« 2008-03 | Page d'accueil | 2008-05 »

26 avril 2008

Mea culpa...

Vous l'avez tous remarqué, je pense, l'activité de ce blog s'est quelque peu ralentie ces derniers temps. Et je vous prie de m'en excuser. Plusieurs raisons expliquent ma petite paresse blogueuse mais il en est une plus particulière.
Vous ignorez peut-être (ou vous vous en fichez, après tout c'est votre droit) que je suis étudiant, et plus précisément en 1ère année de master CIMMEC (histoire de l'art) à l'université Nancy2. Vous comprendrez donc que, la fin du second semestre approchant à grands pas, je me concentre particulièrement sur la rédaction du fameux mémoire...
Pour votre gouverne, je travaille plus particulièrement sur les églises de la région bruyéroise (réfections et reconstructions de 1661 à 1789). Rien de très palpitant pour vous me direz-vous : j'en conviens mais je vous avoue que cela me convient parfaitement. 
En attendant une prochaine quinzaine surchargée et une fin d'année qu'il me tarde de voir arriver, j'espère avoir le temps de reprendre un peu ma plume. J'en profite pour saluer l'ami J.-P. dont je sais qu'il vient me lire régulièrement et qui me fait l'amitié de relire mes textes.
 

23 avril 2008

Mitterrand à Vichy

1568566330.jpgMardi soir, France 2 diffusait le film de Serge Moati sur "Mitterrand à Vichy", suivi d'un reportage sur le boum médiatique qu'a représenté la sortie du livre de Pierre Péan en 1994. Une jeunesse française fit un tollé sans précédent.
Le docu-fiction (dont j'ai raté le début à cause d'un problème de freebox...) a, selon moi le mérite de clarifier et de relativiser le rôle qu'a joué le 4ème président de la 5ème République dans l'administration de Vichy, et de lui redonner le rôle de résistant important qu'il a joué avec le mouvement des anciens combattants (s'il avait été collaborationniste convaincu, aurait-il fini comme commissaire nommé par De Gaulle, puis ministre?). Comme le précisait l'historien Rousso, nombreux furent les vichystes de la première heure qui rejoignirent la Résistance par la suite, mais cela nous paraît aujourd'hui inconcevable.
Si le docu-fiction montre un mitterrand jeune et ambitieux, patriote convaincu qui fait ce qui lui semble être le mieux, le documentaire qui suivait nous montrait, dans la tourmente de 1994, un Mitterrand affaibli mais convaincu de n'avoir rien à se reprocher, même dans sa relation avec Bousquet. Son erreur a peut-être été, au soir de sa vie, de ne pas reconnaître son erreur... 

19 avril 2008

De profundis solitudinis meae

Je sors du petit trou de souris où je me terre depuis quelques jours pour rédiger ce mémoire qui n'en finit pas (les étudiants en bac +4 et plus me comprendront) pour vous donner d'abord quelques nouvelles : je vais bien !!! (lol)

D'autre part, cela m'a laissé un peu le temps de réfléchir "à froid" sur la conférence de presse de François Bayrou, dont je vous avais simplement donné le texte. Il était nécessaire que le président du mouvement démocrate dise clairement ce qu'il avait à dire. C'est-à-dire qu'il dénonce les manoeuvres complétement ubuesques et insensées auxquelles se livre un président de la République, qui devrait plutôt se pencher sur les problèmes sociaux du moment, notamment ce qui touche au "pouvoir d'achat" (le terme à la mode) : baisse des allocations familiales, suppression de la carte famille nombreuse.

Ainsi donc le manifeste de Cornillet, le départ de Arthuis n'étaient pas si spontanés que ça : qui en doutait franchement ?  tout le monde le savait plus ou moins, non ?

