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31 mars 2008

On dégraisse le mammouth !

Quelle n'a pas été ma surprise ce matin quand, traversant Bruyères, j'ai constaté que le lycée Jean Lurçat est en grève (de mon temps, on n'a jamais vu ça, dirais-je si j'avais quelques années de plus...). Des dizaines d'étudiants et des professeurs amassés sur le trottoir (un peu dangereux me semble-t-il), et une banderole pestant contre les suppressions...
Bon sang, mais c'est bien sûr ! Les fameuses suppressions de postes à l'Education nationale... Il faut dire que l'académie de Nancy-Metz n'est pas la mieux lotie, puisque c'est la 4ème sur la liste avec 377 suppressions (derrière Lille, Créteil et Versailles).
Il ne me semble pas pourtant que les établissements soient surchargés... d'enseignants, cela serait même plutôt le contraire. Je ne veux pas tomber dans le cliché systématique qui est de dire que les classes ont toutes 50 élèves et que les conditions de travail sont partout déplorables. Néanmoins je pense qu'il est malsain de supprimer de postes alors que certaines écoles auraient besoin d'être un peu aidés : pourquoi pas une nouvelle répartition, plutôt que des suppressions pures et simples. Notre système éducatif est loin d'être parfait, mais nous devons le protéger. L'éducation ne doit pas se réduire à de simples calculs de dépenses et de bénéfices ; c'est un investissement, un pari sur l'avenir, l'assurance que les générations qui suivent auront au moins les mêmes chance que nous de réussir, et on est en train de l'hypothéquer au fur et à mesure. Sans doute faut-il des réductions budgétaires (Fillon à dit : "pas de plan de rigueur" souvenez-vous) mais c'est ailleurs qu'il faut les trouver : paquet fiscal à revoir, budget de la défense à optimiser (avait-on réellement besoin d'un nouveau sous-marin nucléaire), fonctionnement des institutions...

30 mars 2008

Une heure de plus en moins...

 Comme tous les derniers wek-end du mois de mars depuis 32 ans, nous passions cette nuit à l'heure d'été. Dire que l'idée en a été lancée par un des plus grands génies qui soit, Benjamin Franklin, en 1784. Elle fut appliquée en France entre 1916 et 1946 et rétablie en 1976 à cause du 1er choc pétrolier.

Ils ont beau jeu de nous avancer l'argument des économies d'énergie, mais pensent-ils... à mon sommeil ?955525102.jpg

Non bien sûr, tout le monde s'en fout de mes insomnies... Car vous savez que lorsqu'on veut absolument dormir, on n'y arrive pas. Alors quand une personne qui aime son lit comme moi sait qu'il perd une heure de sommeil, il essaie de dormir le plus possible quand même... et il n'y arrive pas. D'où une double perte de sommeil : l'heure qu'on nous vole et le temps qu'on perd à essayer de s'endormir en vain.

                                                                                                                                             
                                                                                                                                               Ben Ricour L'heure d'hiver
                                                                                                                                               envoyé par jeansanteuil

C'est d'ailleurs pour ça qu'à l'heure où je vous écrit il est 3h25 du matin et que je ne dors toujours pas. Vraiment, je n'aime pas le passage à l'heure d'été. En tant que citoyen français, et donc ronchon de nature, j'aimerais pouvoir décider moi-même de la manière et en compagnie de qui je pourrais perdre mon sommeil...

 

28 mars 2008

Ensemble contre le SIDA

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26 mars 2008

J.O. : ira-t-y ou ira-t-y pas ?

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Comme vous le savez peut-être, les prochains Jeux Olympiques, ceux de Pékin dont tout le monde parle tant, auront lieu au mois d'août. La désignation de la capitale chinoise avait déjà soulevé des polémiques en 2001, lors de sa désignation, mais on avait cependant cru aux vertus de l'olympisme pour améliorer le respect des droits de l'homme dans l'empire du milieu. D'ailleurs Jacques Rogge, président du CIO, semble encore y croire...448679302.png
Force est de constater que le nombre de journalistes emprisonnés est plus important qu'en 2001. De plus, la crise au Tibet n'arrange rien : la répression chinoise est sous le feu des caméras.
Après les déclarations, justifiées de certains ministres comme Rama Yade ou Bernard Kouchner, les tensions entre Paris et Pékin risquent de se dégrader. Le Dalai Lama, prix nobel de la paix rappelons-le, est décrit par les autorités chinoises comme un terroriste et l'instigateur de la rébellion tibétaine. Mme Yade n'a pas exclu de le rencontrer lors de sa prochaine visite pastorale à Paris.
Les 27 devraient prendre une position commune lors d'une réunion en Slovénie souhaitée par le ministre français, mais une question nous brûle les lèvres : Sarkozy sera-t-il à Pékin le 8 août ? Ira-t-y ou ira-t-y pas...?

