30 mars 2009
Il n'y a pas de petites économies...
Notre ami le crapaud nous a demandé notre avis sur son blog, dans sa dernière note. Je prends ici le temps de détailler ma réponse, sachant que ça intéresse d'autres personnes comme la petite soeur, qui en a fait l'objet de son blog : que faites vous en cette période de crise pour faire de petites économies ? Voici les réponses même si je faisais déjà pas mal de ces choses avant la crise.
- A la maison : pour ne pas dépenser trop d'argent en electricité le chauffage est au minimum du supportable (17° sauf à la salle de bain je suis quand même un peu frileux) et les appareils sont débranchés lorsqu'ils ne sont pas utilisés ; l'éclairage est assuré par des lampes à économies d'énergie ; j'essaie de ne pas rester trop longtemps sous la douche même si la tentation est grande quand il fait froid et j'ai mis des bouteilles d'eau lestées dans le réservoir des toilettes.
- Dans la vie quotidienne : lorsque je travaille je prends un vélostan'lib (nom ô combien trop long) même s'il pleut ou il neige plutot que la voiture (ça économise le carburant et ça évite de polluer inutilement), et je rentre manger at home le midi le plus souvent possible plutôt que de devoir manger pour ne pas dépenser d'argent. Comme Benjamin je préfère cuisiner que d'acheter des plats tout faits (compote de pommes notamment, mais aussi pâte à tarte...). J'essaie de rationnaliser mes déplacements motorisés.
- Au supermarché : autant que possible j'achète les marques distributeurs voire 1er prix mais je regarde toujours les étiquettes afin de comparer les prix au kilo. De plus je choisis autant que possible les gros conditionnements lorsqu'ils sont moins chers, quitte à manger deux ou trois fois le même plat dans la semaine, je le fais notamment pour les yaourts (achetés par 12 plutot que par 4) ou le jus d'orange (2L au lieu de 1L). J'essaie de manger des fruits et des légumes alors quand je peux je pille le jardin paternel plutôt que d'acheter (pommes de terres, carottes, poireaux...). J'essaie d'acheter moins de vêtements que d'habitude, et principalement lors des soldes.
- il y a aussi les choses que je ne fais plus ou très rarement comme sortir en boîte, aller au restaurant...
21:09 Publié dans actu, Ego, Environnement, Web | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : économies, bons plans, crapaud du marais, crise
19 mars 2009
Le sidaction, le pape et nous
A la veille du début du Sidaction 2009, qui a cette année 15 ans, force est de constater comme chaque année que l'épidémie est loin de reculer et que de nombreux cas nouveaux apparaissent chaque année. Bien sûr la recherche doit avancer mais la prévention, plus que jamais, doit être de mise.
A ce sujet, je trouve que certains devraient fermer leur gueule plutôt que d'affirmer des choses criminelles. Vous l'avez compris, je parle - comme tout le monde en ce moment - du pape Benoît XVI dont je n'ose même pas reprendre les paroles ici tellement elles sont choquantes. Ne faut-il pas être un peu maboule pour préferer tuer des gens plutôt que de passer outre quelques principes idiots ?
Bien sûr ( et il faut constamment le réaffirmer) le préservatif est actuellement le meilleur moyen de prévention contre le SIDA, notamment parce que l'on ne peut pas empêcher les gens d'avoir des relations sexuelles. Et ce n'est pas un vieux barbon avec une robe blanche qui pourra aller là contre. Il a d'ailleurs été rappelé à l'ordre par une grand nombre de gouvernements (France, Belgique, Allemagne...). Michel Kazatchkine qui dirige le fonds mondial de lutte contre le SIDA, lui a même demandé de retirer clairement ses propos ( quelle ironie alors qu'il y a seulement quelques semaines la situation était inversée avec l'évêque Williamson...).
M.à.J 20/3/09 : J'ai appris que france télévision allait apposer le logo du sidaction dans ses émissions religieuses du dimanche matin. Je salue cette initiative.
08:34 Publié dans actu, Coup de Gueule, Ego | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note | Tags : sida, sidaction, pape, benoit xvi, capote, preservatif, afrique
16 mars 2009
Eastwood au sommet
Je connaissais jusqu'ici Clint Eastwood surtout comme un acteur, comme dans Le bon la brute et le truand ou encore L'inspecteur Harry. J'avais surtout gardé de lui l'image de l'acteur américain aux rôles de machos, flic ou cowboy. Je ne connaissais pas vraiment sont travail de réalisateur, ainsi je n'ai jamais vu Million dollar baby malgré toutes les récompenses que ce film a pu avoir et son retentissement médiatique.
J'ai donc découvert une face nouvelle du travail d'Eastwood dans Gran Torino. Pour situer un peu l'histoire, le vieux Walt (joué par Eastwood lui-même), vétéran de la guerre de Corée, qui vient de perdre sa femme s'obstine à rester seul chez lui avec sa chienne Daisy, contre l'avis d'une famille, il faut bien le dire intéressée par sa maison et sa Gran Torino de 72, malgré un quartier désormais presque uniquement habité par des immigrés hmonks (vietnamiens). Un jour Walt découvre que son jeune voisin, Tao, essaie de lui voler sa gran torino, poussé par le gang local de son petit cousin qui veut l'obliger à participer à leurs activités. Walt, au fur et à mesure, va se rapprocher de Tao et de sa famille avec laquelle il va nouer une amitié. Mais je n'en dis pas plus de l'intrigue.