François Bayrou a promis une clarification de la situation avec les assemblées des 26 avril et 14 mai (réunion des élus et conseil national). Nous verrons ce qu'il adviendra. Bien qu'ayant reçu une invitation, je ne pourrai malheureusement me rendre à la maison de la chimie le 26 avril, mais je suivrai de près ce qui s'y dira. Nous ne devons pas rester les bras croisés en attendant de nous faire tirer dessus aux boulets rouges de la démagogie et du débauchage intempestif. M. Sarkozy devrait savoir que nous ne monnaierons pas nos idées et nos positions pour de simples postes ou portefeuilles. Quand je dis "nous", je parle des démocrates, des vrais centristes, qui ont en point de mire, autre chose que leur candidature aux prochaines échéances et autres joyeusetés du genre.

17 avril 2008

Aimé Césaire, second père de la négritude

 1337813021.jpgPartir. Mon cœur bruissait de générosités emphatiques. Partir... j'arriverais lisse et jeune dans ce pays mien et je dirais à ce pays dont le limon entre dans la composition de ma chair : « J'ai longtemps erré et je reviens vers la hideur désertée de vos plaies. » Cahier d'un retour au pays natal.

On a appris que le poète Aimé Césaire, âgé de 94 ans, est décédé ce jeudi matin. Maire de Fort-de-France et député de la Martinique de 1945 jusqu'à récemment, il était une personnalité encore très écoutée, bien que retiré de la vie politique. Il était surtout, à mon sens, un des poètes majeurs du XXe siècle qui, avec le sénégalais Léopold Sédar Senghor, a le mieux défini la "négritude". Découvert par Breton grâce au "cahier d'un retour au pays natal" , il avait publié une vingtaine d'ouvrages dont huit recueils de poésie.

6ème marche des fiertés LGBT Lorraine

2028841269.jpg

15 avril 2008

Conférence de presse de François Bayrou le 14 avril

Déclaration de François Bayrou (seul le prononcé fait foi) : "Mesdames, Messieurs, Je vous remercie d'avoir accepté cette rencontre. J'ai voulu vous dire quel est, à mes yeux, l'enjeu des semaines qui viennent pour le Mouvement démocrate et de la manoeuvre qui est engagée autour de lui. Depuis quelques jours, nous savons de manière certaine que des mouvements présentés comme internes, la mise en cause de la ligne d'indépendance de notre mouvement, n'avaient en réalité pas grand chose de spontané, qu'ils étaient dirigés et agités de l'extérieur, et pour parler clairement, de l'Elysée. Je veux vous dire ma réaction lorsque j'ai lu ces documents et les échos de presse nombreux qui les précédaient et qui, tous, allaient dans le même sens. Je me suis dit qu'on attendrait du président de la République, dans une telle période de crise financière, économique, sociale, d'éducation, qu'il s'occupe de l'essentiel pour le pays, et qu'il respecte tous ses concitoyens même s'ils ne sont pas d'accord avec lui.

Je me suis dit que l’intrigue, la déloyauté, le cynisme, ce n’était pas cela qu’on attendait des gouvernants en démocratie, surtout de ceux qui articulant une promesse illusoire, une de plus, affirmaient vouloir construire une « démocratie exemplaire ».

La manœuvre qui est préparée est d’une clarté biblique, pour ne pas dire d’une assez grande naïveté. Nous en connaissons désormais les tenants et les aboutissants.

Elle consiste primo : à « cibler » un certain nombre d’élus en leur promettant portefeuilles, galons et chamarrures, et à dresser ainsi les élus contre la volonté d’indépendance des militants.

Secundo : à essayer de déstabiliser le Mouvement démocrate en prétendant qu’on pourrait dans un illusoire retour en arrière faire revivre l’UDF d’antan, contre la décision solennelle de son congrès, en en faisant de nouveau l’allié inconditionnel du parti majoritaire.

Tertio : pour s’assurer de la manœuvre, que l’UDF serait attaquée dans son patrimoine, le patrimoine dont elle est dépositaire comme association, qui a été construit au fil du temps contre tous les assauts et toutes les menaces, sous ma présidence exclusivement, avec l’arrière-pensée que l’on puisse par le même moyen priver notre famille politique du financement public obtenu par ses candidats.