24 mars 2008

Nouveauté

Une nouveauté sur ce blog au début de cette semaine qui commence.

Désormais un morceau de musique sera là pour vous accueillir sur cet espace. Je dois vous avouer que le choix du morceau n'a pas été une mince affaire, mais j'ai opté pour une musique douce, sereine et intemporelle.  C'est le 2ème mouvement (largo) de la Symphonie n°9 "du Nouveau Monde" d'Antonin Dvoràk.

J'espère que vous l'apprécierez autant que moi. 

23 mars 2008

"Si tu t'en vas"

   J'aimerais vous faire découvrir un petit extrait du recueil Tous les jours intitulé "Si tu t'en vas".
 
 
    Si tu t’en vas – et tu t’en vas – dans le soir hivernal qui s’avance, que feras-tu ? Tu traîneras parmi les rues, tu éprouveras ta liberté au contact des murs rectilignes. Tes pas rendus pénibles, non par la neige épaisse, mais par tes pensées sans espoir, deviendront plus lents, jusqu’à s’arrêter complètement. Tu te diras perdu.
    Si tu t’en vas – ne t’en vas pas ! – tu te diras : « Le mépris est pire que la haine, l’abandon pire que tout. » Tu ne te trouveras plus de raison à vivre, et tu te laisseras mourir.
    Si tu t’en vas – tu n’es déjà plus là – dans le soir hivernal qui s’avance, que ferons-nous, que regretter de te laisser partir ? Ta silhouette sombre se confond avec le ciel nocturne.
    Tu es parti, tu as quitté la maison vide où, chaque soir, on ne trouvait que toi.

20 mars 2008

Pour une loi sur l'euthanasie

Elle était en quelques jours le symbole incarné de la lutte en faveur de l'euthanasie. On a appris que Chantal Sébire, enseignantede 52 ans, a été retrouvée sans vie hier soir à son domicile de Plombières-lès-Dijon en Côte-d'Or. Elle était défigurée depuis 8 ans par une tumeur incurable aux sinus et à la cavité nasale (esthésioneuroblastome) et avait demandé à pouvoir mourir dignement, refusant le suicide.

Un juge Dijonnais avait refusé lundi qu'on permît à son médecin de lui administrer une dose léthale de pentothal, en raison de "l'état de la législation française". Elle avait annoncé qu'elle ne ferait pas appel de cette décision...

Le cas douloureux de Mme Sébire, qui a ému tout le monde, pose à nouveau la question d'une réforme de la loi Léonetti. Si l'Elysée et le Gouvernement n'étaient, a priori, pas favorable à cette réforme, ils semblent qu'ils aient un peu changé d'avis, notamment Bernard Kouchner et Nadine Morano, rappelons-le toute nouvelle secrétaire d'Etat à la famille. 

Espérons que tout cela fera bouger les choses dans le bon sens, c'est-à-dire, selon moi, vers une autorisation, strictement encadrée et légiférée, de l'euthanasie dite "active", afin que des personnes condamnées en fin de vie et qui souffrent  atrocement puissent mourir dans la dignité sans avoir recours au suicide.

 

18 mars 2008

"Ceux qui pieusement sont morts pour la patrie ont droit qu'à leur cercueil la foule vienne et prie..."

