29 avril 2009

Tous les chemins mènent à France 2

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Voici quelques semaines, l'ami Vincent participait au jeu télévisé Tout le monde veut prendre sa place sur France 2, parvenant à se hisser jusqu'en finale mais en échouant devant la championne d'alors avec un questionnaire sur Marlon Brando. Inutile de vous dire à quel point j'aurais aimé être à sa place.

La semaine dernière passe une annonce en fin d'émission annonçant un casting à Nancy ! "Chouette" me dis-je. Sans attendre je m'inscris sur le site de france 2, et le lendemain on me rappelle pour me préciser les dates du fameux casting, en l'occurence lundi 27 et mardi 28. C'est ainsi que je me suis retrouvé mardi matin à 9h au palais des congrès de Nancy pour tenter de participer au jeu TLMVPSP (pour les intimes) avec environ 120 personnes.

Le casting en lui-même se divise en trois parties : d'abord un questionnaire de 50 questions auquel on doit répondre en 7 minutes ( c'est très difficile et il ne faut pas avoir d'état d'âme en sautant les questions dont on ne connaît pas la réponse ! ). En suite les candidats se présentent cinq par cinq devant deux des quatre personnes qui composent l'équipe de sélection : chacun se présente, dit ce qu'il fait dans la vie et répond à une question qui peut être totalement incongrue (afin de tester la répartie du candidat) ; personnellementon m'a demandé de parler de la fac et du blocage [...]. A l'issue de ces premiers entretiens une première sélection est faite, une trentaine de personnes reste sur place.

A ce niveau, personne n'est sûr de participer. Cependant on nous fait remplir les fameuses fiches de renseignements et l'on nous prend en photo comme dans tous les castings. C'est ensuite un second entretien, toujours cinq par cinq, avec la même discussion  : la seconde fois, comme on a vu que j'étais historien de l'art, on m'a demandé de raconter l'histoire de la place Stanislas : autant dire qu'au débotté ce n'est pas forcément simple, a fortiori quand on veut être relativement concis.

Les choses se sont terminées vers 13h15, soit au bout de 4h a peu près (inutile de vous préciser qu'on a l'estomac dans les talons si on n'a pas mangé pour 4 le matin)... Vers 17h, un coup de fil m'annonçait la bonne nouvelle : j'enregistre prochainement l'émission à Saint-Denis ! Alea jacta est :-)

26 avril 2009

Cumul des mandats : enfin la solution !

Lors de la dernière émission Place Publique, à laquelle je participais en tant que conseiller municipal de Deycimont et président des jeunes démocrates vosgiens, nous avons abordé le problème du cumul des mandats. J'étais sur ce point en désaccord avec le maire de Neufchâteau , notamment sur la pertinence de la double casquette locale et nationale. Mon collègue défend l'idée qu'un élu national (député, sénateur) a besoin d'une attache locale et donc d'un mandat local (maire, conseiller général...) afin de pouvoir prendre des décisions de vote en connaissance de cause, c'est-à-dire après avoir consulté ses électeurs. Je répondrai par des arguments que je n'ai malheureusement pas eu le temps de développer : premièrement le député peut très bien avoir une attache locale sans exercer forcément de mandat, aller à la rencontre des citoyens de sa circonscription, tenir une permanence ; d'ailleurs on voit assez les députés aller serrer des louches et inaugurer des salles des fêtes à Trifouilly-les-Oies, ce qui prouve qu'ils n'ont pas besoin d'autres mandats et peuvent mettre leur temps disponible à écouter plutôt qu'à se montrer (oui je sais ça fait un peu démago comme phrase).  Suivons l'exemple des députés européens. Deuxièmement, il me semble qu'entre les réunions de commissions, les réunions de groupes, les séances à l'assemblée et la présence en circonscription d'une part et la gestion au jour le jour d'une ville, même de moyenne importance d'autre part, le travail n'est pas de trop pour deux personnes : à mon humble avis, exercer son mandat correctement, surtout quand on est député, suppose qu'on s'y consacre à plein temps, a fortiori quand on sait qu'un député gagne relativement bien sa vie et qu'il n'a pas besoin de l'indemnité de maire pour subsister (le contraire n'est pas forcément vrai... ainsi comment un maire peut-il se consacrer à plein temps à sa commune quand il reçoit une indemnité maximum de 700 euros par mois ?).