Quattro, enfin : que cette manœuvre conduirait à l’éclatement du Mouvement démocrate, à un pseudo « parti du centre » de plus, un satellite de plus autour de l’UMP, pour noyer la voix originale du Mouvement démocrate dans les sables mouvants d’un centre inféodé. Le but étant d’obtenir le plus grand nombre possible de faux centres de manière à faire croire qu’il n’en existe vraiment aucun…

Cette manœuvre s’accompagne, annonce -t-on ouvertement, d’un changement du mode de scrutin pour les élections régionales, destiné, croient-ils, à nous empêcher de trouver notre place dans cette élection.

Cet ensemble de manœuvres, je ne le laisserai pas se dérouler sans réagir.

Car il y va d’un immense enjeu, d’un enjeu bien plus important que l’existence d’un parti ou le combat d’un homme ou d’une équipe.

Le but de cette manœuvre, c’est qu’il n’y ait pas en France de centre indépendant, de courant démocrate pour offrir un choix nouveau à notre pays.

Le fond de cette manœuvre, c’est de mettre un terme définitif au pluralisme dans notre pays, en éliminant ceux qui lui résistent, et d’instaurer une fois pour toutes le bipartisme à l’américaine, deux partis et deux seuls, avec quelques satellites décoratifs pour sauver les apparences.

Si cette manœuvre réussissait, cela voudrait dire que les Français seraient à l’avenir condamnés à choisir à tous coups, entre l’UMP et le PS, l’UMP et ses satellites et le PS et ses satellites.

Il n’y aurait donc plus de recours pour tous ceux qui estiment qu’il peut arriver, et qu’il arrive souvent, que l’UMP et le PS se trompent tous les deux !...

Il n’y aurait plus de solution, plus d’espoir, pour tous ceux qui pensent, qui savent, qu’un grand pays  moderne, avec sa complexité, dans les temps si bouleversants , si bouleversés que nous vivons, ne peut pas avoir, pour son avenir, le choix qu’entre deux options.

Cela n'existe d'ailleurs dans aucun pays du monde.

Le combat que nous allons conduire pour sauvegarder et garantir la pleine indépendance, l’autonomie de pensée et de choix du Mouvement démocrate, ce combat n’est pas seulement pour nous, c’est un combat pour le pluralisme en France.

De ce combat, j'en suis persuadé depuis longtemps, le jour où il aura été conduit à son terme, d’autres courants politiques profiteront et ce sera un bien.

Et c’est d’autant plus important, cette défense du pluralisme,  au moment de l’histoire où nous sommes, au moment où le projet qui fut porté par Nicolas Sarkozy révèle se révèle, dans son erreur de jugement, et souvent dans sa mystification.

Tout montre, je le dis avec gravité, que la France va dans le mur, avec une dégradation parallèle et accélérée de la situation économique, financière et sociale.

Un certain nombre des fondamentaux qu'a choisis Nicolas Sarkozy sont préoccupants pour notre pays.

Je veux en citer quatre exemples, de désaccords profonds :

Nous sommes en désaccord depuis le premier jour avec la politique qui a été choisie pour les finances publiques de notre pays, qui a consisté à laisser croire follement, pendant des mois, que l’équilibre se retrouverait par la distribution d’argent facile, en particulier par des avantages fiscaux pour ceux qui étaient déjà les plus favorisés. Cette politique de légèreté, en peu de mois, a conduit à un déficit de dix milliards d’euros supérieur au déficit de l’année précédente. Cette politique « keynésienne », ou pseudo-keynésienne, qui est, disons-le en passant, traditionnellement, la politique même du parti socialiste, va déboucher sur un accident économique et budgétaire sans précédent car il n’y a plus de marge de manœuvre, et il n'y a plus de soupape d'échappement.