"...Entre les plus beaux noms leur nom est le plus beau. Toute gloire près d'eux passe et tombe éphémère ; Et, comme ferait une mère, La voix d'un peuple entier les berce en leur tombeau !"
Je commence cette note par cette citation d'un poème de Victor Hugo daté de 1836, intitulé Hymne, et qui rend hommage aux soldats morts pour leur patrie. C'est la troisième fois cette semaine que je parle de Lazare Ponticelli, le dernier poilu. La raison en est que l'annonce de sa disparition m'a beaucoup touché et ému.
Il a fallu attendre 90 ans pour que le dernier vétéran d'une guerre qu'on espérait être la dernière disparaisse. Cet homme a vécu des années sans parler de l'horreur qu'il avait vécue, et n'évoquait la guerre que pour nous convaincre de son absurdité.
L'hommage qui a été rendu hier n'était pas un hommage personnel au légionnaire Ponticelli, bien qu'il le méritât amplement comme chacun de tous ceux qu'il l'ont précédé. C'était l'hommage unanime et collectif de toute une nation, reconnaissante et fière que des millions de ses enfants, nos ancêtres à tous, se soient sacrifiés dans cette lutte fratricide avec l'Allemagne ; cette Allemagne, avec qui nous partageons tant de souvenirs douloureux, mais qui n'en est pas moins devenue une nation sincèrement amie.
Après une messe en la cathédrale Saint-Louis-des-Invalides, aux voûtes de laquelle sont suspendus les drapeaux pris à l'ennemi durant les guerres que la France a menées, les honneurs militaires ont été rendus en présence du président de la République, du Gouvernement, de toutes les autorités civiles et militaires, ainsi que les 150 membres de la famille de L. Ponticelli.
La Marseillaise a retenti trois fois au cours de la cérémonie, notamment dans sa version intégrale. Le Président Sarkozy a prononcé un discours assez poignant : on peut lui reconnaître deux choses, celle de savoir donner dans la tragique et le larmoyant, et celle d'avoir des nègres qui ont le sens de la formule. J'ai trouvé ce discours émouvant, poignant, mais par-dessus tout bien trop franco-français. Où l'hommage aux 6.7 millions de soldats non français, aux autres nations mutilées comme notre voisin allemand, où la dimension européenne et mondiale du conflit dans le discours de celui qui prendra en notre nom la présidence de l'UE le 1er juillet prochain ? 
Pour conclure, je reprendrai cette phrase : La Première Guerre Mondiale a cessé d'être dans le souvenir pour entrer dans l'Histoire...

17 mars 2008

Municipales 2008 : le constat d'une non-victoire généralisée

Nous voilà après les élections municipales de 2008, 10 mois après l'élection présidentielle qui a vu Nicolas Sarkozy succéder au (regretté) Jacques Chirac. Comme c'était de toute façon prévisible, la gauche a remporté une majorité de suffrages et de villes, dans ce qu'on pourrait appeler le "revers continuel de la médaille en chocolat" : après 10 mois, les électeurs ont compris que malgré ses promesses mirobolantes, Nicolas Sarkozy ne pourra pas faire les miracles escomptés, et qu'il se réserve pour lui même l'augmentation du pouvoir d'achat. Le discours n'a pas changé quant à la portée du vote : le vainqueur y voit une portée nationale, le vaincu se convainc tant bien que mal que cela reste des élections locales (la vérité se trouve certainement entre les deux...)

Pour le PS, il s'agissait ici de reprendre un peu de vigueur après les précédents échecs. Force est de constater que, là aussi, les résultats sont en decà de ce qui était attendu. Mais on ne peut pas faire du neuf avec du vieux. On ne peut pas se refaire une santé lors même qu'on n'a changé ni sa stratégie désastreuse, ni  son mode de fonctionnement, ni même les vieux éléphants qui monopolisent la couverture médiatique.

Pour le Mouvement Démocrate, le but était de consolider une base d'élus, dont le parti manquait alors cruellement.  Objectifs non-atteints !  Soit que la stratégie était mauvaise au niveau national, soit que les candidats locaux n'étaient pas convaincants.  Peu de maires oranges donc. Même François Bayrou n'a pas réussi à conquérir la mairie de Pau.

Vis à vis de notre mouvement, le dénis des deux grands partis est toujours de mise. Cependant que le PS et l'UMP ont profité des voix MoDem au 2ème tour, ils n'en dénoncent pas moins le manque de cohérence des "oranges", en fait, chacun aimerait avoir le gateau en entier pour lui tout seul... Mais le temps n'est plus au simple duel droite/gauche. Le Centre doit prendre l'importance qui lui est due.

Le MoDem n'est pas un refus de la droite et de la gauche, ce n'est pas un non-choix comme on se plait à le dire à l'UMP ou au PS. Je ne suis pas niniste. J'ai des convictions. Celle que la gouvernance d'un pays doit prévaloir sur l'affrontement stérile de partis qui s'échangent le pouvoir par tranches de 5 ans en évitant de surtout réformer leurs idées, leur organisation et leurs représentants. Celle que personne ne peut avoir de solution toutes faites sortie d'une poche comme le lapin d'un magicien, mais que le dialogue honnête et sincère peut amener à des solutions nouvelles et à des consensus. Celle qu'on peut travailler tous ensemble, en bonne intelligence, sans se soucier d'une étiquette qui ne veut, au fond, pas dire grand chose.