On constate qu'à presque 80 ans, Clint Eastwood a toujours à l'écran une présence et une aura qui, de mon point de vue, ne cessent de croître avec le temps. Son jeu est juste dans ce rôle de vieux bougon au grand coeur qui connaîtra une fin à la fois tragique mais choisie et acceptée.
Ce film est le meilleur que j'aie vu depuis bien longtemps. Il n'a bien sur rien à voir avec les superproductions comme le dernier Batman par exemple. Ce film est simplement émouvant. Cela faisait une éternité que je n'avais pas eu les larmes aux yeux devant un film.
Avec gran torino, Clint Eastwood confirme son talent, aussi bien d'acteur hors-normes que de réalisateur talentueux. Si j'osais, je dirais même qu'il est arrivé au sommet de son art.
08:04 Publié dans actu, Critique, Culture, Loisirs | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : clint eastwood, gran torino
Bashung...
06:12 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
08 mars 2009
Chirico au palais de Tokyo
Ayant pris hier matin le téguévé pour aller fêter dignement le quart de siècle de l'ami Séb, j'en ai profité pour aller visiter l'exposition Chirico : la fabriques des rêves, qui se tient jusqu'au 24 mai au Palais de Tokyo, musée d'Art moderne de la ville de Paris. Chirico est un artiste que le grand public connaît superficiellement, et surtout pour ses oeuvres de la période métaphysique. Cette exposition retrace plus de 50 ans de carrière du peintre qui a inspiré le mouvement surréaliste, et nous fait découvrir ses faces cachées, souvent contestées de l'artiste. Je vais tenter un petit compte-rendu, qui sera forcément sélectif, compte-tenu des 170 oeuvres présentées.
La peinture la plus connue, et sans aucun doute la plus inventive et moderne, est celle des débuts. Chacun connaît les peintures métaphysiques, symbolisées par Les muses inquiétantes ou le portrait de Guillaume Apollinaire. De cette période des débuts sont un peu méconnues les séries de portraits (notamment ceux de sa mère).
L'évolution du peintre prend l'allure d'une courbe en dents de scie. Après la période métaphysique, s'opère un brusque retour en arrière vers une sorte de classicisme, comme chez beaucoup de peintres "précurseurs" : l'assaut de modernité dont ils font preuve a certainement un effet effrayant qui a conduit des gens comme Picasso dans les années 20 après l'extraordinaire expérience du cubisme. Certaines séries de tableaux sont tout à fait déroutantes, comme celle des Gladiateurs, des autoportraits et des natures mortes.
Que dire alors de ce retour aux sources de la peinture avec les copies de tableaux des XVe ou XVIe siècles, de tableaux de Rubens ou Véronèse, ou encore des autoportraits en costume Renaissance ou XVIIe s. A ce titre l'oeuvre d
e Chirico est difficile à appréhender, et ressemble un peu à celle de Derain, qui après avoir abandonné le fauvisme perd tout sens de l'inventivité et sombre dans l'anonymat.
Chirico prend le contrepied des autres artistes en multipliant, dès les années 30, les copies de ses premiers tableaux métaphysiques. Il explore particulièrement le thème de la place d'Italie et des figures mythologiques comme Hector et Andromaque par exemple, voire bibliques avec le Retour du fils prodigue. Comme s'il voulait s'adonner à une sorte de suicide artistique mais surtout afin de ne pas tomber dans l'illusion du chef d'o
euvre. La fin de sa carrière est marqué par un retour à une métaphysique plus épurée et qui fait en quelque sorte la synthèse de sa carrière et de son évolution (le retour d'Ulysse). Notons quelques sculptures parmi la masse de tableaux, et surtout Pénélope et Télémaque qui fait le pendant très réussi de la peinture de la première période.
Si vous avez l'occasion de passer par l'avenue Wilson, prenez le temps d'une matinée pour entrer dans la fabrique des rêves de Chirico. Vous trouvez peut-être ça long, voire ennuyeux, mais vous y apprendrez plein de choses sur le peintre et vous aurez le plaisir de revoir tous ses chefs-d'oeuvre.
18:12 Publié dans actu, Critique, Culture, Loisirs | Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note | Tags : chirico, palais de tokyo, paris, fabrique des rêves
04 mars 2009
Retrouvailles inattendues...
Aujourd'hui, un billet un peu inhabituel. Au lieu des billets ordinaires d'actualité ou sur la politique, j'aimerais aujourd'hui vous parler de cinéma. Non pas le cinéma des superproductions hollywoodiennes ni même le cinéma des plus connus des réalisateurs français. Je vais vous parler d'un jeune réalisateur de mes amis, qui est passionné par le cinéma et qui réalise de temps à autres de petits films plutôt pas mal foutus.
Le week-end dernier Monsieur Alexandre participait au festival "Les 48h du short-movie" de Saint-Dié-des-Vosges où il a fini à une honorable 5ème place avec le film ci-dessous. Le thème du concours étant "Partout sauf ici" et l'objectif de l'oeuvre "Esthétisation de la violence".
Résultat un petit film de 5 minutes, imaginé, tourné, monté et diffusé dans un temps record. Un petit film plein d'imagination mais à l'atmosphère très dépouillée. Les deux actrice, je trouve, jouent très juste alors qu'on sent monter la tension jusqu'à l'irréparable.
Je pense qu'il le sait déjà, mais ce petit ira loin j'en suis convaincu. A vous d'en juger :-)
21:01 Publié dans actu, Critique, Culture, Loisirs, Vosges | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : alexandre dolle, cinéma, réalisateur, film, la rose a ses épines, saint-dié

