Nous sommes en désaccord avec les fausses promesses et nous craignons la crise sociale qu’une telle déception peut entraîner. On a promis, pendant la campagne présidentielle, à des Français qui l'ont cru,  tout et le contraire de tout : on a promis l’augmentation du pouvoir d’achat ; on a promis qu’on rendrait aux Français 68 Milliards d’euros ; on a promis le Revenu de solidarité active pour les plus pauvres ; on a promis des droits sociaux supplémentaires ; on a promis que l’éducation serait la priorité de la nation. Aucune de ces promesses n’a été respectée et aucune ne le sera car leur addition était en soi intenable, comme je l'ai dit pendant la campagne présidentielle. Leur addition était intenable étant donné la situation du pays. Mais on a appliqué la vieille loi qu’on enseignait dans les Hauts-de-Seine : « les promesses n’engagent que ceux qui les reçoivent ». Cet abus de promesses a nourri le risque d’une crise sociale, la pauvreté gagnant, et les classes qu’on appelait hier moyennes étant de plus en plus exposées, aussi bien aux franchises, qu’à l’augmentation des produits de première nécessité comme le gaz, ou à un appel général aux mutuelles. Je ne sais pas quelle forme peut prendre cette crise sociale, mais à l’état endémique, cette crise sociale est le fond de l’humeur de notre pays.

Nous sommes en désaccord avec ce que Nicolas Sarkozy a choisi de faire de la fonction présidentielle. Et nous avons une tout autre idée de ce que doit être le président de la République. Pour nous, le président de la République, c’est l’homme de la nation et non pas l’homme d’un parti ou d’un clan. Il est pour nous incompatible avec l’idée de la fonction d’imaginer que le président de la République puisse, au vu et au su de tout le monde, présider au comité qui organise la majorité. Cela veut dire qu’il est le représentant de ses partisans, et non pas le représentant du pays tout entier. Or dans les mois et les années qui viennent, plus que jamais, le pays a besoin d’un président qui soit au-dessus des intérêts et des contingences des partis. Car les problèmes qui viennent ,menacent la nation tout entière, dans sa substance, dans son tissu social, dans son unité.

C’est la fonction symbolique du président de la République qui est en jeu. Je sais bien que nous sommes dans un temps où certains croient que « symbolique »  signifie « de peu d’importance ». Le ministre de la Défense a récemment déclaré ainsi que vraiment le retour de la France dans le commandement intégré de l’OTAN « était une affaire purement symbolique ». Or les peuples et les hommes, et tous les temps sont là pour le confirmer, n’ont cessé d’éprouver que le symbolique était au contraire essentiel, au sens le plus lourd du terme.

C’est pourquoi , quatrième sujet de préoccupations urgent, nous nous battrons de toutes nos forces pour persuader notre pays et l’ensemble des décideurs que cette décision de faire rentrer la France dans la structure intégrée de l’OTAN est une faute pour notre pays. C’est la perte d’un atout, symbolique et donc décisif, pour son identité, pour sa voix singulière dans le monde et en Europe. Depuis des décennies, et particulièrement durant ces dernières années, un équilibre avait été trouvé qui répondait au double intérêt de notre pays : nous étions des partenaires dans l’alliance atlantique, capables de participer chaque fois que nous l’estimions juste et nécessaire, comme on l'a vu lors de la première guerre du golfe, come on l'a vu dans les Balkans, comme on l'a vu  en Afghanistan. Mais nous affirmions en même temps notre singularité, notre capacité de dire non, haut et fort, haut et clair, et le monde entier le savait, le monde entier en tout cas l’a vérifié au moment du « non » retentissant que la France de Jacques Chirac a opposé à la décision américaine d’envahir l’Irak. C’est un abandon historique qui est en train de se préparer ici et le fait que cet abandon soit, en effet, symbolique, s’entendra dans le monde entier et chacun prendra acte de ce que la France est redevenue pays comme les autres.

Et c’est grave pour le destin de l’Europe. Les choses étant aujourd’hui ce qu’elles sont, c’est l’indépendance de la France qui garantissait l’authenticité de l'indépendance de l’Europe. Différents, nous étions la quille du bateau. Rentrés dans le rang, le bateau n’aura plus de quille : nous n’aurons plus les moyens de nous opposer au conformisme de l’alignement. Il a été surabondamment montré, ces dernières années, que les alliés les plus proches, les plus anciens des Etats-Unis, les plus intimes, et Tony Blair au premier rang, n’avaient aucune capacité d’influer dans les moments cruciaux sur les décisions de la première puissance du monde. L’Europe n’a pas , pour nous, à solliciter la permission d’exister. C’est le contraire. La volonté d’exister s’affirme, mais ne se sollicite pas.