Certes le Mouvement Démocrate est loin d'être parfait. Son organisation, sa stratégie, ses idées et ses fondements même peuvent être remis en question et discutés, mais il a le mérite d'exister, de s'être fait le porte-parole d'une frange entière de la population qui s'est mis, en avril 2007, à croire à nouveau en la politique, en les politiques, parce que François Bayrou portait alors un message d'espoir, d'avenir et la promesse d'une France à l'échelle de l'individu. La personnalité du fondateur est depuis très décriée. Peut-on dire que c'est injustifié...?

Presque un an après sa création, force est de constater que dans sa fome actuelle, le Mouvement Démocrate n'est pas capable de devenir la force politique majeure qu'il s'était promis de devenir. Les citoyens n'arrivent pas à cerner son action. Il faut, selon moi, le réformer (déjà !). Ne pas attendre à l'instar du PS qui s'enlise. Trouver les solutions qui feront des démocrates des gens dignes d'attirer l'attention du plus grand nombre, de convaincre les autres partis et les électeurs qu'il faut compter sur lui et qu'il est capable de gérer notre pays.

Je n'ai pas de solution miracle : je pense que la démocratie interne est loin d'être parfaite, on l'a vu lors des investitures. L'autre problème majeur est que le mouvement ne repose que sur un seul homme et que très peu d'autres grandes personnalités se distinguent. Il nous faut cesser de courir à tout-va après les fonctions électives : la cohérence doit être respectée, et les gens ne comprennent pas pourquoi, à la faveur d'un second tour, certain candidats se fourvoient avec leurs adversaires tant critiqués... Notre crédibilité se jouera aussi dans la manière dont les quelques élus de ce mandat qui s'annonce occuperont leurs fonctions.

16 mars 2008

Hommage national aux Poilus

484306740.JPGCe lundi, qui verra les obsèques de Lazare Ponticelli, dernier combattant français de la 1ère Guerre Mondiale, est une journée nationale d'hommage aux combattants de 14-18. Les drapeaux seront mis en berne et le glas sonnera dans chaque commune à 11h. Deycimont ne fera pas exception. Nous rendrons hommage à nos concitoyens qui ont payé de leur vie les affreux combats de la Marne, de la Somme, de Verdun et d'ailleurs en nous rassemblant au cimetière municipal. Nous saluerons la mémoire des 13 enfants de Deycimont, dont seulement 12 sont inscrits sur le monument aux morts : Antoine AMET, Joseph BAILLY, Paul BRECHIN, Georges CONTAMINE, Henri et Georges GREMILLET, Jean-Baptiste HATTON,  Edmond LARBALETRIER, Joseph MASSON,  Auguste NOEL,  Constant PERRIN, Marcel PIERRON, et Joseph SALMON.

614926114.JPGPour ma part, plus personnellement, c'est une occasion plus particulière de saluer la mémoire de mon grand oncle Arthur Tassin, décédé devant Lunéville il y a presque 90 ans, le 20 mars 1918, à l'âge de seulement 20 ans. Il repose au cimetière militaire de Vitrimont.

 Le dernier "poilu" décédé, ne serait-il pas temps de remplacer les deux journées du 8 mai et du 11 novembre, commémorant les deux guerres mondiales, par une seule journée dédiée aux morts de toutes les guerres, et pas seulement les guerres mondiales. Cette journée pourrait être le 11 novembre, qui marque la fin d'une guerre atroce, aux conséquences démographiques terribles, et symbole dans la mémoire collective d'événements qu'on voudrait ne jamais plus voir.  Le 8 mai perpétue le souvenir de la partition et de la victoire d'une partie du monde et de l'Europe, sur une autre : il me semble que dans l'UE d'aujourd'hui, cela n'est plus pertinent. D'ailleurs VGE président n'avait-il pas supprimé ce jour férié ? Ne pourrions-nous pas plutôt célébrer la fête de l'Europe le 9 mai, plutôt que sa division le 8 mai ?  Je ne suis pas le premier, et j'espère pas le dernier, à être de cet avis. Et vous, ça vous inspire quoi ?  

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