate Yvan Arpa.
L'horlogerie de luxe table aussi sur les marchés d'Asie et du Proche-Orient pour compenser le ralentissement aux Etats-Unis. "Le premier trimestre de cette année a été très bon - après une tendance similaire l'an dernier, et l'an dernier a été une année record pour l'horlogerie et plus généralement pour les grandes entreprises du luxe", note Philippe Mougenot, président du département bijouterie et horlogerie de Chanel. Les spécialistes du luxe attendent de voir l'évolution de la consommation dans les prochains mois aux Etats-Unis.
"Mais la grande différence maintenant par rapport à il y a dix ans, c'est que nous avons de nouveaux marchés qui n'existaient pas à l'époque", se félicite Philippe Mougenot. Chanel a particulièrement bien vendu ses produits haut de gamme d'horlogerie et de bijouterie. L'une de ses pièces les plus coûteuses est la montre "J12 18 place Vendôme", qui coûte 550.000 euros (864.000 dollars).
Emmanuel Raffner, patron de La Montre Hermes, horloger suisse qui fait partie du groupe Hermes International, se réjouit lui aussi de ses ventes. Selon lui, pendant une crise, les clients ne cessent pas d'acheter, mais ils réfléchissent davantage à ce qu'ils achètent.
Source : yahoo info
21:49 Publié dans actu, Blog, Coup de Gueule, Moi, mon autre et puis les autres, Shopping | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
06 mars 2007
Vers une éco-consommation
On pourra dire tout ce que l'on veut, le citoyen lambda n'est pas une cruche ; bien au contraire. Il n'est aucun besoin de le prouver, mais j'aimerais illustrer cette vérité par un exemple contemporain et, il me semble, pertinent.
Dans l'ère de la technologie et du confort, dans l'ère de la consommation à outrance et de la surproduction, le consommateur n'est pas aveugle, ni même obtu. Le consommateur, quand il arrive dans son magasin, devient de plus en plus souvent un éco-consommateur, un acheteur-citoyen.
Cela s'illustre par deux tendances conjointes : l'achat bio et l'achat équitable.
L'achat bio, qu'en est-il ? Comme vous le savez sûrement, l'agriculture biologique, et plus généralement toute la filière agroalimentaire qui en dépend se voit attribué un label aux conditions de respecter un cahier des charges très strict au niveau de l'utilisation de pesticides, de préservation de l'environnement. C'est cela qui séduit les gens. Ce gage de qualité suscite un réel intérêt chez les consommateurs ; pour preuve, la consommation d'aliments bio a augmenté de 10% entre 1999 et 2005, pour atteindre un marché de plus de 1,6 milliard d'euros. En France, 518 000 ha sont cultivés biologiquement, bien loin derrière l'Italie (plus du double).
Quant à l'achat équitable : il consiste à acheter à leur juste valeur des produits cultivés dans
les pays du sud, afin de leur garantir un revenu décent et pour enrayer leur marginalisation dans le marché qui se mondialise. Mais le commerce équitable prend également en compte la protection des enfants vis à vis du travail et la protection de l'environnement. Le fair trade est une véritable révolution dans le monde du commerce, face aux multinationales. Le label Max Havelaar est devenu un réel symbole pour le consommateur du XX°s qui a conscience de la nécessité d'un développement durable qui concerne aussi l'économie. Là encore, les grandes surfaces se sont adaptées, et l'on voit fleurir les rayons Equitables dans des supermarchés comme Leclerc, Carrefour, ou Cora... ou quand le consommateur peut décider de ce qu'il veut manger !
Dans ce monde où l'incertitude concernant le futur est de mise, il est des mouvements qui peuvent changer tout un mode de vie. Le développement durable passe par une baisse des pollutions, une baisse des rejets de gaz à effet de serre, mais il passe également par une agriculture qui a la capacité de se projeter dans l'avenir, par des échanges économiques justes qui permettent à chacun de vivre décemment, par une gestion sans concession des ressources énergétiques et autres, et donc par une production raisonnée, une industrie plus respectueuse de ce qui fait son environnement. L'exemple que je donnais il y a quelques temps de l'entreprise Daillot se doit d'être suivi et de se généraliser, pour que la Terre puisse encore abriter l'humanité pendant des millénaires, pour que l'humanité se construise un avenir aujourd'hui en cause.
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