Il est donc d’importance nationale que les Français, quand ils auront constaté l’échec inéluctable de la majorité, ne soient pas contraints, obligés  de se livrer au Parti socialiste comme il est aujourd’hui, et dont un certain nombre d’orientations méconnaissent et risquent d’aggraver la réalité du pays.

En tout cas, il est d’importance nationale que le moment venu, les Français aient le choix. Qu’ils se voient offrir un choix réel entre des voies de recours différentes.

Il est d’importance nationale autrement dit, qu’une alternative démocratique soit construite et présentée aux Français.

  La France, dans sa démocratie, dans sa gestion, dans ses priorités, dans sa vie sociale, économique, dans sa vie internationale a besoin d’un autre projet .

Mais ce projet ne pourra être défini, porté et défendu que par un mouvement politique assuré de lui-même, décidé à résister aux menaces et aux tentations, où les élus sont en phase avec les adhérents et les militants, et où les militants eux-mêmes sont cohérents.

C’est pourquoi je conduirai sans faiblir la contre-attaque contre ces manoeuvres. Si c’est d’un combat qu’il s’agit, ce combat, nous allons le mener.

J’ai décidé d’en appeler aux adhérents, aux militants et aux sympathisants du Mouvement démocrate. C’est l’heure de la grande clarification pour échapper aux tentatives de déstabilisation et pour construire un mouvement cohérent.

Je le dis aux adhérents qui ont fait le Mouvement démocrate : c’est maintenant à vous de vous exprimer. C’est votre détermination qui fera tranquillement échec à toutes les manœuvres, d’où qu’elles viennent. Je vous appelle à exprimer votre conviction, à prendre à votre tour les choses en main.

Je vais donc soumettre au suffrage des adhérents, dans une consultation à laquelle chacun sera associé, un texte d’orientation qui ne laissera aucune place à l’ambiguïté. Et j’invite tout dirigeant qui ne serait pas d’accord avec la ligne d’indépendance que je défends à soumettre sa propre motion aux adhérents. Alors nous compterons les soutiens. C’est maintenant, devant nos adhérents et militants que tout débat doit être conduit et tranché.

Cette clarification devra être accomplie avant l’été pour que cessent les manœuvres de déstabilisation. Le 26 avril devant ceux qui ont porté nos couleurs aux élections municipales, le 14 mai devant notre conseil national, nous fixerons les conditions de cette consultation en même temps que le calendrier et les conditions de l’élection de nos instances locales.

Pour moi, les choses sont claires : je n’accepterai plus ni manœuvres internes, ni déstabilisation externe, ni le bazar. C’est vers nos adhérents que je me tourne. Il faut leur exposer clairement et nous le ferons, les données de la situation. Et il faut leur faire confiance pour trancher, pour fixer une fois pour toutes le cap et les règles, et donc le destin, de notre mouvement."

11 avril 2008

Dessin politique n°314

by www.grozbulles.eu

 



09 avril 2008

Déboires tragiques d'une flamme olympique

1927466900.jpgQue dire du parcours ubuesque de la flamme olympique à travers le monde ? C'en est pathétique. Dans les grandes capitales européennes, et spécialement à Paris, malgré les tentatives d'éteindre la flamme, ce n'est pas l'attitude des manifestants qui me gène. Après tout, pourquoi se priver d'exprimer ses idées lors de ce genre d'occasion...

Je pense aux autorités, notamment chinoises. A Paris, les hommes en bleu et blanc du comité olympique chinois semblaient être les maîtres à bord ; décidant sans grande raison, d'éteindre eux même la flamme et de poursuivre le trajet en bus, d'annuler des relais qui auraient très bien pu se passer dans le calme, et l'étape même de l'hôtel de ville de Paris. Tout aussi gênante est l'attitude de la police française qui, contrairement aux bobbies londoniens, ne s'est pas contentée de repousser les assauts des manifestants, mais d'aller au devant d'eux et de leur arracher leurs drapeaux tibétains, lors même qu'ils n'avaient aucune animosité ni aggressivité. Que dire du caméraman aggressé et frappé par des policiers alors qu'il ne faisait que son travail ? J'espère que Mme Alliot-Marie fera tirer au clair toute cette histoire (je ne me fais pas d'illusion...).