 

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Mais rassurez-vous, la question ne se posera bientôt plus ! Pour les pauvres élus en manque de reconnaissance et de mandats, les concepteurs du site facebook ont trouvé la solution : chaque inscrit peut devenir maire virtuel de n'importe quelle ville française ou quebecoise. Le principe est simple : votez pour vos amis et vos amis votent pour vous, et celui qui obtient le plus de votes parmi les candidats d'une ville est élu maire virtuel jusqu'à l'élection suivante... facile, pas cher en ce qui concerne la campagne électorale. Ce sont les cumulards qui vont être contents :-D

17 avril 2009

Les jeunes sur Images Plus

Chers lecteurs, je voudrais encore m'excuser pour le peu de productivité "bloguesque" qui me caractérise dernièrement. L'emploi du temps d'un étudiant engagé en politique et qui a un "job" n'est pas toujours de tout repos, malgré ce que pensent certains. J'aurais voulu un peu vous parler de la campagne européenne, de Maurice Druon, de Mittal en Lorraine... je n'en ai pas eu (pris) le temps.

Je prends ces quelques rapides instants ce matin pour vous annoncer que je participe lundi au second "débat des jeunes" organisé par la chaîne locale vosgienne Images Plus dans le cadre de l'émission politique Place Publique. Il sera diffusé lundi à 19h30 et 21h40, visible en direct puis pendant deux semaines sur le site imagesplus.org.

Avec Maxims Pelletier, animateur fédéral du MJS88 et Simon Leclerc, responsable des Jeunes populaires et maire de Naufchâteau, nous aurons principalement à débattre d'Europe : quels enjeux pour les élections qui s'annoncent ? quelle importance de l'Europe dans le quoditien et comment la ressentent les citoyens ? pourquoi un tel désamour des français pour l'Europe ?

Et puis je pense quelques questions d'actualité : G20, Hadopi,...

A très bientôt j'espère.

09 avril 2009

Hadopi, ou les dérives ordinaires de la politique

article_photo_1236759011483-6-0.jpgDepuis quelques jours je me consacre un peu plus sérieusement à mes études qu'à ce blog mais ce soir j'avais envie de réagir à un événement qui monopolise les médias, et particulièrement les médias en ligne, depuis plusieurs semaines : la loi dite Hadopi, qui concerne entre autres choses les téléchargements illégaux sur internet.

Cette loi a été rejetée par l'Assemblée nationale aujourd'hui même. Pourquoi me direz-vous alors que cette loi, par ailleurs durcie par la commission mixte paritaire, est soutenue par le gouvernement et la majorité ? Tout simplement parce que seul 15 députés de la majorité ont cru bon de se déplacer dans l'hémicycle, croyant que tout était joué vu le nombre d'opposants présents. C'était sans compter sur les socialistes qui ont sorti de leur chapeau quelques députés au dernier moment. Résultat des courses : 21 contre, 15 pour.

Rien de plus démocratique qu'une loi rejetée par l'Assemblée me direz-vous ! (pour ce qui est de celle-ci je m'en félicite par ailleurs). Eh bien ces messieurs du gouvernement, le désormais "outé" (dans tous les sens du terme) Karoutchi, l'insipide Copé et le caniche brailleur Lefebvre en tête ont tour à tour dénoncé une "manoeuvre du PS", ont joué aux pauvres naïfs scandalisés, et Karoutchi a même cru bon de s'écrier comme une vierge effarouchée "Mais dans quelle République vit-on ? ".

C'est à en pleurer de rire, ou de désespoir, selon les cas. On ne va quand même pas les plaindre ? Comme si l'UMP n'utilisait jamais de stratagèmes  (en fait non, ils n'ont pas besoin : il paraît que quand on a la majorité absolue on peut tout se permettre, même l'interdit alors...). Et puis j'ai envie de dire que si l'UMP tenait vraiment à ce texte, ses députés se seraient déplacés en masse pour voter comme un seul homme. Seulement voyez-vous un certain nombre de députés de la majorité ne veulent pas se salir les mains en votant cette loi somme toute contre productive pour leur réélection. J'ai vu seul Nicolas Dupont-Aignan prendre ses responsabilités.

Alors pour parfaire ce tableau bien au-delà des limites du ridicule on va faire repasser cette loi devant les députés, parce que l'on n'a apparemment plus le droit de refuser un projet de loi en France. Soyons assurés que le ban et l'arrière-ban de la majorité seront présents ce jour-là pour ne pas refaire de frayeur à Nico et Cri-Cri. Quelle perte de temps et d'argent pour un texte qui a toutes les chances d'être retoqué, ou par les Sages du Palais Royal, ou par les instances européennes qui ne manqueront pas d'être saisies.

C'est donc beaucoup de bruit pour rien. Enfin pas pour rien, mais surtout pour décrédibiliser encore un peu plus l'action politique et le travail des élus. Ce gouvernement nous aura vraiment tout fait. Un peu de consistance est-ce trop demander ?

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