En tout cas on peut s'accorder sur le fait que c'est un énorm gâchis, de ce qui devait constituer une fête du sport et de l'esprit olympique. Désormais le CIO fera peut-être plus attention à qui il donne les JO. 

07 avril 2008

About me...

J'en arrive à l'âge (...) où il faut commencer à se demander ce qu'on va bien pouvoir faire de sa vie. J'entends par là trouver un travail pour gagner sa vie, mais pas un petit job temporaire, je parle d'un vrai travail avec un vrai salaire fixe et des horaires fixes, etc.

Bien que je sois loin (?) d'avoir terminé mes études (ou du moins, loin du terme que je me suis fixé...) je me suis décidé à passer un concours dans la fonction publique... (encore un fainéant en plus, me direz-vous). Je viens de remplir le dossier d'inscription pour le concours de conservateur du patrimoine.

Devenir conservateur quand on est démocrate, on peut y voir une contradiction, me dis-je, mais après tout, qui n'en a pas ?  

Je ne sais pas très bien si je suis près pour tout cela, mais je me dis que celui qui ne tente rien n'a rien. On m'a dit que j'avais un niveau correct (merci Thierry pour ces encouragements), de plus je commence à acquérir une petite expérience de terrain : ce sera donc à la spécialité archéologie que je vais m'attaquer, sans grande illusion, mais avec toute la motivation (pour le moment) possible. Il va seulement falloir que je me remette à parler Allemand, alors que je ne l'ai plus pratiqué depuis le bac...

Je me souhaite bon courage... 

05 avril 2008

L'aventure MoDem doit-elle s'arrêter ? 2 : Arthuis quitte le navire

La prise de position de Thierry Cornillet avait déjà fait débat parmi nous voici deux ou trois jours : je pense que cela va se poursuivre. J'ai trouvé cette dépêche de l'agence Reuters. Même si l'on connaissait la position de Jean Arthuis, il avait tout de même décidé de rejoindre le MoDem. Il est apparemment revenu sur sa décision. Ca vous inspire quoi ?  Il suit Cornillet et espère élargir la brêche ?  Il est sincère ou pas ?  Il a un point de vue électoraliste ? 
 
Reuters - Samedi 5 avril, 19h47

PARIS (Reuters) - Le sénateur centriste de la Mayenne Jean Arthuis a décidé de quitter le Mouvement démocrate, un parti devenu selon lui "inaudible", et veut faire revivre l'UDF.

"Je quitte le MoDem. Je n'y ai plus ma place. Et la plupart des sénateurs du groupe pensent comme moi", déclare le président de la commission des Finances du Sénat dans une interview à paraître dans le Journal du Dimanche du 6 avril. Jean Arthuis explique que ses relations avec François Bayrou, le président du MoDem, sont "au point mort" et qu'"on ne gouverne pas un parti comme une secte".

L'ancien ministre des Finances n'entend pas pour autant rejoindre le Nouveau Centre, pas plus que l'UMP, et veut faire renaître l'UDF, son "parti historique". "Je suis centriste, viscéralement attaché à l'existence d'un centre indépendant en mesure de nouer des alliances dans la clarté", affirme-t-il.

"L'UDF n'est pas morte, contrairement à ce que certains tentent de faire croire. L'UDF a conservé son existence juridique et patrimoniale", relève-t-il en demandant la convocation rapide du comité directeur. "François Bayrou, qui est également président de l'UDF, a longuement reçu à ce sujet Michel Mercier, le président de notre groupe sénatorial. Il est désormais saisi de ma demande", ajoute-t-il.

"Je veux faire revivre l'UDF, et je ne suis pas le seul", conclut Jean Arthuis...

 

Toutes les notes